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Marcin Gortat adoube John Wall : « Quand il joue de la bonne façon, c’est le meilleur meneur de la Ligue »

John Wall
Source image : YouTube

Merveilleux de sérénité et de confiance dans la victoire de ses Wizards au Game 4, John Wall a rappelé à pas mal de monde qu’il faisait toujours partie de l’élite quand ses câbles sont branchés. C’est Marcin Gortat qui lui sert d’avocat, et c’est pas la première fois.

Tout le dilemme que représente le dragster de Washington, depuis des années. Un soir, il mettra à genoux tous les autres meneurs de sa génération, en réalisant le mix parfait entre scoring, distribution, défense et show. Mais le lendemain, il nous fera penser à un meneur débarquant du championnat chinois, réalisant le mix ultime entre shoots forcés, balles perdues, flemme et manque de leadership. Voilà, en gros et en vilainement tracé, ce que Wall impose à ses observateurs depuis des années. Une sorte de double-face qui dicte aussi les résultats des Wizards, et comme par hasard, Washington va très bien avec un énorme John sur les deux derniers matchs. Chaud depuis le début de la série, Jean Mur a rapidement mis de côté les doutes concernant son état de santé, les cannes sont en parfaite forme et le crâne est lui aussi là où il faut. Mais là où il a atteint le sommet sur ce début de Playoffs, c’est en fin de Game 4. Orphelin de Bradley Beal à cause de ses six fautes, le meneur de Washington va mettre sa franchise sur ses épaules et la mener jusqu’à la victoire. Grosse défense, distribution royale, petits shoots clutch, ce genre de matos qui nous fait secouer la tête et crier son nom la tête penchée en arrière. Son pivot polonais n’a donc pas été avare en compliment, après une telle performance des deux côtés du terrain.

« C’est ça, John Wall. Je suis bien content qu’il soit en pleine forme. Il est en train de me nourrir limite à la cuillère, et je me gave constamment en ce moment. Honnêtement, lorsqu’il joue de la bonne façon, c’est le meilleur meneur de la Ligue. Quand il cherche à distribuer pour ses coéquipiers et choisit ses possessions pour pouvoir attaquer le panier, c’est le meilleur. »

Les statistiques, pour commencer, c’est quasiment 27 points, 5 rebonds, 13 passes et 3 interceptions de moyenne sur ces 4 premières rencontres. On peut blablater pendant des heures autour de la hiérarchie actuelle des meneurs, mais il est clair que Gortat n’a pas tort quand on voit ce que peut proposer Wall sur certaines séquences. Pression défensive tout-terrain, interception, chasedown blocks ou passage en force, et de l’autre côté, pick and roll parfait, shooteurs bien nourris, un finish avec la faute, le tir à mi-distance ou le shoot de loin. Oui, quand il est en mode, John regarde droit dans les yeux les Curry, Westbrook et compagnie du circuit. Sauf… que eux font ce taf quasiment tous les soirs, alors que Monsieur Mur a tendance à faire Nord-Sud trois fois par semaine. L’an dernier, sa régularité avait justement propulsé les Wizards tout en haut de l’Est et sa place dans l’élite n’était même plus remise en question. Cette saison, les doutes sont revenus et Jean profite de ces Playoffs pour rappeler qu’il ne doit pas y avoir d’interrogation. La suite, on la connait, il faut remporter ce Game 5 à Toronto histoire de flanquer un tremblement de terre à tout le Canada, puis assurer à la baraque en se qualifiant pour les demi-finales. C’est trop demandé ? Peut-être, en effet. Mais pas tant que ça, quand on est le meilleur meneur de la NBA une fois concentré…

John Wall régale beaucoup de monde sur ces premiers matchs de Playoffs, à tel point qu’on peut se redemander ce que les Wizards auraient pu faire si le dragster n’avait pas été blessé. Tant pis, c’est le passé, maintenant il y a un upset à réaliser cette semaine. Au boulot.

Source : ESPN

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