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Bilan de saison 2018, version Knicks : pas de progrès dans les chiffres, mais pourtant du positif à retenir

Knicks Kristaps Porzingis Frank Ntilikina

Il n’y a pas que le bilan qui compte.

Source image : NBA League Pass

Une page se tournait à Big Apple avec le départ de Phil Jackson dont le taf pour les Knicks n’a pas fait que des heureux au Madison Square Garden. Dans le même lot ou presque, Carmelo Anthony faisait lui aussi ses bagages et New York décidait enfin de se tourner vers l’avenir en confiant les clefs du camion à Kristaps Porzingis qui n’attendait que ça.

Ce que TrashTalk avait annoncé :

Au moment de notre preview des Knicks, le gros boule de Melo traînait encore dans Manhattan, laissant ainsi planer un doute sur le vrai vent de renouveau attendu dans les travées du MSG. Mais même s’il était resté, les objectifs n’auraient pas été bien différents : miser sur la progression de Porzingis, travailler sérieusement et ne pas voir les Playoffs.

Ce qui s’est vraiment passé :

Le départ de Melo a finalement été acté et cela a fait un bien fou aux Knicks qui se sont appuyés sur un groupe tout d’un coup bien plus cohérent et soudé. Avant un mois de janvier catastrophique et au bénéficie d’un calendrier plutôt favorable, on a même cru un instant que Kristaps Porzingis et les siens allaient pouvoir se battre pour les Playoffs. Puis le début d’année a rappelé tout le monde à l’ordre et tout s’est écroulé lorsque la Licorne est restée au sol fin février. Ensuite, on a mis les chenilles et lancé le tank pour rattraper les concurrents dans la course à la loterie, avec pas mal de succès vu le retard accumulé précédemment.

L’image de la saison :

Kristaps Porzingis

C’est le genre d’images dont on se passerait bien. Lorsque Kristpas Porzingis s’écroule sur le parquet de Big Apple le 6 février dernier face aux Bucks, la foule retient son souffle. Le verdict tombe rapidement et il est sans appel, mettant fin à tout espoir du côté de Manhattan pour la fin de la saison : rutpure du ligament croisé pour la Licorne, ça pue. Si tout n’était pas parfait lorsque le Letton était présent, sa blessure a tout de même prouvé son importance dans l’effectif au cas où certains en doutaient. Bilan des Knicks avec Kristaps sur les parquets : 22 victoires pour 26 défaites. Sans lui : 7 succès pour 27 revers.

On ne l’attendait pas, il a cartonné : Trey Burke

On ne risquait pas de l’attendre puisque Trey Burke ne faisait même pas partie du roster en début de saison. D’ailleurs, il ne figurait même pas dans la liste des joueurs NBA puisque c’est du côté des Westchester Knicks que le meneur foulait les parquets. Après quelques belles prestations en G League, la franchise de New York s’en penchée sur son cas en demandant à Ramon Sessions d’aller voir ailleurs et en offrant un deal à l’ancien de Michigan qui retrouve ainsi son collègue de fac Tim Hardaway Jr. dans le backcourt des Knicks. En concurrence avec Frank Ntilikina et Emmanuel Mudiay dans le rôle du jeune – même si à 25 piges, il a un statut de daron à côté d’eux – qui pousse à la mène et qui doit prouver son potentiel, Trey s’en est bien tiré, probablement mis en confiance par ce qu’il a produit dans la Ligue Gatorade auparavant. Il a ainsi sorti sur une grosse trentaine de matchs des chiffres proches de ses premières années au Jazz, mais avec un temps de jeu bien moindre mais surtout une efficacité supérieure. De quoi lancer définitivement sa carrière NBA ?

On l’attendait au taquet, et il a abusé : Willy Hernangomez

Bien sûr, le prix du contrat le plus pourri et du mec le plus inutile de la saison aux Knicks revient à Joakim Noah. Mais on savait avant même le début de l’exercice que l’ancien des Bulls ne serait pas une option privilégiée par Jeff Hornacek, même si le coach se montrait aimable dans ses commentaires au sujet du pivot. Par contre on attendait un autre Européen dans la raquette new-yorkaise pour compléter la rotation avec Porzingis et Kanter, l’Espagnol Willy Hernangomez qui avait fini la saison précédente en trombe. Sauf que rien ne s’est passé comme prévu et celui dont on attendait l’explosion a régressé, ne grappillant que peu de minutes dont il ne faisait pas grand chose. Envoyé à Charlotte, il n’a pas fait mieux chez les Hornets où Steve Clifford a remis en cause son éthique de travail.

La vidéo de la saison :

Un peu de chauvinisme on l’avoue volontiers dans ce choix, mais cela reste un moment marquant de la saison des Knicks. Alors que régulièrement le choix de drafter Frank Ntilikina a été remis en cause – en particulier par LeBron James – la réponse du Frenchy s’est faite avec caractère et le soutien de ses coéquipiers. Preuve que même si tout n’a pas été rose pour son année rookie, il y a du positif à retirer et une belle histoire à construire du côté de Big Apple.

Ce qui va bientôt se passer :

Prenons les choses dans l’ordre. Premièrement, loterie en espérant avoir un maximum de chance. Deuxièmement la Draft, pour trouver une autre pierre pour construire l’édifice et le futur. La free agency ? Pas forcément une arrivée clinquante de prévue, mais du changement sur le banc est à prévoir, Jeff Hornacek n’ayant pas fait ses preuves. Il faudra ensuite patienter pour revoir Kristaps Porzingis sur les parquets en permettant aux jeunes de progresser tout en consolidant une identité collective.

De la patience encore et toujours, après une saison pas si déprimante que le bilan comptable laisse voir. Il y a des motifs d’espoir et de satisfaction, même si l’inquiétude autour de Porzingis est légitime. Reste à savoir si le public exigeant et le proprio complètement déconnecté laisseront le temps à ce groupe de s’affirmer.

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