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Le coeur des Celtics a encore parlé : victoire à Utah au buzzer, Jaylen Brown assassine le Jazz !

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Source image : NBA League Pass

Peut-il y avoir plus symbolique de la saison des Celtics que cette victoire arrachée avec ferveur du côté de Utah ? Les Celtics auraient pu abandonner, mais non : sous les ordres de Brad Stevens et grâce à un Jaylen Brown clutch, Boston s’est imposé chez le Jazz.

Il y en a eu, des rencontres excitantes remportées par la maison verte cette saison. Il y en a eu, des moments forts et des succès significatifs, contre les Rockets ou le Thunder par exemple, afin de booster l’esprit des habitants de Beantown. Mais à y regarder de plus près, et en connaissant toute la saison vécue par les potes de Gordon Hayward, on peut se demander sérieusement si cette victoire n’était pas la plus représentative de ce comportement véhiculé par Stevens depuis la cinquième minute du tout premier match de la saison. Sans vouloir tacler l’effectif prometteur des Celtics, il y avait de quoi transpirer en voyant les absents cette nuit et les joueurs qui allaient devoir se démener. Quand tu donnes plus de 30 minutes de jeu à Semi Ojeleye, quand tu titularises Guerschon Yabusele, quand tu files les clés du camtar à Shane Larkin et tu demandes à ces gars de gagner… chez le Jazz ? Il faut une sacré brouette et/ou une forte dose d’inconscience pour foncer tête baissée. Et pourtant, c’est bien ce qu’il fallait ce mercredi, pour l’emporter en déplacement. Un peu de folie, beaucoup de culot, énormément d’abnégation, des ingrédients qui ont nourri la marmite celte cette saison et faisaient le plus bel effet chez les mormons. Utah ne pouvait se permettre de perdre, avec un effectif complet et devant un public impatient, il ne pouvait y avoir de place pour la défaite.

Et quelque part, les affaires allaient dans le bon sens pour Rudy Gobert et compagnie. Malgré la belle combativité montrée par les Celtics, on se retrouvait dans un money-time qui sentait le finish façon Utah. Six points d’avance, deux minutes et trente secondes à jouer, difficile de croire que le Jazz va se faire out-exécuter, out-patienter, out-tout ce que vous voulez. Malheureusement pour Quin Snyder, ce qui lui sera offert sur ce finish glorieux sera plus ou moins l’oeuvre d’un confrère qui domine outrageusement la compétition cette année, dans la catégorie hustle. Brad Stevens, véritable magicien vert, vénéré pour ses prises de risques et son goût pour la difficulté. Alors comme ça, on se rend à Portland et on gagne sans les cadres ? Pas de problèmes. Vous souhaitez que je l’emporte à Utah avec trois lampadaires et deux garagistes ? Mkay. Sans paniquer, le gourou de Boston prenait chaque possession après chaque possession et remettait les siens sur la voir du succès. La barre des 94 points atteinte par Donovan Mitchell et sa bande, ce sera la dernière à 150 secondes de la fin du match. Défense, lockdown. Quelques points gratos signés Greg Monroe, et une bonne muraille collective pour étouffer les hôtes. Le score est à égalité, il n’y a plus qu’à exécuter le dernier système. Et que nous sort Stevens, une merveille dessinée pour Jaylen Brown, qui ne craque pas et crucifie le Jazz d’un tir à trois points. Le banc qui exulte, le public qui prend sa tête à deux mains, Utah n’en revient pas, Utah ne reviendra pas. Ball game, victoire des Celtics.

Il est impossible d’aller chercher Boston cette année, dans la course à l’équipe la plus valeureuse et déterminée, sans chercher d’excuses. Kyrie Irving, Al Horford, Marcus Smart et Daniel Theis en moins ? Merveille de coeur et de courage chez le Jazz. Comme point d’exclamation sur une grande saison, on pouvait difficilement demander mieux.

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