L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S05 Épisode 12 : le premier tour des Playoffs est terminé, l’asile a rarement été aussi plein

Thunder

C’était pourtant joli sur le papier.

Saison 5. Déjà… Comme le temps passe vite pour un Psy ayant à l’époque fait ses classes en découvrant des énergumènes comme Lance Stephenson ou J.R. Smith, un petit gars ayant eu l’idée d’ouvrir un cabinet un soir de juin 2013 après une action qu’il estima alors être un marcher non-sifflé de Ray Allen. Cinq ans et plus de 110 consultations plus tard, le Psy a donc rouvert sa porte pour une nouvelle session de huit mois, lors de laquelle il a reçu chaque vendredi les âmes les plus en peine de la Ligue. Blessés de longue date, cerveaux dysfonctionnels, motivations à retravailler, tout y est passé cette saison et c’est avec un grand honneur que le Psy vous invite dès à présent dans le cabinet le plus… bizarre de la profession pour une consultation spéciale Playoffs . Allez, let’s go.

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

Joakim NoahPierpoljak, Joakim Noah
Allez, devinette : qu’est-ce qui a une barbe blonde et qui n’a rien à voir avec les Playoffs ? Réponse : Joakim Noah. Non content de détenir le contrat le plus bracos de la Ligue puisque ses 18 millions par an lui servent pour le moment à acheter de la weed, Jooks a actionné il y a quelques jours le level up. On l’a ainsi aperçu sur son Instagram et dans la jungle en train de vanter les mérites de la Terre, avec un look perdu quelque part entre Francis Lalanne, Pierpoljak, Jean-Frédéric Rastafari et Gégé de Koh-Lanta. Décadence maximum ou passage obligatoire avant la rédemption sur les parquets, on penche ici davantage sur la première possibilité et une chose est sûre, le fils de Yan’ n’a pas l’air décidé de passer son été à taffer ses skills au Centre Fédéral. Attention les yeux, on va tous sortir nos flûtes à bec quand il va débarquer dans les Anges de la télé-réalité.

Karl-Anthony TownsTrashTalk Sophomore Award Justise Winslow
On attendait le gros chat des Loups toutes griffes dehors, prêt à chasser de la stat pour fêter le retour de sa franchise en Playoffs, après 14 longues années de disette (72 ans en âge de chat). Sauf que les griffes sont restées trop longtemps planquées sous les coussinets, sauf que KAT s’est transformé en chatoune. Grattouillé par Clint Capela, le pivot de Minny s’est mis sur le dos et a offert son bidou pour encore plus de gratouilles, ne voyant même pas qu’une gamelle de thon lui tendait les pattes juste à côté. Le réveil fut trop tardif pour cette fois, mais le Psy a prévenu son chapatient : il faudra faire preuve d’un peu plus de méchanceté la saison prochaine s’il ne veut pas finir chez le véto avec une bonne grosse piquouse dans l’arrière-train.

Donovan MitchellKobe Bryant


Le Jazz a beau avoir passé l’écueil Thunder, le Psy a tout de même tenu à rencontrer le jeune Dono à son cabinet. C’est qu’il ne faudrait pas qu’il nous fasse une surchauffe le petit. Premièrement, il a fallu l’aider à tirer un trait sur le trophée de Rookie Of the Year, en lui faisant comprendre que là n’était pas le most important dans une carrière. Vint ensuite le temps des bravos, car on rappelle que le dernier rookie à avoir saigné ainsi une série de Playoffs s’appelait Montesquieu ou quelque chose dans le genre. Enfin, priorité au direct comme dirait l’autre, le Psy n’a pas félicité le gamin pour son acte pseudo-héroïque de la veille, à savoir revenir faire le fifou sur le parquet après avoir mimé une virgule avec sa cheville. Beaucoup de points à éclaircir finalement, peut-être aussi car le gamin a toujours l’âge d’alterner les séances chez le Psy et chez… le pédiatre. Tain, on avait pas signé pour les mioches à la base.

Damian LillardFlik Flak, Damian Lillard
On connaissait le fameux Dame Time des Playoffs, bah on l’attend toujours. Finies les montres Tissot et autres Breitling, c’est une Flik-Flak édition Sailor Moon que le meneur des Blazers nous a sorti durant ce premier tour. Portland restait sur six défaites consécutives en Playoffs ? Vous m’en rajouterez quatre et un coup de pied au cul de Terry Stotts pour la peine, direction le Pôle Emploi. Pris en sandwich par la défense des Pels comme une cheerlader entre deux quaterbacks au bal de promo, Dame Dolla s’est transformé en Dame Pipi et le Psy a tout simplement tiré la chasse pour repartir sur des bases saines. Un coup de Canard WC, se dire qu’on a de la chance car le sweep face à GS aurait été encore plus violent, et on se revoit au mois d’octobre, si possible avec un roster un peu plus talentueux et un peu plus playoffable. Rien contre Al-Faruq Aminu hein, mais quand des double-teams l’obligent à devenir le go-to-guy de son équipe, c’est qu’il y a peut-être un problème quelque part.

Les vieux SpursSpurs
Eh Jean-Michel, les Spurs ils sont pas trop vieux ? Vas-y remet-moi une Suze et deux Tacotac. En attendant, les soulards du coin n’ont peut-être jamais eu autant raison en ce qui concerne la plus française des franchises NBA. Un Kawhi dont on ne sait plus quoi penser, un Manu au soir de sa carrière, un Tony qui commence à bien y réfléchir, un Pop frappé par le deuil et pour qui le basket doit sembler bien secondaire…, c’est donc toute l’institution texane qui a été reçue ce matin par le Psy, dans une ambiance que vous imaginez peu joyeuse. Quelques souvenirs évoqués pour retrouver le sourire, un ou deux bons verres de pinard pour délier les langues, mais cette fin de mois d’avril ressemble fort à l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de la franchise. Sombre, ou du moins floue, et les prochaines semaines s’annoncent donc décisives pour l’avenir de la Spurs Nation. Et si, à force de pages tournées, un livre finissait vraiment par se fermer à San Antonio ?…

Lance StephensonJack Nicholson
Que serait un Avis du Psy sans celui qui a contribué à faire construire le cabinet. Durant sept matchs, le patient Born Ready a fait absolument TOUT ce qu’il faut pour rester dans le pelton de tête des joueurs les plus cinglés de la Ligue, des joueurs les plus cinglés all-time. Lancé en défense sur LeBron James en personne, Lancelot a parfois dépassé les bornes en mettant de sacrés gnons au Roi mais il a surtout envoyé du rêve par tonneaux à tous les amateurs de comédie burlesque. Planking, flopping, air guitar, air banjo, célébrations de Hall of Famer, absolument toute la panoplie y est passée et chaque seconde de Lance sur le parquet était attendue comme le premier tweet de Léonce Never Lies. Le genre de personnage que l’on aime par dessus tout ici, ets ans qui on aurait déjà mis la clé sous la porte. We love you Lance, we love you for ever.

Hassan Whitesideéchelle, Hassan Whiteside


Petite devinette encore une fois : quelle est la différence entre l’échelle ci-contre et Hassan Whiteside ? Tic tac, tic tac… Réponse : aucune, puisqu’ils servent tous deux à se faire grimper tout en restant statique et sans émotion. On aurait voulu le mettre sur notre podium mais on s’est finalement dis que la place du con lui irait à ravir, tant le garçon a mérité des baffes durant tous ses Playoffs. Revendicateur comme jaja mais encore plus mauvais sur le parquet, chaque seconde passée en avril face aux Sixers était pire que la précédente, les excuses ne suffisant plus devant un tel désastre. Planqué dans le corner comme s’il était Kyle Korver ou Ray Allen et incapable de poster le moindre mec, Hassan a montré ses limites et a poussé le vice jusqu’à faire la gueule pour se renfermer encore plus dans sa bulle. Allez hop ça dégage, et si c’est en Chine faudra pas se plaindre. Parce que des Roy Hibbert en 2018, c’est so dépassé.

Eric Blesdsoe
inconnu
On l’avait déjà appelé à la barre du cabinet un soir d’hiver et en direct de chez son coiffeur, mais c’est cette fois-ci pour de vraies raisons basketballistiques qu’Eric Bledsoe est passé par la case Psy. Outscoré par le petit Terry Rozier, chevilles cric-craquées lors du Game 1 à Boston, Rico a forcément eu des envies de tweeter qu’il n’avait pas envie d’être là… mais il a préféré, comme souvent, être un mauvais garçon en trashtalkant sa match-up. Sauf que la match-up en question lui a mis la misère sur cinq matchs et demi t que le TD Garden ne s’est pas prié pour le lui faire entendre. Mini-LeBron peut-être, mais la comparaison s’arrête aux épaules. Allez, retourne chez ton coiffeur, là-bas au moins tu fais marrer tout le monde.

LeBron James
Michael Jordan
Comment passer à côté du G, du GO, du GOA… de LeBron James. Comment ne pas convoquer d’urgence ce robot venu d’ailleurs après la série qu’il vient d’offrir aux Cavs pour les sortir du purin de l’Indiana… Intraitable, inarrêtable même quand Lance Stephenson envisageait des olives, le King a rajouté quelques diams de plus à sa couronne, le tout sans aucune boulette bien sûr. Diam’s, boulette, un niveau comique à des années lumières du niveau de LBJ sur cette série, qui aura quand même eu besoin de recharger sa pile au troisième quart du Game 7. car non il n e faisait pas caca, non il n’était pas allé chercher Dwyane Wade ni Adam Silver. LeBron était tout simplement allé souffler, avant de revenir piétiner la NBA comme il le fait depuis maintenant quinze ans. Alors chèvre ou pas chèvre, on s’incline et on se rend compte de la chance que l’on a de pouvoir vivre ça de notre vivant. Et la bise à DeMar DeRozan, paraît que le petit a fait des cauchemars cette nuit.

Le ThunderTeletubbies, Thunder
C’est aujourd’hui un trio qui l’emporte, un trio qui aurait pu construire de grandes choses. Il aurait fallu pour ça que son chef de chantier ne soit pas un plot de chantier, il aurait fallu que certains de ses employés travaillent sans moufles et que d’autres pensent un peu plus au boulot qu’à la clope de la pause. Russell Westbrook ? Blâmé de toute part pour sa propension à jouer les stats et à prendre 50 putains de tirs dans un match. mais qu’en serait-il si ses coéquipiers avaient montré ne serait-ce que 10% de l’intensité dégagée par le MVP 2017 ? Oui Paul George on te regarde, on te fusille même avec nos yeux. Oui Melo on te regarde, même si malheureusement la surprise ne fut pas folle de te voir aussi éteint. L’été sera chaud, l’été sera chaud, dans les tee-shirts, dans les maillots, mais on peut d’ores et déjà arguer que le Process 2018 était tout pété. C’est dommage car sur le papier ça avait de la gueule.

Allez, c’est tout pour cette semaine et c’est déjà pas mal. Rendez-vous en fin de second tour pour de nouvelles aventures médicamenteuses et d’ici-là on ne change pas une équipe qui gagne alors n’hésitez pas à nous balancer tout comportement chelou. Allez, bisous.

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