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Utah choque le Thunder à OKC : victoire du Jazz 102 à 95, la bande à Mitchell a fait fort !

Rudy Gobert
Source image : NBA League Pass

Pour ce Game 2 de la série opposant le Jazz au Thunder, ce n’est pas OKC mais bien Utah qui a pu quitter la Chesapeake Arena avec le torse bombé : les hommes de Quin Snyder ont de quoi être confiants, ils viennent de voler l’avantage du terrain à Westbrook et ses potes. Huge.

On voulait que cette série dure longtemps, on parlait de cette série comme une qui pourrait potentiellement durer longtemps, il y a moyen qu’on soit servi. Difficile de réaliser des conclusions hâtives bien strictes après seulement deux rencontres, mais de la même manière que le Heat a retrouvé son jeu pour la deuxième occasion à Philadelphie, le Jazz en a fait de même à OKC. Lors du Game 1, c’est un peu de trac et un immense Paul George qui faisaient chuter la bande à Gobert, sauf que pour le Game 2 il ne pouvait pas y avoir de doublette. Pas de mal de ventre, pas d’excuse, même avec un Donovan Mitchell pourtant incertain à cause d’un pied douloureux. Le rookie, justement, a peut-être été le symbole parfait de son équipe sur la rencontre de cette nuit. Démarrant d’abord difficilement le match, Mimiche trouvera petit à petit son rythme pour atteindre la vitesse idéale dans le money-time. Insolent, incisif, incroyable à regarder en improvisation, Donovan se mettait Paul George dans la poche droite et ses coéquipiers dans la poche gauche. Suivez-moi, je vous emmène jusqu’à la victoire lorsque ça commence à gentiment chauffer dans la salle du Thunder. Et c’est peu dire si ça chauffait, les fans hurlant autour des coups de sifflets des arbitres et un peu – aussi – sur les décisions plutôt crades prises par les cadres dans un moment aussi précieux de la rencontre. Match serré mais match géré par le Jazz, il y avait de quoi avoir espoir.

Mais mentionner uniquement l’arrière au sourire Colgate serait une incroyable injustice envers son équipe, tant le travail fût collectif et bien réparti. Face au bazar d’OKC sur demi-terrain et dans les moments chauds, les copains de Salt Lake City nourrissaient ceux qui étaient en confiance et souhaitaient du coup punir les hôtes. Un Derrick Favors étincelant des deux côtés du terrain, un Ricky Rubio qui a tout simplement réalisé son meilleur match dans la polyvalence, l’efficacité, la défense et la gestion du tempo, mais aussi Rudy Gobert qui d’abord chahuté a finalement imposé sa carcasse pour frustrer Steven Adams et les extérieurs adverses, tout le monde mettait sa main à la patte. Il fallait ça, de toute façon, pour que le Jazz l’emporte : un effort de groupe, une belle répartition du scoring, et un peu de folie. Une fois ces cases cochées, il suffisait d’imposer sa défense intelligente et prier pour qu’en face ça se rate, afin de terminer la soirée avec la win en poche. Buzzer final résonnant dans la Chesapeake, Mitchell et ses gars étaient forcément souriants car ils réalisaient ce qu’ils venaient de faire, mais c’était un sourire de douce satisfaction, pas d’événement incroyable qui pourrait représenter une fin en soi. Le Jazz rentre à la maison avec une incroyable opportunité, celle de taper deux fois le Thunder devant un public qui sera chaud bouillant, et ainsi s’offrir trois occasions de se qualifier au tour suivant. Vu le plan de jeu de Quin Snyder, rien n’est impossible. Mais vu l’inefficacité du Big Three d’en face, non plus. En tout cas, mission accomplie, il y a de quoi avoir le sourire dans la Jazz Nation ce jeudi.

Le doux rêve des joueurs d’Utah était de rentrer à la maison avec au moins une victoire. C’est fait ! Rubio et ses potes peuvent bomber le torse, ils auront deux matchs à jouer à domicile et suffisamment d’éléments pour croire à la suite. Décidément, cette équipe du Jazz…

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