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Jrue Holiday donne sa recette miracle pour sweeper les Blazers : « c’était nous contre le reste du monde »

Jrue Holiday
Source image : NBA League Pass

Qualifié pour les demi-finales et plus ou moins star de ce premier tour de Playoffs en ayant roulé sur Damian Lillard, Jrue Holiday était invité chez ESPN pour discuter de ce sweep aussi surprenant que retentissant.

Comment faire pour réaliser un tel exploit ? Comment anticiper un tel combo, à la fois l’émergence d’une équipe confiante en elle mais loin d’être surpeuplée en talents, et la liquéfaction d’une équipe perdant tout contrôle face à un plan de jeu défensif quatre étoiles ? Les questions sont bien là, les réponses sont nombreuses, mais une chose est sûre : personne ne pouvait anticiper un sweep des Blazers par New Orleans au premier tour des Playoffs. Auteurs d’une très sérieuse régulière, les potes de C.J McCollum étaient attendus de pied ferme. Mieux, ils étaient clairement favoris car membres du Top 3 de l’Ouest et emmenés par un duo d’extérieurs en feu toute la saison. En face ? Jrue Holiday et Rajon Rondo, des gars capables, mais qui n’avaient pas montré « autant » tout au long de la régulière, malgré leur très belle campagne commune. C’est donc une opération petit contre grand qui se mettait doucement en place, avec les Pels dans le rôle du nain inattendu au tour suivant, et avec les Blazers dans le siège du daron qu’on attend avec autorité en demi-finale. Manque de chance, il n’aura fallu que 4 matchs à NOLA pour se qualifier et Portland n’a tout simplement jamais pu respirer de toute la série. Du coup, une fois le coup de balai passé, il fallait obtenir le ressenti du meneur titulaire. Lui, Jrue, la star de ce premier tour, véritable bourreau personnel de Lillard et two-way player de l’élite enfin capable de jouer sur la plus grande scène à ce niveau.

On voulait leur rendre la vie dure, qu’ils voient 2 à 3 défenseurs quoi qu’il arrive. Quoi qu’il arrive. Quand Damian (Lillard) et C.J (McCollum) jouent en un-contre-un, c’est très dur à arrêter donc leur proposer plusieurs défenseurs c’était ça qui compliquait la tâche. On était tous sur la même longueur d’onde, on avait la même énergie. Il y avait tellement de monde qui pensait qu’on allait perdre en 6 ou 7 matchs. On ressentait le fait que tout le monde nous voyait perdre, donc on a abordé cette série comme si c’était nous contre le reste du monde.

« Nous contre le reste du monde« , c’est aussi ça, mine de rien, qui définit la deuxième partie de saison de cette franchise en Louisiane. On s’en souvient comme si c’était hier, et c’est probablement le point de départ qui a créé ce futur sweep indescriptible : fin-janvier, DeMarcus Cousins s’explose le tendon d’Achille et doit quitter les siens. Là, en effet, on a tellement rangé les Pels dans un tiroir que le groupe s’est serré les coudes plus que jamais et a décidé de jouer la carte de l’underdog. Tout le monde nous voit craquer jusqu’aux Playoffs, avec Denver qui nous passe devant, résultat New Orleans cartonne son finish et le Top 8 ouvre bien ses portes à Anthony Davis et compagnie. Cet aspect, celui du sentimental qui a permis à un groupe complet de s’élever, c’est celui dont de nombreux joueurs ont parlé en février comme en mars. Lorsque Cousins s’est blessé, AD a pris le relais et a réalisé carton sur carton afin de montrer la voie. Derrière, Holiday et Rondo ont suivi, tout en intégrant Mirotic à merveille. Et quand une équipe solide mais sans véritable solidité sur ses fondamentaux s’est pointée au premier tour ? Les pronostics ont fait le reste. Combien de brackets brûlés par les Pels, car Portland était envoyé en demi… Jrue et ses gars le savaient très bien, c’est ça qui a aussi aidé l’équipe à atteindre un niveau de jeu phénoménal.

Certaines choses ne s’expliquent pas, ni par les stats, ni par les recherches, ni par quoi que ce soit de rationnel. Il y a eu, dans cette élévation des Pelicans au premier tour, quelque chose qui dépasse le simple cadre du basket en 48 minutes. Et parfois, cette magie peut vous faire jouer à un niveau qui restait inimaginable jusque là.

Source : ESPN

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