Rockets

Chris Paul a offert l’un de ses plus beaux chefs d’oeuvre : 41 points et 10 passes, ça valait bien une Finale de Conférence

Chris Paul
Source image : NBA League Pass

C’était lui, le jour que tout le monde attendait sur ce Game 5 à Houston. Et c’est lui, que tout le monde a applaudi en fin de rencontre : qualifié pour ses premières finales de conférences en carrière, Chris Paul a été grandiose.

Il y a ceux qui débarquent dans le dernier carré en suivant leur superstar, et ceux qui atteignent le dernier carré en allant chercher leur ticket par eux-mêmes. Arrivé à Houston en juin dernier avec pour objectif principal l’obtention d’une première bague, Chris Paul savait qu’il serait avant tout attendu en Playoffs. Il faut dire que, sur le CV du gaillard, un sacré trou existe dans la case FDC : pas la moindre apparition au-delà des demi-finales, CP3 en avait tellement chié depuis ses débuts en NBA qu’il était limite devenu une punchline récurrente. Le soleil se lève à l’Est, 2 et 2 font 4, Chris Paul est en vacances avant la mi-mai. Frustré par cette réalité, le meneur devait donc assurer sa campagne post-régulière et cela commençait par un rendez-vous autoritaire face aux Wolves. Une fois la bande à Butler envoyée en vacances, l’heure était au Jazz, et à un début de série tendax. Game 2 lâché à domicile, Houston lâchait quelques gouttes de transpiration mais s’offrait aussi le plus beau des tests. Allez à Utah et devoir impérativement gagner un match là-bas, tel était le script. Les Rockets ont donc pris l’avion, mais ne sont pas rentrés au Texas avec une seule victoire : ils ont dominé le Game 3 ainsi que le Game 4, la dernière rencontre étant un premier show signé Chris Paul. Houston en galère à trois-points, c’est le meneur qui sanctionnait le Jazz à coup de tirs à mi-distance. Pour le Game 5, on attendait donc un James Harden de feu… sauf que le barbu était malade. Il n’y avait donc pas 36 solutions, CP3 devait prendre la relève.

Et ce qu’a proposé le meneur des Rockets fût probablement le match parfait, compte tenu du contexte personnel comme collectif. Agressif dès la première mi-temps, Paul était au four et au moulin, servant ses coéquipiers et prenant des trois points en première intention avec conviction. Malheureusement pour lui, le Jazz avait droit à un Donovan Mitchell dantesque dans le troisième quart-temps, offrant à Utah la possibilité de prolonger la série quelques jours de plus. Ce à quoi Chris a répondu « non« , tout simplement : 20 de ses 41 points dans le dernier quart-temps, des paniers clutch et une sérénité totale sans la moindre perte de balle, CP3 était rayonnant. Comme s’il avait attendu et préparé ce moment depuis longtemps, depuis les premières années à New Orleans en passant par Los Angeles, les conférences de presse frustrantes et les fans qui lui renvoient la même tarte écrémée chaque année. Non, pas cette fois. La première finale de conférence de Popol lui tendait la main, et le point guard a agrippé celle-ci avec la force d’un homme déterminé. On le voyait ému, forcément, au moment du buzzer final, mais pas bouleversé pour autant. Car atteindre le dernier carré n’est pas l’objectif principal de Chris, comme mentionné en préambule. Jouer et écarter les Warriors, en montrant le même niveau d’excellence, voilà ce qui sera désormais demandé. Avant cela, le vétéran pourra tout de même célébrer un peu cet accomplissement : enfin du basket dans sa vie après le 13 mai, ça se fête !

41 points. 20 dans le dernier quart temps. 7 rebonds. 10 passes. 8/10 à trois points. 0 balles perdues. Dans un match sous pression à domicile, Chris Paul a lâché un chef d’oeuvre. Et pour un type qu’on a souvent pointé du doigt pour ses mains glissantes en demi-finale, on peut dire que le meneur a fermé des bouches. Chapeau bas.

Les visiteurs ont tapé :

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top