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Becky Hammon en entretien avec les Bucks pour le poste de coach : une nouvelle barrière est franchie

Becky Hammon
Source image : YouTube

On avait entendu pas mal de noms circuler du côté de Milwaukee ces derniers temps, pour le poste d’entraîneur principal, mais un en particulier a attiré notre attention : Becky Hammon, actuellement dans le clan Spurs.

Nombreux sont ceux qui connaissent la légende de WNBA et accessoirement assistante du côté de San Antonio depuis 2014. Bientôt 5 ans que Becky a rejoint le staff de Gregg Popovich, une nouvelle qui avait fait l’effet d’une chouette bombe à l’époque puisqu’il s’agissait (et s’agit encore toujours) du tout premier poste d’assistant-coach offert à une femme dans l’histoire de la NBA. Brillante sur le circuit féminin et respectée pour son autorité, Hammon n’avait pas mis longtemps à mettre ses qualités en avant puisqu’elle avait mené l’équipe de Summer League des Spurs jusqu’au titre, en 2015. Cet enchaînement de succès et de notoriété avancée dans le secteur du coaching avait notamment poussé quelques franchises à se pencher sur son profil… dont les Bucks, qui lui proposaient déjà un poste de GM en 2017 alors qu’elle n’avait aucune expérience dans ce département précis. Offre finalement refusée, Becky était restée sur le banc texan pour continuer à en apprendre toujours plus sur les mécanismes propres à la NBA, avant d’arriver aujourd’hui devant cette nouvelle opportunité. Adrian Wojnarowksi, gourou de chez ESPN, a donc indiqué que Milwaukee allait réaliser un entretien avec Hammon pour le poste de coach principal la semaine prochaine. Quelle que soit la future décision du management local, cela reste un événement décisif dans la profession : c’est tout simplement la première fois qu’une femme est ajoutée sur une liste d’entretiens pour ce poste, et ça c’est fort. Car pour faire avancer les pensées, stéréotypes et à-priori, il faut aussi passer par ces tentatives initiales. Fructueuses soient-elles, ou pas.

Plusieurs questions font du coup surface, en voyant cette info tomber ce vendredi soir sur la planète basket. La première, à tacler immédiatement, tourne autour de la nature de cette demande. D’un point de vue médiatique et stratégique, certains avancent malheureusement le fait que cette nouvelle est répandue pour « se faire bien voir », pour que les Bucks soient mis en avant dans leur dynamique de recrutement. Aussi triste que cela puisse paraître, il faut prendre en compte cet aspect-là. Cependant, les antécédents mentionnés un peu plus haut (concernant le poste de GM) permettent d’effacer petit à petit cette piste, Milwaukee doit très certainement être intéressé avec honnêteté en Becky Hammon, ce qui mérite un véritable entretien. La deuxième question est axée sur la probabilité de voir BH être réellement recrutée. En compétition avec des poids lourd du circuit comme Mike Budenholzer, Steve Clifford et Ettore Messina pour ne citer qu’eux, l’assistante est – en apparence – un cran en-dessous en terme d’expérience. Il ne s’agit pas de la « réduire » à un level précis de par son profil, c’est simplement la réalité du job qui parle : les trois hommes mentionnés à l’instant ont déjà dirigé de grosses cylindrées dans leur carrière. Pourra-t-elle donc les dépasser au finish ? On peut l’espérer. Enfin, la dernière question est évidemment autour de la mentalité globale et la possibilité de voir cette info isolée devenir une occurrence répétée en NBA. Est-ce qu’il s’agit d’un one-shot symbolique, ou verra-t-on d’autres équipes se pencher sur Hammon ? On observera cela de très près, car une femme au poste de coach dans la Grande Ligue ferait avancer le débat à une vitesse folle.

C’est donc la semaine prochaine que Becky Hammon sera en entretien avec le management des Bucks, dans l’espoir d’être nommée coach en NBA. Pour certains, c’est un détail, une info comme une autre. Pour d’autres, c’est un sacré pas vers l’avant. Une chose est sûre pour tout le monde, cependant : l’assistante des Spurs est totalement respectée pour ses skills, et ça c’est top.

Source : ESPN

5 Commentaires

5 Comments

  1. anapala

    5 mai 2018 à 10 h 35 min at 10 h 35 min

    Merci Bastien pour ce très éclairant article.
    Je me permets juste une remarque concernant ta conclusion. Tu écris à la fin de ton article super bien troussé: « On observera cela de très près, car une femme au poste de coach dans la Grande Ligue ferait avancer le débat à une vitesse folle. » Je pense que ce n’est pas le débat que ça fera avancé. Car celui-ci serait est-ce qu’une femme est aussi compétente qu’un mec pour coacher en NBA ? Je pense qu’on est tous d’accord que le débat ne se situe pas là. Évidemment qu’une femme peut avoir les compétences pour coacher une équipe NBA. Après tout le monde homme, femme n’en est pas capable… C’est pas là que se situe le débat, puisqu’il n’y en a pas car les compétences ne sont pas assujetties au sexe d’une personne.
    Par contre, et j’imagine, (enfin je le souhaite) ce que tu as peut-être voulu dire, ce que la nomination de BH ferait reculer les barrières des préjugés, les frontières du sexisme,et serait une sacrée avancée dans la reconnaissance de l’égalité hommes/femmes.
    David aka anapala

  2. Venum

    5 mai 2018 à 11 h 22 min at 11 h 22 min

    Anapala mets toi le feu avec tes phrases alambiquées on est sur TT pas chez Bernard Pivot.
    Une femme head coach c’est pour demain et c’est juste génial. Garde tes paraphrases vaseuses et apprecie l’évolution

  3. Venum

    5 mai 2018 à 19 h 11 min at 19 h 11 min

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