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Jeff Hornacek se rapproche de la sortie : les pistes Mark Jackson et Doc Rivers aux Knicks se crédibilisent

Steve Mills - Scott Perry - Jeff Hornacek

C’est Steve Mills, Scott Perry et Jeff Hornacek sur un bateau. Les deux premiers poussent le troisième à l’eau. Qui reste-t-il ?

Source image : Youtube / SNY

Il reste sept matchs de saison régulière aux Knicks et sans doute le même nombre à Jeff Hornacek sur le banc du Madison Square Garden. Au vu des nombreuses échauffourées avec ses joueurs et des résultats de la franchise depuis son arrivée, ça commence à sentir le chômage pour le coach en chef. Alors qu’il risque de prendre la porte, direction Pole Emploi, les rumeurs sur son remplaçant courent, et concernent notamment deux noms bien connus en NBA, Mark Jackson et Doc Rivers.

Depuis son arrivée à la tête des Knicks à l’été 2016, on ne peut pas dire qu’Hornacek ait fait pire que son prédécesseur, Derek Fisher. On ne peut pas non plus constater qu’il s’est beaucoup mieux débrouillé que l’ancienne patte gauche des Lakers. En termes de ratio victoires – défaites, le coach actuel des Knicks fait mieux (58 succès – 99 défaites) que Fish (40 wins – 96 losses). Depuis deux ans, l’ancien entraîneur des Suns aura eu le mérite d’essayer de redonner une identité à la franchise de NYC. Mais même débarrassé de Melo, avec un jeune squad et l’éclosion de Kristaps Porzingis au plus haut niveau, ça ne marche pas. Il faut dire que la blessure du Letton n’a pas aidé. En effet, depuis la rupture des ligaments croisés de The Unicorn, New York a remporté seulement quatre pauvres confrontations, et en a concédé seize. Encore dans la course aux Playoffs jusqu’à début février, la fin de saison prématurée du franchise player des orange and blue a enterré les espoirs de postseason du côté de la Grosse Pomme. Depuis, ça ne va pas fort pour Jeff Hornacek, qui est en mauvaise posture, par rapport aux résultats bien sûr, mais également du fait de problèmes relationnels avec ses joueurs. D’après une source de la NBA, dès la fin de saison dernière, Horny aurait eu une prise de bec avec KP, ce dernier lui aurait jeté un petit « fuck » à la figure (on raconte même qu’il l’aurait empalé avec sa corne). Et lors de l’exercice 2017-18, cela va de mal en pis. On se rappelle évidemment de son embrouille avec Joakim Noah, qui a conduit à l’exil du Français hors de l’équipe. Par la suite, il y a eu l’épisode à Charlotte, dans lequel le coach avait bizarrement confié sa plaquette à Tim Hardaway Jr. pour qu’il dessine un système. Non pas que nous doutions de l’intelligence situationnelle de l’arrière des Knicks (presque), mais il faut avouer que ce n’est pas dans le mode de fonctionnement de l’ancien joueur de Phoenix et d’Utah lorsqu’il est sur le banc. Puis, dans ce même match, lors de la dernière action, à la fin des 48 minutes, Trey Burke, 42 points ce soir-là, a rejeté la demande de temps-mort de son coach. Vous en voulez encore ? Vendredi soir, contre Philadelphie, il y a eu une petite altercation vocale entre Hornacek et Kyle O’Quinn. Le pivot aurait même injurié son entraîneur, avant de s’excuser par la suite. Il est rare que des joueurs NBA aient ce type d’attitude envers leur coach. Ici, les réactions de rébellion s’enchaînent. On peut interpréter cela comme un signe : le départ de Jeff semble acté, pas encore sur le papier, mais tout du moins dans les têtes du roster, et du front office. Ce dernier est même allé, pour provoquer ses joueurs, à affubler certains d’entre eux du statut de joueur de G League. Les déclarations des joueurs des Knicks, anciens ou actuels, semblent toutes aller dans le même sens :

Willy Hernangomez, ancien du MSG, s’est confié sur les différences entre New York (Hornacek) et Charlotte (Clifford) :

« Ici [à Charlotte, ndlr], toute le monde suit les règles, défense et attaque. Peut-être qu’à New York, on était un peu plus libres, défensivement et offensivement. Ici, tout le monde suit les règles, tout le monde s’entraide. J’ai été vraiment surpris de constater cette différence quand je suis arrivé ici. »

Suite à son altercation avec son coach, Kyle O’Quinn reconnaît sa faute. Cependant, il n’est pas le seul responsable selon lui :

« Faux et faux [dans les attitudes, ndlr] ne donnent pas un vrai. »

À la suite des propos de Jeff Hornacek sur les joueurs de G League, Tim Hardaway Jr. défendait son collègue Trey Burke, qui venait de planter 42 points sur la tête des Hornets :

« Il a sa place ici. Il n’est pas un joueur de G League. »

Cela commence à faire beaucoup de propose défavorables envers Horny. Ainsi, Marc Berman du New York Post sent que le couperet va tomber pour l’entraîneur des Knicks :

« Le sentiment général dans la Ligue est qu’Hornacek ne sera pas reconduit par Steve Mills et Scott Perry, et aussi que la franchise pourrait viser Doc Rivers et Mark Jackson [pour le remplacer, ndlr]. »

À son arrivée en poste à l’été 2016, Jeff Hornacek avait été installé là par le président de l’époque, un certain Phil Jackson. Le Zen Master est désormais parti, et les membres du management des Knicks ne semble pas forcément porter Horny dans leur cœur. Ça sent donc la fin pour lui, alors qu’il est en fin de contrat avec New York. Alors que des rumeurs couraient déjà autour de son remplacement, les récents événements ne font que les confirmer. Le nom de David Blatt est entendu ici et là, puisqu’il est proche de Steve Mills, le président des opérations basket de NYC. Cependant, l’ancien coach des Cavaliers est en poste à Darussafaka. Ceci dit, les deux rumeurs les plus persistantes concernent donc deux personnalités bien connues de la Ligue. La première est Mark Jackson. L’ancien entraîneur des Warriors, de 2011 à 2014, avait lancé les Splash Brothers sur les routes du succès. Depuis son remplacement par Steve Kerr, il est analyste pour ESPN, et a signé un nouveau contrat de plusieurs années avec la chaîne américaine en mai 2017. Cela n’empêche pas que Jax pourrait rapidement résilier ce deal, pour s’installer sur un banc NBA. Le quatrième meilleur passeur all-time, loin derrière John Stockton, a un joli CV a son actif, et a déjà joué au Madison Square Garden, de 1987 à 1992, et de 2000 à 2002. Autant dire que pépère connaît la maison. On connaît ses qualités de bâtisseur, son caractère parfois trop têtu, et ses compétences pour instaurer un style de jeu dans une franchise. Les Knicks auraient bien besoin de ça, pour mettre fin définitivement à l’attaque en triangle (des Bermudes) prônée par Phil Jackson et Derek Fisher à l’époque. MJ a donc ses chances de décrocher la timbale. Ceci dit, en face de lui, il aurait au moins un adversaire de taille et de poids, avec un Curriculum Vitae long comme le bras. Il s’agit de Glenn Rivers. L’actuel coach des Clippers est arrivé en 2013 à L.A., et son bilan est plutôt probant (en saison régulière tout du moins). On connaît les qualités de Doc, champion NBA avec les Celtics en 2008, avec une superteam incroyable. Passé en tant que joueur de 1992 à 1994 dans la Big Apple, cela pourrait être un challenge excitant de venir coacher les Knicks. Il ne manquerait plus qu’il prenne Mike a.k.a La Boule Woodson sur son porte-bagages, et cela pourrait potentiellement ressembler à quelque chose. Il est sans doute temps de se renouveler pour Rivers, de laisser son fils s’émanciper tout seul, et de quitter, après Chris Paul et Blake Griffin, la franchise maudite des Clips. Pour ce qui est des talents de bâtisseur de Doc, des interrogations se posent. Mais entouré d’un coaching staff compétent, et avec des jeunes qui tiennent la route, cela pourrait porter ses fruits. Ce dernier aurait d’ailleurs les faveurs de James Dolan, le proprio des Knicks. Après tout, peu importe le remplaçant, il faut que ça marche à NYC, et vite, la disette a assez duré.

Quoiqu’il en soit, on part surement sur un adieu pour Jeff Hornacek, qui n’aura pas démérité mais qui aura fini par se faire ronger jusqu’au trognon par la pression qu’on subit dans la Grosse Pomme. Les Knicks vont sûrement changer de coach cet été, dès que possible, pour commencer tôt à travailler. Alors, Mark Jackson, Doc Rivers, un autre ? Nous le saurons bien assez tôt. Espérons juste que nous n’aurons pas droit à un retour en grande pompe de Kurt Rambis en tant que head coach de New York.

Source texte : NY Post

1 Comment

1 Comment

  1. fp

    13 avril 2018 à 0 h 53 min at 0 h 53 min

    Dolan ne prendra jamais Mark Jackson et Doc ne signera pas aux knicks. Reste Fitzdale, Jay wright et Jerry Stakehouse

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