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Victor Oladipo pense que les Pacers ont gagné le respect de toute la NBA : c’est vrai, et c’est mérité

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Ce roster, pour les bookmakers, il aurait dû être en vacances début Avril.

Source Image : NBA League Pass

Éliminés dimanche après un fabuleux Game 7 à Cleveland, les Pacers ont su gagner le respect de toute la NBA avec une saison que personne n’attendait. Victor Oladipo le sait, mais ne veut pas s’arrêter là…

Quelle bataille, quelle série et quel finish entre Cleveland et Indianapolis. La confrontation finale entre deux équipes que tout oppose a donné lieu à une victoire des Cavs, menés par un LeBron James historique avec 45 points dans un Game 7, une des meilleures perfs d’un match à mort subite de l’histoire. Et heureusement que le King était là, car en face, Indy a fait trembler l’Ohio tout entier, comme personne dans le Conférence Est ne l’a fait depuis que le roi a repris son trône à Cleveland en 2014. Cet exploit a été réalisé par un collectif, dirigé d’une main de maître par Nate McMillian. Des joueurs qui ont accompli cette saison bien plus que ce que les observateurs pensaient qu’ils feraient, et l’ont fait sans tapis rouge, sans première page, mais avec leurs tripes, leur jeunesse, et leur sentiment qu’ils n’avaient rien à perdre. Ce feeling, Indiana l’a conservé durant toute la série contre les Cavaliers, conscients qu’ils avaient déjà réussi leur saison, et que tout ne serait que du bonus à partir de là. Les Pacers ont fait bien plus que de faire acte de présence en amphi, ils ont pris le micro, se sont écriés « nous nous battrons jusqu’au bout » et ont tenu parole. Les Hoosiers ont fait durer la série en sept matchs, poussant James à accomplir des exploits monstrueux pour être victorieux. Victor Oladipo, en leader humble, ne voit pas la défaite, mais perçoit seulement toutes les bouches que lui et ses potes ont réussi à fermer cette saison dans des propos rapportés par Brian Windhorst d’ESPN :

« Si vous ne respectez pas les Indiana Pacers aujourd’hui, je n’ai plus aucun respect pour vous. C’est comme ça. Personne ne pensait qu’on pourrait être là aujourd’hui, personne sauf les gars dans notre vestiaire. J’ai le sentiment que nous avons gagné le respect de tout le monde maintenant. Si je vous avais dis que nous serions là où nous sommes aujourd’hui, vous m’auriez pris pour un fou. »

Et il a raison, Totor. Souvenez vous, en été : OKC transfère Oladipo, un arrière prometteur valant 16 points par match qui n’a pas réussi à matcher avec Russell Westbrook, aux Pacers pour Paul George. Qui est gagnant sur le papier ? Oui, c’est bien le Thunder. On se dit que OKC fera au moins les Finales de Conférence (LOL) et qu’Indiana ne passera pas le mois d’avril, car Myles Turner c’est trop court en franchise player pour accrocher la huitième place. Regardez maintenant, si vous venez de sortir d’un coma durant depuis septembre : Indiana s’est classé cinquième de la Conférence Est, et a réussi à faire vaciller LeBron James au premier tour, avec Victor Oladipo comme MIP franchise player à 23 points, 5 rebonds, 4 assists et 2,4 steals par match dans une breakout season mémorable. OKC, eux, viennent de se faire sortir sans même résister. What ? Et oui, telle est la saison que viennent de produire les Rednecks. Une campagne défiant toute les attentes, et placée sous le signe de la cohésion et du travail. Car la défaite en sept matchs n’a rien brisé au sein de la maison jaune, au contraire : elle a renforcé les liens tissés pendant la saison entre les joueurs. Myles Turner, Lance Stephenson, Darren Collison, Domantas Sabonis, Bojan Bogdanovic… Tous ces gars ont de l’avenir devant eux, et auront encore plus l’envie et la rage nécessaire pour passer un tour de Playoffs dans les années qui viennent. Les paroles de Vicky en conférence de presse relèvent d’ailleurs très bien l’état d’esprit dans lequel il est, pas abattu, et désireux de progresser encore :

« Je ne sais pas prendre du repos. Quelqu’un m’a dit ‘prends des vacances et profites de la vie’, c’est ça ma vie. J’estime que j’ai encore beaucoup de temps pour progresser. Cet été je vais me mettre au travail pour revenir encore plus fort. »

Les Pacers ont gagné le droit de s’asseoir à la table des grands cette année, forts de leur performance défiant toutes prévisions ou attentes. Menés par leur leader de voix et d’action, Victor Oladipo, Indiana devra confirmer l’année prochaine, car qui dit respect dit attentes plus élevées… Mais d’ici là, chapeau bas. 

Source Texte : ESPN

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