Los Angeles Clippers

Les Clippers quittent la course pour les Playoffs : une fin en eau de boudin, et un long été qui approche…

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Source image : NBA League Pass

Opposés aux Nuggets et pourtant à domicile devant leur public, les Clippers ont en quelque sorte implosé dans le jeu, au pire moment de la saison. La course aux Playoffs s’arrête pour la franchise de Los Angeles, et une longue off-season démarre…

Sur l’échelle « toi aussi fais comme les Clippers » des trucs les plus chelous à faire dans une situation tendue, cette rencontre était probablement très élevée. Difficile de se moquer d’eux, tant leur combativité fût belle du premier au dernier jour de la saison, mais les hommes de Doc Rivers ont été à des années lumières de ce qu’on pouvait attendre, venant d’une équipe qui pouvait encore se battre pour une place dans le Top 8. Baladés en défense, à la bourre en attaque, Lou Williams et ses copains ont passé la soirée à courir après le score et dès le premier gros run des visiteurs, la coque a fait crac. Pas un seul vrai run défensif de la part de DeAndre Jordan et sa troupe, les Nuggets tirant avec une insolente efficacité mais dans des espaces surtout très confortables, il fallait peu de choses pour que le match passe du statut de « y’a moyen » à « quelle branlée« . Il fallait en fait que Nikola Jokic éclabousse la partie de toute sa classe et sa science du jeu. Il fallait aussi que Will Barton se prenne pour Kevin Durant. Ajoutez la bonne gestion de Jamal Murray, l’impact de Plumlee en sortie de banc, et vous avez un écart qui n’aurait jamais dû atteindre un tel niveau compte tenu du contexte.Vingt points d’écart ? Dans un match éliminatoire ? Si tu joues une équipe all-time, d’accord, mais on ne va pas commencer à en faire une tonne sur Denver, bien que leur victoire fût belle.

C’est donc dans une sorte de gros hangover post-admission du Bac que l’équipe a quitté son parquet, sa salle, son public et sa saison, sans vraiment savoir quoi dire. Sans vraiment savoir quoi faire. Un peu tous groggy, les Clippers ont simplement laissé l’horloge tourner, Doc Rivers le premier, en regardant dans le vide, à revivre cette saison des plus mouvementées. Si l’objectif Playoffs ne fût pas atteint par cette troupe, le côté démerde et no excuses développé par celle-ci fût un vrai élément autour duquel se rassembler et fédérer, changeant du script de ces dernières années. Les performances de Lou Williams, le transfert de Blake Griffin, le retour de Chris Paul au Staples Center, il y en a eu des grands moments. Mais au final, c’était trop short. Trop de blessures, trop d’emmerdes, trop de mouvements, trop d’incertitudes, trop d’irrégularité. Impossible de tenir dans la folle jungle de l’Ouest dans des conditions aussi catastrophiques, tout ce que pouvaient faire ces Clippers c’était de se battre, et ils l’ont clairement bien fait. Maintenant vient l’été, enfin du moins un bon printemps puis l’été, avec ses grandes décisions. Quid du Doc, pressenti à New York ? Quid de DeAndre Jordan, agent-libre apprécié ? On s’y penchera petit à petit, par la suite, mais pas maintenant. Non, maintenant c’est trop tôt pour analyser ce que les Clippers viennent de faire, leur sortie « signature » dans une frustration assez connue. Pour le moment, on va revivre ces doux moments de détermination offerts depuis le mois d’octobre, et se dire avec un sourire que ce groupe était vraiment chouette. Loin de Lob City, peut-être, mais plus proche d’une équipe de basket ultra-soudée, tout simplement.

La saison des Clippers s’arrête là, les Playoffs sont officiellement hors d’atteinte. Les cadres peuvent être fiers, le résultat final n’est peut-être pas réjouissant mais la manière y est. Et dans une franchise qui a décidé de tourner une page depuis l’été dernier, agir proprement est fortement appréciable. Six mois pour continuer dans le bon sens, Lawrence Frank, Jerry West, à vous d’agir.

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