Bucks

Giannis Antetokounmpo est son propre favori pour le titre de MVP : alors oui, mais cette année non

Giannis Antetokounmpo

La prochaine décennie a une odeur de Tzatziki

Source : NBA League pass

« I still am. » Ces trois petits mots, recueillis par Will Gottlieb pour Bleacher Report font beaucoup parler d’eux. Et pour cause, puisque, sauf cataclysme, c’est James Harden qui devrait être élu Most Valuable Player. Sans doute partie remise pour Giannis, déjà dominant à seulement 23 ans.

Que ce soit sur les parquets NBA ou au coin d’une rue, le Grec fait un tabac. Cette année, le Greak Freak culmine à 27,2 points, accompagnés de 4,8 assists, 10 rebonds, 1,4 interception, 1,4 contre, le tout à 53,5% au tir. Autrement dit, une saison extrêmement solide, digne d’un titre de MVP, en temps normal. Car oui, cette cuvée 2017-2018 est hors-norme. Tellement folle que même LeBron (27,4 points, 9,1 assists, 8,7 rebonds) et Anthony Davis (28,1 points, 11,1 rebonds, 2,5 contres) ne sont plus vraiment dans la course. Cette année, c’est celle de James Harden, un point c’est tout. Le Barbudo offre plus de 30 points par soir (et ça peut titiller les 60 dans les grands soirs, coucou Orlando), et il mène une franchise tout en haut de la pyramide NBA, avec meilleur bilan ever dans ce coin du Texas. Les Houston Rockets sont en effet premiers de la Conférence Ouest, premiers de la Ligue, et très probablement premiers sur la vente de fausse barbes. Pas étonnant, James Harden, c’est le joueur de l’année, le leader de la meilleure équipe, le MVP quoi.

Il est sans doute là le problème, d’Antotepoumko pour Giannis. Autant sur le plan statistique, il n’y a rien à dire, autant sur le plan collectif, c’est plus compliqué. Huitièmes de la Conférence Est, et déjà trop loin pour viser l’avantage du terrain en Playoffs, ce n’est pas là qu’on attendait les Bucks. Surprenant sixièmes l’an passé, les Bucks devaient confirmer, et force est de constater qu’ils déçoivent. Il faut dire que le licenciement de Jason Kidd en cours de saison et les blessures respectives de Jabari Parker, Matthew Dellavedova et Malcolm Brogdon ont bien chamboulé l’effectif. Sans compter l’intégration plus longue que prévue d’Eric Bledsoe, arrivé en provenance de Phoenix en novembre dernier, et la réadaptation de Khris Middleton dans le jeu qui bien qu’excellent a dû se calibrer sur le nouveau mode de jeu de Giannis. Vous y ajoutez une saison assez folle et inattendue offerte par les Sixers ou les Pacers, l’identité de jeu de Milwaukee qui ne se dessine pas et vous obtenez une saison d’équipe plutôt tristounette. La mayonnaise a donc eu du mal à prendre chez les Bucks, (trop) souvent condamnés à une grosse perf’ de Giannis. Et c’est en ça, très certainement, que le Freak devra applaudir James Harden en juin prochain, le barbu cochant les cases à la fois individuelles et collectives.

Le bilan des Bucks, voilà ce qui fait défaut à Giannis Antetokounmpo. Cependant, n’oublions pas que c’est une équipe jeune (26 ans de moyenne, même si Jason Terry fait monter la moyenne), et qui ne joue ensemble que depuis quelques dizaines de matchs. Giannis MVP ? Allez, ce n’est plus qu’une question de temps… 

Source : Bleacher Report

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