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Markieff Morris pense que les Wizards étaient meilleurs que les Raptors : on attend encore les arguments

Markieff Morris

Bullshit dans 3…2…1…

Source Image : Youtube

Dans la famille de ceux qui devraient apprendre à tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de parler en Playoffs, Markieff Morris rejoint Eric Bledsoe. Fraîchement éliminé par les Raptors au premier tour, le frère de Marcus reste persuadé que Washington est une meilleure équipe que Toronto. Ça va être dur de nous convaincre.

Le jumeau sanguin de Marcus Morris a encore perdu une occasion de se taire après la défaite et donc l’élimination des Wizards en six manches, hier soir. Il aurait pu reconnaître la supériorité de l’équipe qui a sorti la sienne des Playoffs, ou simplement exprimer sa déception vu le talent évident du roster des sorciers, mais non. Kieff a fait ce qu’il sait faire : montrer son orgueil et sa fierté. C’est à Erin Hawksworth, reporter d’ABC7News, que l’ailier-fort a fait part de son sentiment sur la série, et sur la supériorité, selon lui, de la team de la capitale :

« Markieff Morris : ‘Parfois ce ne sont pas les meilleures équipes qui gagnent’. »

Bon, on le concède, on peut parfois rester un peu sceptique au regard de certains résultats de séries de Playoffs. Sans vouloir remuer le couteau dans le plaie, ce sont sans aucun doute les Sacramento Kings qui auraient dû aller en Finales NBA en 2002 en battant les Lakers de Shaq et Kobe dès le Game 6, si les arbitres n’avaient pas parié 10 galions sur une victoire des Angelinos… Pareillement, Dirk aurait sûrement deux bagues si les refs n’avaient pas sifflé tant de fautes sur Dwyane Wade lors des Finales 2006 pour permettre le comeback du Heat… Ou dans un autre registre, Dominique Wilkins aurait sûrement pu gagner le Slam Dunk Contest de 1988 face à son altesse Michael Jordan si le concours ne s’était pas déroulé à Chicago, sur les terres de Mike, et que le jury n’avait pas subi la pression du public. Mais quand ces erreurs ou injustices ne sont aucunement apparues dans une série de Playoffs, que les refs ont fait leur taf, on ne peut admettre qu’une chose : l’équipe qui s’est qualifié en demi-finale était la meilleure des deux, même si les Wizards n’ont pas démérité.

On ne peut pas reprocher à Morris son amertume, surtout après le Game 6 perdu sans Otto Porter Jr., blessé, mais on peut largement lui contester cette affirmation. Lui-même n’ayant pas accompli une série de grande qualité (10 points à 16% à de loin et 7,5 rebonds) devrait reconnaître la supériorité des Raptors. Sur le plan des joueurs, le tandem Lowry-DeRozan a su faire face à une doublette Wall-Beal trop inconstante en début de la série, bien suppléé par un banc efficace même en fin de match. Avec Delon Wright, le retour de Fred Van Vleet, Pascal Siakam, C.J. Miles… tous très bons, et bien supérieurs aux remplaçants de Washington, qui n’ont pas su se fondre pleinement dans le collectif, même durant la saison régulière. C’est en équipe que Toronto s’est imposé, bien loin des individualités trop affirmées de Washington. On peut de plus légitimement affirmer que Dwane Casey a réussi à outcoacher Scott Brooks. Les trois derniers matchs s’étant finis avec un écart moyen de 9,3 points, le meneur d’hommes des Dinos a su lancer les bons joueurs aux bons moments et ne pas craquer sous la pression, comme il l’a souvent fait en postseason. Quand Brooks laissait Ty Lawson (qui n’a pas joué de la saison sous ses ordres) dans le quatrième quart-temps d’un match à élimination, Casey continuait à faire confiance à Delon Wright, en l’intégrant dans la rotation, dans la continuité d’une excellente saison régulière. Constance contre irrégularité, continuité contre coups de poker, gagnants logiques contre perdants tout aussi logiques. Tels sont les leçons à tirer de cette série, Markieff.

On le sait, cette équipe des Wizards tchatche, beaucoup. Morris a été le dernier en date à l’ouvrir, après le départ en vacances de son équipe, visiblement frustré. Mais le résultat est là, les Raptors continuent, et les sorciers n’ont que leurs yeux pour pleurer.

Source texte : ABC 7 News

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