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Les Rockets l’ont fait : victoire face au Jazz, 4-1, régulière validée, les Warriors sont attendus au guichet

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Place au festin des rois.

source image : youtube

Le piège était réel, même si dans le fond personne ou presque n’osait vraiment croire que le Jazz pouvait inquiéter ces Rockets plus qu’ils ne l’avaient déjà fait. A l’arrivée ? Un Game 5 agréable et au scénario une fois de plus original, qui aurait presque mérité de pousser la série jusqu’à un sixième match. Mais la logique est finalement respectée et si la feuille de route est soignée côté Rockets, leur adversaire n’a absolument pas à rougir et peut voir le futur d’un œil malicieux.

L’équation était simple pour les hommes de Quin Snyder. Remporter un deuxième match dans le quasi-imprenable Toyota Center et offrir un Game 6 à leur public, ou bien tirer un trait sur une superbe saison en tentant – au minimum – de sortir la tête haute de ces Playoffs. Option 2 validée ce matin, et le Jazz n’a vraiment pas à rougir de sa match-up…

Car si l’on a rapidement cru comprendre que James Harden semblait avoir mangé une petite mâche avariée avant le match, sentiment confirmé par le staff texan peu de temps après le match, on a également compris que cette bande de desperados mormons ne déposerait pas les armes sans combattre. Ce Game 5 a finalement été dans la lignée des quatre premiers, en tout cas des trois précédentes victoires de Houston. Un écart de dix points au final mais une bagarre de bonhommes, un delta suffisant entre les deux équipes pour ne jamais vraiment croire à une victoire de Joe Ingles and co. mais pour néanmoins kiffer un match entre deux des franchises les plus au point de toute la ligue. Les héros de ce Game 5 ? Veuillez s’il vous plaît vous lever et applaudir MONSIEUR Donovan Mitchell, en grande difficulté en première mi-temps mais auteur d’un historique troisième quart avec 22 points nés d’un combo confiance/talent probablement déjà intouchable en NBA. Un coup de chaud malheureusement suivi d’un dramatique choc genou contre genou avec James Harden, lequel l’obligera à quitter le parquet en boitillant et à ne jamais revenir, si ce n’est sur le siège passager d’une voiturette pour assister à la victoire finale des Rockets.

Une victoire acquise grâce à deux hommes notamment, un duo que même les bookmakers les plus avertis n’auraient su imaginer. La première lame de cette doublette infernale ? P.J. Tucker messieurs dames. Hein ? Comment ? Bah oui. 19 points à 5/7 du parking pour le Ray Allen version 2018, aussi à l’aise derrière la ligne que nous fûmes interloqués à chaque fois que le pit-bull trouaient les ficelles. Un facteur X bienvenu pour Mike D’Antoni un soir de disette pour Eric Gordon et Trevor Ariza et un soir de gastro pour le futur MVP.

Mais plus encore que Pierre-Jean, il est un joueur qui pourra graver sur sa pierre tombale cette date du 8 mai 2018. Ce joueur c’est Chris Paul, qui se réveillera dans quelques heures pour la première fois de sa vie avec des Finales de Conférence à préparer. Une première depuis 2005, pour sa première saison loin de Los Angeles, et surtout un accomplissement réalisé après une performance all-time. 20 pions au dernier quart pour un total de 41 points à 13/22 au tir dont 8/10 du parking, auxquels vous pouvez ajouter 8 rebonds, 10 passes et une place de Point God de plus en plus justifiée et méritée. Record de Playoffs en carrière au passage, CP3 la voulait, et CP3 a fait en sorte de l’avoir, comme un putain de patron. Royce O’Neale et Alec Burks avaient beau avoir une fois de plus mis en avant le coaching de Snyder, Rudy Gobert avait tout donné pour rendre la pareille à un Clint Capela moins scoreur mais toujours aussi solide en défense, mais c’est bien le petit moustachu qui se sera assis sur ce match et sir son destin pour enfin conjurer le sort et faire taire les moqueurs.

On aura le temps de parler de cette magnifique saison du Jazz, mais pour le moment gloire aux Rockets, qui valident donc leur historique saison régulière avec cette qualification et un rendez-vous attendu très probable avec les Warriors pour un combat qui s’annonce royal. Bravo messieurs, le 4-1 est trompeur car cette série fut passionnante malgré un résultat logique et attendu.

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