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Bilan de saison 2018, version Pacers : on a douté, on s’est moqué, on s’est bien trompé !

Pacers

Qui voyait les Pacers terminer cinquièmes à l’Est et poser des problèmes à LeBron James en Playoffs il y a six mois ?

Source image : NBA League Pass

Parmi les 30 franchises qui peuplent la NBA, il n’y en a pas une seule qui peut se vanter d’avoir été plus sous-estimée que les Pacers cette année. Personne ne croyait en eux et pourtant, six mois plus tard ils poussaient LeBron dans le rouge lors d’une série en sept matchs. Le message est passé, Indy mérite tout notre respect !

Ce que TrashTalk avait annoncé :

Mea culpa XXL pour les Pacers et les personnes qui ont toujours cru en eux, tout ce qui va suivre ne devrait pas vraiment leur plaire. Vous pouvez retourner vous moquer de nous en lisant notre preview de la saison ou nous envoyer des tomates moisies par la Poste ou dans la section des commentaires. Parce que non, personne ici ne croyait sérieusement à une qualification d’Indianapolis en Playoffs cette saison. Les vannes fusaient dans tous les sens et on promettait une saison d’ennui aux abonnés de la Bankers Life Fieldhouse avec pour seule raison de sourire Lance Stephenson, de retour sur la terre de ses premiers exploits en NBA. Du coup, c’est un bilan bien médiocre de 31-51 qui était promis aux hommes de Nate McMillan qui devaient errer entre la dixième et la douze ou treizième place de la faible Conférence Est toute la saison. Attendez la section des commentaires pour nous envoyer des tomates on a dit !

Ce qui s’est vraiment passé :

Par où commencer ? Puisque c’est à peu près tout l’inverse de nos prédictions qui s’est véritablement déroulé sur les planches. Autant on a visé plutôt juste la plupart du temps, autant on peut parler d’un beau strike du fail avec les Pacers. Déjà parce que c’est Victor Oladipo qui prenait d’entrée les rênes de cette équipe en faisant comprendre à tout le monde que c’était lui le vrai patron de cette équipe alors que Myles Turner semblait encore un peu jeune pour assumer le rôle de franchise player. Très rapidement parmi les candidats au MIP, il entraîne toute son équipe avec lui. Dans un style de jeu très offensif malgré une menace extérieure extrêmement réduite, Indiana mise aussi sur un banc de grande qualité et très complémentaire de son cinq majeur. Si bien qu’à quelques semaines de la fin de la saison, les Pacers peuvent envisager l’avantage du terrain au premier tour des Playoffs. Finalement manqué à deux victoires près, les gars de McMillan retrouvent les Cavaliers dans un affrontement entre le quatrième et le cinquième de Conférence. Malgré la saison en dents de scie des finalistes en titre, on ne donne pas cher de la peau des Pacers. C’est encore une belle erreur. Vicky et ses potes créent la sensation dès le Game 1 en collant une grosse gifle à Cleveland, dans sa salle. Le reste de la série est extrêmement serré et Indianapolis s’incline finalement de quatre points à domicile dans le Game 4 pour rendre l’avantage du terrain au King. La défaite de trop puisqu’ils s’inclineront avec les honneurs, 101 à 105, au bout du bout du Game 7. On était à deux doigts de vivre un séisme en NBA et ça mérite tout notre respect.

L’image de la saison :

Victor Oladipo - Pari

De retour sur la terre de ses exploits universitaires, Totor se sent chez lui dans l’Indiana. L’histoire d’amour semble partie pour durer.

On ne l’attendait pas, il a cartonné : Domantas Sabonis

Arrivé dans l’Indiana en toute discrétion pour compléter le trade de Paul George au Thunder, le sophomore s’est tout de suite intégré à sa nouvelle équipe. Tantôt back-up, tantôt starter en l’absence de Myles Turner, il a assumé les deux rôles avec beaucoup de réussite. Encore peu à l’aise derrière l’arc, il apporte son énergie au rebond et au scoring et fluidifie beaucoup le jeu avec sa mobilité et son jeu de passe. Quand on l’ajoute à Victor Oladipo, on se demande si les Pacers ne sont pas les grands gagnants de cet échange avec OKC.

On l’attendait au taquet, et il a abusé : Myles Turner

Désigné par de nombreux observateurs, nous y compris, comme le nouveau franchise player par défaut de cette équipe d’Indy, le third year n’a pas autant pesé qu’espéré dans le jeu des Pacers. Pourtant capable de s’écarter loin du cercle, il a très peu utilisé son tir extérieur cette saison et ses statistiques individuelles ont même baissé en raison d’un temps de jeu légèrement plus faible. Candidat au trophée de MIP avant l’ouverture de cette nouvelle campagne, il n’a jamais concurrencé son coéquipier ou Kristaps Porzingis dans ce classement. Une fois en Playoffs, il a aussi paru très soft alors qu’il a déjà de l’expérience à ce niveau avec trois qualification en postseason. C’est donc une petite déception mais aussi un point de progrès pour les Pacers qui pourraient faire mal si MT exploite tout son potentiel.

La vidéo de la saison :

Absolument rien dans ce match n’était prévisible il y a six mois.

Ce qui va bientôt se passer :

Les dirigeants devraient jouer la carte de la continuité pour ne pas rompre l’équilibre de ce collectif bien huilé. Curieux à la trade deadline, Kevin Prichard avait été approché par de nombreux joueurs pour lui demander de ne pas toucher à l’effectif. Cory Joseph a déjà confirmé l’impression que le groupe vivait bien en activant sa player option pour rester dans l’Indiana. Il devrait rapidement être imité par ses collègues et c’est donc une saison du même acabit à laquelle on est en droit de s’attendre à l’Est. Qui sait, peut-être même que l’on pourrait retrouver les Pacers au mois de mai et même plus tard si LeBron James déménage dans l’autre Conférence pendant l’été.

C’est sans débat possible la plus grosse surprise de la saison. Alors que presque personne ne leur prédisait les Playoffs, les Pacers ont fini à deux doigts d’obtenir l’avantage du terrain au premier tour et ont posé de gros problèmes à LeBron James dans leur série face aux Cavaliers. Le groupe est heureux de jouer ensemble et ça se voit sur le parquet, pourvu que ça dure.

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