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Bilan de saison 2018, version Hawks : les aigles ne volent pas avec les pigeons

Hawks
Source image : Montage YouTube

On les attendait au fin-fond de la Conférence Est, on n’a pas été déçus. Les Hawks se sont démerdés tout au long de l’année mais n’avaient clairement pas assez de talent pour envisager quoi que ce soit. Un full rebuild qui démarre, cependant, sur des bases plutôt propres dans l’identité de jeu. Allez, on résume tout ça.

Ce que TrashTalk avait annoncé :

C’est qu’ils en disent pas trop, de la merde, par ici. La preview de début de saison indiquait 25 victoires pour 57 défaites, et au final on est sur du 24-58 parfaitement respecté. Mais plus que du chiffre, on a surtout eu la validation totale des prévisions positives au fil de la saison. « Les quelques moments de satisfaction seront signés Schröder, Collins et Prince, mais sinon ? On respecte le plan de Travis Schlenk, qui est de démonter la structure pour reconstruire une belle maison. » Venez nous chercher, on vole au-dessus des avions avec nos pigeons.

Ce qui s’est vraiment passé :

Il s’est passé ce qu’il devait se passer, c’est-à-dire un bon gros reboot avec les deux pouces enfoncés sur le bouton rouge. L’arrivée de Schlenk en provenance de Golden State n’a pas créé de mouvements XXL en milieu de saison, tout ce qui était demandé c’était de survivre jusqu’en avril et tenter de choper un bon pick, de la manière la plus propre possible. Projetés aujourd’hui en quatrième place de la Lotery, les Hawks peuvent être contents de leur taf. Car en comparaison avec un paquet d’autres franchises qu’on ne Phoenix Memphis Dallas citera pas, la combativité quotidienne et l’abnégation de Budenholzer ont été aperçues d’octobre à avril inclus et ont permis aux jeunes de se développer. Taurean Prince et John Collins, notamment.

L’image de la saison :

Y’a pas à chier, même si la méthode fût intéressante et loin de manquer de respect au sport, les Hawks ont tanké comme des porcs. L’équipe qui était à 60 victoires semble dater d’il y a quinze ans, Dwight et Millsap ne procurent aucune image solide alors que les deux démarraient les Playoffs ensemble il y a un an, on n’a clairement pas attendu longtemps avant de tout démonter dans la franchise d’Atlanta. La bonne nouvelle, c’est que tu as l’air de relancer la machine avec des intentions louables. La mauvaise, c’est que tu vas peut-être devoir agir sans ton coach, et ça c’est casse-couilles…

On ne l’attendait pas, il a cartonné : Taurean Prince

Nan on déconne, il était annoncé dans la preview de saison. Donc petit kif du jour, on vous remet mot pour mot le paragraphe le concernant. « C’était lui (la surprise de la saison), ou John Collins. Mais tradition oblige, fallait bien qu’on se penche sur le nouvel ailier qui va profiter du système local pour s’offrir de pures stats. Après DeMarre Carroll, Kent Bazemore et Tim Hardaway Jr, le spot est réservé à Taurean, lui qui a montré de beaux signes de progression en fin de saison dernière. Intégré dans le cinq majeur, Prince doit encore bosser sur son jeu offensif mais il sait que les munitions seront plus nombreuses. Mais sachant qu’il s’occupera principalement du meilleur scoreur adverse, l’ailier aura un temps de jeu conséquent et donc des possibilités plus importantes de contribuer dans le jeu. Certains mettent son plafond à 12-13 points par match, à lui d’aller chercher les 15-16 comme un grand. C’est pas gagné, mais c’est jouable vu qu’il a un sacré talent. » Bibi finit à 14 pions de moyenne, CQFD.

On l’attendait au taquet, et il a abusé : Malcolm Delaney

On ne l’attendait pas comme des tarés, avec la bave aux lèvres et des ongles bouffés jusqu’à l’os, mais merde. Soyons sérieux quelques minutes. Au-delà de ses pépins à la cheville, comment se fait-il qu’un garçon comme lui n’arrive pas à craquer sérieusement la rotation de Bud ? Séduisant sur sa première saison, en arrivant avec ce statut de gâchette européenne capable de faire le job en sortie de banc, Delaney a stagné cette année et n’a même pas profité des opportunités qui étaient présentées sur la table. On l’adore, mais Isaiah Taylor qui arrive et prend ton temps de jeu sans dire pardon, ça mérite une faute technique. Bonne déception donc, car Malcolm a vraiment le profil idéal pour être un scoreur en sortie de banc dans n’importe quelle équipe.

La vidéo de la saison :

John Collins a tellement martyrisé les arceaux en un an qu’on se demande encore qui n’a pas pris cher. Le poster de l’année prochaine, va savoir sur qui il va tomber mais c’est certain qu’il viendra du produit formé à Wake Forest. Laboratoire Stromile Swight, avec un cerveau en plus.

Ce qui va bientôt se passer :

Maintenant que t’as bien chié sur la régulière, direction la Lotery en espérant que la NBA et les balles de ping-pong aillent dans ton sens. Il faudra surveiller le dossier Budenholzer, sachant que bibi en a peut-être marre de regarder les Finales à la téloche, puis assister au premier vrai été de Schlenk en tant que GM des Hawks. Signatures intelligentes, dépenses sages, quelques gros picks de Draft et on y retourne avec Prince, Collins et [insérer pur talent du Top 5 de la Draft 2018] en tête d’affiche.

La reconstruction est lancée à Atlanta, sur une première année assez convaincante. Pas de scandale, pas de joueurs dans les faits divers, et en bonus des jeunes qui ont progressé. Attention, clairement, au potentiel départ de Mike Budenholzer. Car son absence pourrait faire mal au projet global, ce qui permettra tout de même de voir ce que le nouveau boss de la franchise a prévu dans sa marmite.

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