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Les Sixers ont chié leur fin de Game 3 : balles perdues, indiscipline, ça transpire chez le Process

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Source image : NBA League Pass

Cruelle défaite pour les Sixers cette nuit, à domicile, eux qui souhaitaient relancer la série en dominant les Celtics. Pourtant bien partis pour gagner, les poulains de Brett Brown ont multiplié les erreurs en fin de rencontre.

Inexpérience ? Indiscipline ? Manque de pertinence dans le jugement ? Fébrilité tactique ? On peut en ouvrir, des axes pour tenter de tout déverser et expliquer cette panique en plein money-time, mais une chose est sûre, les fans de Philadelphie n’oublieront pas ce qui s’est passé ce samedi. C’est sans vouloir écarter la belle performance collective des Celtics, déterminés et cohérents dans leur jeu jusqu’au buzzer final, mais ce sont bien les Sixers qui avaient le volant entre leurs mains. Ce sont eux qui, avec un score à égalité et 24 secondes à jouer, avaient la balle dans leur camp et un temps-mort disponible. Première bourde qui transformera le Wells Fargo Center en quasi-cimetière en l’espace de quelques secondes. Souhaitant mettre en place une séquence autour de Ben Simmons et Joel Embiid, Brett Brown demande à ce que J.J Redick récupère la balle. Pourtant loin d’en être à sa première épopée printanière, le vétéran récupère la balle et envoie une terrible passe qui tombe dans les mains de Terry Rozier. Manque de communication avec son meneur ? Peut-être, mais de l’autre côté c’est Jaylen Brown qui score et fait basculer la rencontre. First opportunity, fuck. Le public est sous le choc, il le sera pour le reste de la soirée. Car même si Marco Belinelli envoie une prière au buzzer pour faire exploser les fans et envoyer tout le monde en prolongation, cette immense gaffe signée Redick sera malheureusement la première d’un trio désolant. Désolant, et synonyme de défaite au bout.

Deux points d’avance pour Philly, 50 secondes à jouer en overtime ? Au tour d’Embiid de perdre un ballon crucial, alors que toutes les cartes sont dans le camp du Process. La bonne pression des Celtics joue évidemment dans chacune de ces pertes de balle, mais Joel envoie une mollasse que Belinelli ne peut récupérer et le momentum bascule une nouvelle fois du côté du Massachusetts. Second opportunity, fuck. De l’autre côté du terrain, en contre-attaque, c’est un Al Horford exténué qui  met un lancer sur deux. Celui qu’il suffira de mettre pour ensuite provoquer la défaite des Sixers. Car la dernière des erreurs sera la plus symbolique de la rencontre : après un shoot manqué d’Embiid et un panier d’Horford qui donne un petit point d’avance aux visiteurs, la balle est une nouvelle fois dans les mains des hôtes. Un point de retard, 5 secondes à jouer, il suffit de la remettre en jeu pour ensuite exécuter le plan de jeu et tenter de l’emporter au buzzer. Sauf que cette possession n’aura jamais lieu. Ben Simmons pense voir son pivot démarqué, mais sa passe au sol est interceptée par Big Al. Third opportunity, fuck. Trois foutues occasions de tuer le match, qui glissent littéralement entre les mains des Sixers. De quoi nourrir de terribles regrets et fournir une grande leçon, car une fois le buzzer final envoyé la réalité prend place et le score fait mal. Boston mène sa série trois zéro, alors que Philly aurait pu revenir à 2-1 et imposer une pression folle sur le Game 4. Au lieu de ça, Redick, Simmons et Embiid regarderont le replay de leurs erreurs avec la tête baissée, réalisant qu’il fallait être bien plus appliqué.

Ce n’est jamais facile, d’attaquer une défense aussi robuste que celle des Celtics. Mais manquer un shoot arrive à tout le monde, c’est au moins se donner la chance de tirer. Ne pas réussir à faire deux passes, ça par contre, c’est inexcusable. Et se viander trois fois en plein money-time, ça paye cash.

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