Documentaires

Copain d’avant : Terry Porter, l’homme dont la main chauffait en Playoffs

Chaque semaine, en collaboration avec Clutch-23, TrashTalk vous propose de jeter un coup d’œil dans l’album souvenir de la Ligue pour voir ce que ses acteurs pouvaient nous proposer il y a quelques années. Joueurs, arbitres, dirigeants, tous pourront être vus sous un nouveau jour en plongeant dans cette boite à archives.  So kick off you shoes, sit down, have a beer and enjoy.

Quand à la fac on taquine la gonfle dans le championnat universitaire de Division III, on a rarement des rêves de grandeur pour la suite de sa carrière. Bien entendu, Terry Porter n’a pas été la seule exception en s’offrant une belle histoire NBA sans passer par les gymnases les plus reluisants de NCAA, Dennis Rodman et Scottie Pippen ayant par exemple eux-aussi connu les divisions inférieures. Pourtant, avant même que les Blazers ne misent sur lui en vingt-quatrième position de la Draft 1985, son niveau de jeu lui permet tout de même de faire partie d’une pré-sélection pur les Jeux Olympiques, avant de se faire couper, laissant les lignes arrières de l’équipe américaine pour les Jeux de 1984 à Michael Jordan, Steve Alford, Vern Fleming, Leon Wood et Alvin Robertson. Qu’il se rassure, il n’est pas le seul à être recalé, Charles Barkley et John Stockton n’ayant pas passé le cut eux non plus. Et contrairement au jeune homme du Wisconsin, ils n’avaient pas la varicelle au moment de prouver à Bob Knight qu’ils pouvaient participer à l’aventure olympique. Mais la désillusion reste présente, même s’il en sourit lors de cette interview de 1992. Quelques temps plus tard, il prendra une autre claque. Alors qu’il se voyait rester dans le coin après la fac – les Bucks par l’intermédiaire de Don Nelson lui avaient dit qu’il devraient miser sur lui – il voit la franchise de Milwaukee le snober le soir de la Draft. En rogne, il apprendra dans les couloirs que Portland le récupère quelques choix plus tard. C’est donc dans l’Oregon qu’il brillera, devenant titulaire à la mène au bout d’un an, indispensable quasiment aussi vite et All-Star pour sa sixième année chez les pros. Complément parfait de Clyde Drexler, distribuant la gonfle, shootant du parking et ne baissant jamais les bras dans l’adversité, il possède plusieurs record à Rip City au moment de son départ des Blazers en 1995 : meilleur passeur avec 5b319 caviars et meilleur shooteur avec 773 ogives longue distance (dépassé depuis par Wes Matthews et Damian Lillard). Il était même second au scoring derrière The Glide avant que LaMarcus Aldridge ne le repousse sur la troisième marche du podium. Surtout il aura su élever son niveau de jeu lors des Playoffs lorsque la franchise du nord-ouest luttait dans la cour des grands, avec deux Finales NBA en 1990 et 1992, toutes les deux perdues face aux Pistons puis aux Bulls. Entre 1986 et 1992, il tourne à 15,1 pions par soir lors de la saison régulière. Un chiffre qui gonfle à 19,2 unités lors des Playoffs. La marque des grands, à tel point que certains oseront même murmurer qu’en 1992, l’élément le plus important des Blazers, c’est bien lui au moment de la postseason.

Défenseur acharné, shooteur efficace, meneur respecté et joueur qui élève son niveau lors des Playoffs, cela fait pas mal de qualités à noter sur un CV. Alors certes, Terry Porter finira par se faire voler la vedette par Damian Lillard. Mais en attendant, le meilleur meneur de l’histoire des Blazers, c’est bien lui.

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