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Patience et développement chez les Wolves : une première saison prometteuse dans le Minnesota

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Source image : NBA League Pass

Désormais en vacances car éliminés par les Rockets au premier tour des Playoffs, les Wolves miaulent dans leur coin mais peuvent sécher leurs larmes. La fin de saison fût triste, pas de quoi paniquer cependant.

Il y a de quoi avoir un peu d’amertume. Pas vraiment de la « déception », mais de l’amertume. Une fine ligne entre le regret et la tristesse, compte tenu des résultats observés tout au long de l’année. Oui, si on est fan de Minnesota et qu’on plaçait de nombreux espoirs sur cette équipe, une sortie express au premier tour est frustrant. Cependant, c’est rester dans le domaine du maintenant et ne pas savoir regarder en avant ou en arrière que de se focaliser ainsi. Les éléments prometteurs qui doivent donner espoir à ce groupe et à ses supporters sont nombreux, on peut en démarrer une petite liste.

Déjà, en arrière, pour commencer. Avec un recrutement massif et donc des ajustements du même niveau en l’espace de quelques mois, les Wolves ont dû se tester « on the fly » comme ils disent là-bas. Traduction, ce n’est pas l’équipe avec la plus grande cohésion qui a été observée sur le parquet, et cette harmonie entre joueurs demande du temps. Il en faut, des matchs, des mois, des étés, des discussions, des déceptions et du vécu pour atteindre le niveau smooth des équipes comme les Rockets, les Warriors, les Spurs et autres cylindrées dont le centre de gravité reste le même. Un camp d’entraînement stable et efficace, c’est également quelque chose de fondamental pour toute équipe souhaitant cimenter les liens entre ses joueurs sur le parquet. Envoyés en Chine pour une tournée promo, ces Wolves se sont peut-être rapprochés au niveau amical, mais rien ne remplace le temps passé ensemble sur le terrain. Et avec six nouveaux joueurs recrutés en quelques mois, qui ne s’intègrent pas en un claquement de doigts, Tom Thibodeau et son staff ont été en mode ajustement permanent. D’autant plus quand, comme par hasard, les blessures n’ont pas aidé.

Souvenez-vous d’une époque, encore récente, où les Wolves étaient solides troisièmes de l’Ouest. On ne parle pas d’une équipe qui était troisième par défaut, ou troisième parce que le classement était serré et tout le monde changeait de spot d’un soir à l’autre. Non, ça c’était pour le finish de la régulière. Le 23 février 2018, Minnesota est Top 3 de l’Ouest, mais Jimmy Butler s’écroule à Houston. Une blessure au genou qui impose à tout un effectif de se rééquilibrer au niveau des responsabilités, alors que – justement – les Wolves commençaient à trouver un séduisant milieu au niveau des munitions données. En développant une attaque de feu sur ces premiers mois en commun, les loulous de Thibodeau se prennent une tornade en pleine gueule et c’est toute une franchise qui chute. Troisième, quatrième, cinquième, sixième, septième, huitième et une qualification in extremis en Playoffs, on évite la catastrophe de peu mais la réalité reste celle-ci : le solide 3ème qui comptait sur une équipe complète a découvert ce que c’était de devoir se démerder sans son leader. No disrespect envers Towns ou Wiggins, mais il n’aura fallu que 6 mois pour que Jimmy devienne le patron, dans le coeur et l’âme.

Alors maintenant, quid de la suite ? Car on vient de la voir, un tour face aux Rockets et puis s’en vont. Forcément, qui dit chute au classement dit gros adversaire au premier round, et donc vacances anticipées. Mais pour ce qui est de cet été, Minnesota va pouvoir prendre son temps. Et quand on vient de voir le rythme effréné qui a motivé cette franchise depuis 10 mois, c’est plus ou moins ce qu’on pouvait leur souhaiter de mieux. Déjà, contractuellement parlant, quasiment tout le monde est booké. Ce qui veut dire, niveau cohésion et développement du jeu, qu’il y aura du mieux. Apprendre à mieux se connaître, créer des automatismes, implanter de meilleurs systèmes défensifs, continuer sur cette prometteuse base offensive : ces projets demandent des mois, et Minnesota en a. Ce qui n’effacera pas les points d’interrogation autour de Tom Thibodeau. Sa distribution malsaine du temps de jeu, son manque de confiance envers son banc, sa défense disparue, son entêtement offensif limité. Oui, l’ami Thibs sera la cible principale de la saison prochaine. Mais avec un groupe talentueux, dans la continuité, des cadres qui ont à peine l’âge de commander une bière et un spot de troisième qui était le leur la majeure partie de la saison, il y a de quoi bomber le torse chez les loups.

Ne pleure pas, jeune louveteau. Ta saison fût belle, prometteuse, enivrante, ponctuée par un retour en Playoffs et des moments difficiles. Pour grandir, il faut parfois passer par de rudes leçons, et Minnesota en a appris un paquet cette année. Les digérer, les intégrer, progresser avec et revenir la saison prochaine avec encore plus de cohésion, voilà qui devrait rendre la suite encore plus excitante. 

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