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Les Celtics ont un coeur gros comme ça : victoire 108 à 103, Boston trouve toujours une solution

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Source image : @celtics

Un-zéro ? Deux-zéro ! Deux matchs à Boston, deux victoires pour les Celtics qui ont donc assuré leur deuxième match de suite dans cette série face aux Sixers. Mal démarrée mais bien terminée, la soirée fût belle dans le Massachusetts.

Mais que faut-il faire, pour que Brad Stevens mette deux genoux à terre ? Il faut couper un bras à chacun de ses joueurs ? Leur crever les yeux ? Et encore, au moment où on tape ces mots, on est obligés de se dire que le coach de la franchise verte trouverait une solution miracle, en greffant des balais aux épaules de ses joueurs et en leur demandant de faire pression tout-terrain. Sur un scénario qui était pourtant mal embarqué, les Celtics ont trouvé les ressources nécessaires pour faire basculer la rencontre et finir par l’emporter, derrière un effort évidemment collectif mais surtout héroïque. Cela passait, forcément, par le retour de Jaylen Brown, qui forçait comme jamais sur sa jambe mais donnait 1000% de sa personne sur ses minutes de jeu. Interception, contre-attaque dunk, réception bordélique, grimace visible et cuisse qui crie au secours, l’ailier n’aurait peut-être pas dû jouer cette rencontre. Sauf que ce genre d’effort, c’est celui qui symbolisait la combativité de cette équipe, menée de 20 points dans le deuxième quart-temps à cause du réveil défensif des Sixers. Concentrés, appliqués, les hommes de Brett Brown exécutaient leur plan de jeu et étaient bien partis pour égaliser dans la série. Sauf qu’un terrible fin de première période et un money-time assez mal géré fera la différence. La mauvaise différence. Celle qui impose, à Ben Simmons et compagnie, de rentrer au bercail avec l’obligation de remporter les deux matchs au Wells Fargo Center. On parlait de Ben justement, c’est peu dire si le rookie a semblé enfin… rookie face à la barrière celte : 1 point et 5 ballons perdus, c’est bien ce qu’on vous dit, Brad Stevens fait de la sorcellerie.

Et dans cet art obscur, personne ne semble pouvoir le chercher, surtout pas (1) à domicile avec (2) un énorme retard et (3) des compétiteurs dans ses mains. Marcus Smart, Marcus Morris, Jaylen Brown, Terry Rozier, Aron Baynes, Jayson Tatum, Al Horford, et ? Et puis c’est tout. Deux paquets de clope, une cravate, une plaquette d’entraîneur, et l’autre te met un plan de bataille cinq étoiles pour écarter les Sixers. Une fois la remontée fantastique validée en première mi-temps, il fallait tenir puis compter sur le public bouillantissime du TD Garden pour faire la différence dans le money time. Bingo, bingo. Chaque panier important est marqué par une main différente, et la pression défensive devient maintenant insupportable du côté des Celtics. On tente des actions parfois héroïques en face, avec Robert Covington, TJ McConnell ou Joel Embiid, mais les errements défensifs pénalisent Philadelphie et Boston en profite. Le Process, gêné par les fautes, se fait malmener dans sa peinture et c’est tout un peuple qui exulte. Les verts ne craquent pas, les verts ne lâchent pas. Même quand Ben Simmons tente d’ouvrir la marque au niveau des paniers scorés, Momo et ses collègues restent disciplinés. Cauchemar pour le rookie, rêve éveillé pour Rozier, la fin de match serrée finit dans les mains de Beantown et personne ne craque du côté des hôtes. Le tout, symbolisé par les lancers précieux rentrés par un Tatum sensationnel, remportant très largement la matchup des rookies sur cette rencontre. Et une 2ème victoire, pour aller avec le sourire du kid.

Oui, Boston a moins de talent et de profondeur dans son effectif, mais non, Boston ne peut pas avoir moins de combativité et de discipline. Les Celtics ont encore trouvé le moyen de l’emporter, derrière un Horford patron et des jeunes bourrés de culot. On peut retourner ces deux premiers matchs comme on veut, mais la maison verte mène 2-0 : balle dans le camp des Sixers, réponse attendue ce weekend.

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