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Nikola Jokic en négociation contractuelle cet été : si les Nuggets prennent leur Team Option, attention…

Nikola Jokic

« Et là ils m’ont dit ‘tu seras moins bien payé que Kenneth Faried’ ! Vous l’avez la blague ? »

Source Image : Youtube

On connait au moins 29 franchises qui aimeraient bien pouvoir lâcher un contrat max sur plusieurs années à Nikola Jokic. Les Denver Nuggets pourraient, cependant, activer leur option sur leur pivot cet été, au lieu de lui lâcher directement le flouz. Pas sûr, pour autant, que ce soit la meilleure des idées.

Jouer avec le feu n’est pas sans risque, et c’est bien ce que pourrait tenter Denver cet été, au moment de plancher sur l’avenir de leur pépite, Nikola Jokic. Ce dernier arrivant en fin de bail, les Nuggets pourraient lui proposer un contrat max sur 5 ans garni de pas mal de billets verts, de quoi lui garantir une vie paisible pour les 50 prochaines années. Seulement voilà, il y a 3 ans, en 2015, le Joker signait un contrat rookie de quatre ans dans le Colorado, dont la dernière année en option d’équipe, après avoir été sélectionné en 41ème choix de la Draft 2014. L’année 2018-19 constitue donc son année optionnelle sous les couleurs de Denver, avec un « maigre » salaire de 1,6 millions de dollars, le golgoth ayant été choisi au second tour. Vous en conviendrez, c’est très faible comme cachet, pour un joueur de son calibre. Si Arturas Kasnisovas – GM des Nuggets – décidait de céder au pêché d’avarice au cours de l’intersaison, et activait la team option sur son joueur, celui ci se retrouverait moins bien payé que la totalité du roster des copains du Colorado (oui, Kenneth Faried et Juan Hernangomez gagneraient plus de cash que lui). Et ainsi, Denver risquerait d’envoyer un sale message puis de le perdre en 2019, puisqu’il sera alors free agent. Un risque démesuré pour la franchise, ce que relève d’ailleurs Nick Kosmider, journaliste suivant les Nuggets pour The Athletic :

En effet, les Poulets pourraient perdre gros à jouer avec le contrat de leur intérieur. D’un coté, s’ils activent l’option d’équipe de leur joueur phare, ils le paieront certes beaucoup moins cher que sa valeur réelle pendant un an, ce qui permettrait au management de signer quelques renforts en plus dans l’optique d’être un candidat sérieux en Playoffs. Mais de l’autre, ils prendraient le risque de voir Jokic filer sur le marché en 2019, libre de tout contrat et non restreint, ce qui fait que Denver ne pourrait pas s’aligner sur une éventuelle proposition d’une autre franchise. Si les résultats de l’équipe ne suivent pas les attentes durant l’année prochaine, le Joker pourrait donc tout simplement se tourner vers d’autres contrées, et abandonner le navire. Le Serbe aurait déjà du mal à être moins payé que Malik Beasley (et on peut le comprendre), mais si en plus il doit se retaper une année galère comme celle qui vient de s’écouler, qui sait ce qu’il pourrait décider ? Dans une NBA à l’approche impitoyable et impatiente, rien ne dit que le big man ne trouvera pas l’herbe plus verte ailleurs. Le Colorado retrouverait difficilement un joueur aussi complet : 18,5 points à 50% au shoot et 40% du parking, 10,7 rebonds, 6 assists, et 23 piges. Si là ne sont pas toutes les caractéristiques d’un joueur à signer au maximum, on arrête le basket. Son talent se doit d’être récompensé, et si ça signifie aligner les biffetons pour qu’il soit à vous pendant 5 ans, let’s go, pas d’hésitation à avoir. Quand on sait que Tim Hardaway Jr prend 70 patates sur 4 ans, on peut légitimement conseiller à Arturas de se détendre et d’allonger la monnaie.

Les dirigeants de Denver, avec un minimum de bon sens, devraient signer Nikola Jokic pour le maximum dès cet été. S’ils ne le font pas qui sait ce qui pourrait se passer. Il manque un pivot aux Warriors vous savez…

Source Texte : Nick Kosmider, The Athletic

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