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Fin du mode de vie nomade pour Sean Kilpatrick : il se sédentarise à Chicago pour trois ans

Sean Kilpatrick

L’année de Sean Kilpatrick ressemble plus à une transhumance qu’à une saison NBA.

Source image : NBA League Pass

Ça y est, c’est la fin de l’ère paléolithique pour Sean Kilpatrick. Après avoir traîné sa valise et son âme en peine aux quatre coins du pays, il a fait un grand pas vers le début de la sédentarisation, en s’implantant dans l’Illinois. Les Bulls (ou les Aurochs, ça dépend de l’époque) vont donc offrir une place dans leur pâturage à l’ancien de Brooklyn, qui entre peu à peu dans le mésolithique, pour essayer d’achever sa mutation et d’entrer définitivement dans l’ère Néolithique.

La situation de Sean Kilpatrick est sur le point de changer, enfin. Son mode de vie s’apparentait cette saison à celui d’un homo habilis. L’arrière a suivi une sorte de flux migratoire toute la saison, se déplaçant d’Est en Ouest au fur et à mesure du changement de saisons. Il avait ainsi commencé son année chez les Nets, sa franchise depuis un an et demi, dans laquelle il s’était bien acclimaté. En effet, c’est à Brooklyn qu’il a réalisé sa première et pour l’instant seule saison pleine dans la Ligue. Lors de l’exercice 2016-17, en 70 matchs, dont 24 débutés dans le starting five, Kilpatrick tournait à 13,1 points à 41,5% au tir, dont 34,1% du parking, 4 rebonds et 2,2 passes, le tout en 25,1 minutes par rencontre. Des statistiques plus qu’honorables pour un joueur seulement dans sa troisième année NBA. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la quatrième ne fut pas aussi brillante. Après 16 matchs avec BKN, Sean Marks a signifié à son homonyme qu’il fallait faire ses bagages, en direction du Wisconsin, à l’entrée dans l’hiver. On a déjà vu des climats plus accueillants pour passer cette saison là. Malgré des conditions hostiles, l’arrière convainc à Milwaukee, et est signé jusqu’à la fin de saison. Sauf que… ça n’a duré qu’un temps, et le vagabond a repris son périple début mars, en direction de Los Angeles afin d’aller y vivre un printemps ensoleillé. Les Clippers lui ont donné un contrat de dix jours, puis un autre, et puis… plus rien. La ruée vers l’or (vers l’Ouest) de Kilpatrick est terminée, c’est l’heure du retour dans le froid. Mais cette fois, d’après Shams Charania de Yahoo Sports, Sean va enfin pouvoir se poser un minimum et faire paître son troupeau quelques temps au même endroit :

« Sources : Les Bulls de Chicago ont signé le guard Sean Kilpatrick pour un contrat de 6,2 millions de dollars sur trois ans, avec des options d’équipe sur les deux saisons suivantes. En tant que marge de manœuvre sur les salaires, les Bulls ont signé Kilpatrick en tant que partie de la mid level exception ».

Pour avoir une explication détaillée de ce qu’est la mid-level exception, c’est par ici. Pour faire simple, les Bulls ont utilisé 2,2 millions de dollars de leur MLE, afin de passer le seuil minimum du salary cap cette saison, qui est de 99 093 000 dollars. Si on n’arrive pas à ce palier, une amende est infligée à l’équipe, pour ne pas avoir effectué assez de dépenses. Utiliser cette exception permet aussi à Chicago de garder leurs trade exceptions, créées par les deals autour de Jimmy Butler, Jameer Nelson et Nikola Mirotic. Bref, toujours est-il que trouver un tel contrat était sans doute inespéré pour Sean Kilpatrick, qui peut se satisfaire de toucher assurément au moins deux millions de dollars sur la première année de ce nouveau deal. Le salaire des deux saisons suivantes n’est pas garanti, tout comme la présence du guard d’1m93 dans le roster de Fred Hoidberg. Lors de chaque intersaison, l’avenir du non-drafté en 2014 sera entre les mains du management de l’Illinois, grâce à des team options. Si l’équipe décide de rempiler pour un an avec le néo-Taureau, qu’il en soit ainsi. Si au bout de la première année de contrat, il n’a pas donné satisfaction, il pourrait à nouveau reprendre son train de vie à la nomade, et essayer de chercher un contrat dans une des trente franchises NBA. Celui dont le patronyme fait plus penser à un nom de bière irlandaise qu’à celui d’un joueur de basket fait d’ailleurs fort cette saison, puisqu’en rejoignant Chicago, il va porter le maillot d’une quatrième équipe en moins d’un an. Plus qu’une, et il égalerait le record de Bobby Jones, qui a joué sous les couleurs de cinq franchises différentes en 2007-08, entre Denver, Memphis, Houston, Miami et San Antonio. À 28 ans, Sean Kilpatrick va connaître sa sixième équipe différente dans la Grande Ligue. Le record all-time est à 12 franchises en carrière, l’arrière est talentueux mais irrégulier, ce qui pourrait pousser des organisations à lui proposer de petits contrats à l’avenir. Peut-être même qu’il pourrait battre ce record et écrire son nom dans les livres d’histoire, à terme. Allez Sean, on se tape les 15 ?

Chez nous, les oracles n’avaient pas mis Sean Kilpatrick en tant que Gérard d’Or des Nets en début de saison. Ils ne s’étaient pas trompés, cela fut une année plus que tendue pour l’arrière, qui a voyagé de Brooklyn vers Milwaukee, puis jusqu’à Los Angeles pour enfin trouver une porte de sortie à Chicago. Sean se la joue globetrotter, espérons qu’il puisse se poser quelques temps et s’épanouir dans le pré des Bulls, sous peine de devenir une ombre qui rode dans les coulisses de la Ligue pendant des années.

Sources texte : Twitter/@ShamsCharania, chicagotribune.com

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