Sixers

Ben Simmons foire totalement son Game 2 : 1 point et 5 balles perdues, là on peut parler d’un rookie

ben simmons
Source image : Twitter montage

Match cauchemardesque pour Ben Simmons, et donc quelque part aussi pour les Sixers qui se sont inclinés pour la deuxième fois de suite à Boston. Leur meneur s’est évaporé, et la suite on la connaît.

On ne va pas se mettre à parler de dépendance de Philadelphie envers son phénomène australien, mais il est clair que, pour le moment, la défense exceptionnelle des Celtics sur Benny n’arrange pas les affaires de Brett Brown et de son staff. Au premier match, c’est le manque d’agressivité de Simmons qui avait interrogé pas mal de monde, les balles perdues (7) et lancers loupés (5) ne faisant que parfaire le gâteau. On s’attendait donc à un second match plus au rythme de Ben, donc en semi-transition ou en transition tout court, avec un coach qui met mieux en avant sa machine préférée et qui trouve un moyen de le faire sortir de son doute. Manque de chance, et de tactique, pour Brett Brown, c’est tout le contraire qui s’est produit puisque Ben Simmons a peut être réalisé son pire match dans son immense saison. Qu’on le replace tout de suite, c’est tendu pour un joueur de première année d’être la cible personnelle de Brad Stevens et de ses schémas défensifs. Ce n’est pas donné à tout le monde, et Simmons doit le réaliser avec ce genre de douloureuse leçon, il va falloir clairement bosser sur un vrai jumpshot et sur la gestion de certaines possessions avec les siens, car on a vu plusieurs séquences durant lesquelles faire une passe était en fait la mauvaise option par rapport à une pénétration, et une pénétration était en fait la mauvaise option par rapport à faire la passe. Hors-rythme, donc quelque part hors-jeu.

Ben est un jeune joueur qui fonctionne aussi par « cycles » et par « vagues » de jeu. Il se nourrit aujourd’hui, en prenant sa défense combinée avec celle des autres, d’attaques aisées car basées sur de la pénétration sans que quiconque soit trop placé en face pour le tenir, physiquement parlant. Cela marche face à un paquet d’équipes, mais contre Boston qui a une discipline militaire sur sa couverture individuelle, cela ne passe pas. Résultat, non seulement Ben ne prend « que » 5 shoots sur la soirée, mis en plus il force involontairement son coach Brett Brown à prendre de sages décisions. Comme ? Intégrer un peu plus T.J. McConnell dans le délire, la puce des Sixers étant au centre des bonnes actions des siens sur la fin de match. Malheureusement, Tidjey n’a ni le talent ni la taille de Simmons, donc cela donne deux arguments qui peuvent permettre de comprendre la décision de Brown quand il se bouffe les doigts sur le banc. « Seulement » 31 minutes en comparaison avec les 42 du premier match, sans trop de problème de fautes, en fait on en vient déjà à se demander si Brad Stevens n’a pas fait en sorte que la matchup soit celle-ci sur Simmons pour forcer son confrère entraîneur à devoir mettre ses plans à la poubelle. Car niveau spacing en tout cas, Philly semble y perdre sur ce duel de demi-finales et en grande partie car Boston a décidé consciemment de laisser Ben pénétrer et tenter de marquer, plutôt que de se faire fusiller à distance par de grands malades made in Pennsylvanie. Il sera, en tout cas, très intéressant de voir les ajustements des Sixers sur le Game 3, car au-delà du fait qu’il s’agit déjà d’un must win, Brett Brown va devoir trouver la manière avec laquelle il veut conserver et utiliser son meneur. Passionnant, passionnant.

1 point à 0/4 au tir, 7 passes mais 5 balles perdues, on aurait finalement dit une feuille… de rookie. Pas le meilleur timing pour redevenir humain, par contre Ben Simmons peut se rassurer : un, ils sont nombreux à passer dans la moulinette Stevens, et deux, il a tout ce qu’il faut en tête pour trouver la parade. C’est à lui de jouer, et son staff aussi. Game 3 immanquable pour Benny devant son public.

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