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Les Grizzlies indifférents face à la branlée reçue contre les Hornets : il leur en faut sûrement 80 pour réagir

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Choqués par ce score ? Les Grizzlies préfèrent en rire.

Source image : NBA League Pass

Les Grizzlies sont à la lutte pour la première place d’un classement en NBA, celui de la pire équipe. Avec un bilan de 19 victoires pour 53 défaites, ils ne sont qu’à une défaite des Phoenix Suns, pour décrocher la 30ème place de la Ligue. Même s’ils ne sont pas (encore) derniers, les hommes de J.B. Bickerstaff s’appliquent pour prendre de bonnes roustes pour truster le meilleur pick de Draft possible cet été. La punition que les Hornets leur ont infligé va dans ce sens. Pour autant, les joueurs de Memphis ne semblent pas plus attristés que ça par une des pires déroutes jamais subies dans la Ligue.

Alerte générale chez les Grizzlies ! Après sept années consécutives de participation aux joutes printanières, la franchise du Tennessee est déjà éliminée de la course aux Playoffs 2018. C’est la panique ! Ah bah non, en fait, on s’en fout complètement. Candidat très sérieux dans le Tankathon de la NBA, Memphis met une grande application à perdre des matchs, le plus souvent possible. Par contre, c’est possible de le faire discrètement, sans trop se ridiculiser. Mais ça, ce n’est pas le style de la maison. Quitte à perdre, autant le faire souvent, et avec classe. En effet, sur les 23 dernières rencontres disputées par les Oursons, 22 ont été remportées par leurs adversaires. Il n’y a guère que les généreux Nuggets qui leur ont laissé prendre un match (pas très malin pour une équipe qui joue la qualif’ en Playoffs). Dans tout ce marasme, seul le jeune Dillon Brooks surnage, lui qui a été auteur de 24 points contre Denver, lors de la seule victoire de son équipe depuis le début du mois de février. Mais les joueurs de J.B. Bickerstaff sont des artistes, ils donnent. En plus de la quantité, ils rajoutent maintenant la qualité à leurs performances. Oubliez les résultats entre moins 10 et moins 20 à chaque match, ils ont passé la vitesse supérieure au Spectrum Center : un joli 140 à 79, soit un bon gros différentiel de 61 points contre une équipe pourtant non playoffable, Charlotte. Bravo, c’est du grand art. Mais comment expliquer une telle fessée, que même ta propre mère n’oserait pas te mettre en public ? Les raisons sont nombreuses. Par contre on ne s’explique pas la réaction des joueurs dans les vestiaires, rapportée par Ronald Tillery de Commercial Appeal :

« Franchement, le taux de rires et de manque de tristesse propagés par plusieurs joueurs des Grizzlies dans le vestiaire était aussi embarrassant que la défaite. »

Pour ce qui est de la bérézina du match d’avant-hier, on peut trouver des explications. Tout d’abord, une absence de taille est à notifier. On ne parle pas des grands blessés de guerre, qui s’envoient des pintes à ne plus savoir qu’en faire en tête-à-tête, le fameux Mike Conley et l’illustre, le divin Chandler Parsons. Dépenser 51 millions de dollars dans l’année pour voir deux fragiles boire quelques bières au bistrot du coin, ça fait cher la mousse. Non, non, laissons les de côté. Il s’agit ici de l’absence du franchise player des Grizzlies, Marc Gasol. L’Espagnol est reposé de temps à autre par son management, vu qu’il n’y a plus rien à jouer cette saison pour Bluff City. Pas de quoi ravir La Tanqueta, qui avait déclaré vouloir jouer à fond jusqu’à la fin de l’année. En même temps, quel joli surnom pour le go-to-guy d’une équipe qui « développe ses jeunes talents en fin de phase régulière ». L’absence du frère de Pau laisse Memphis sans réel leader. Cela signifie pas de meneur d’hommes, pas de vrai vétéran respecté pour pousser une gueulante et faire rejaillir l’orgueil et la fierté des jeunes pousses du Tennessee. Sur le match, le pourcentage au tir des Grizz est mouarf : 38,5%, pas de quoi gagner une rencontre. Si ce n’est Wayne Selden, 18 points à 7 sur 12, et Tyreke Evans, 16 unités à 7 sur 11, tout le reste de l’équipe ressemble fort à un squad de G League. On comprend pourquoi Marc Gasol ne se sentait pas vraiment en NBA au début de ce mois. Bon, l’avant dernière franchise au classement de la Ligue a quand même des circonstances atténuantes. Kemba Walker a pris un gros coup de chaud, en postant 46 points à 13 sur 18 au shoot, dont 10 sur 14 des vestiaires, et 10 sur 10 sur la ligne de réparation. Malgré tout, cela ne justifie pas 61 points d’écart. Alors, on ne veut pas lui jeter la pierre, au vu de la qualité de son effectif, mais J.B. (Jean Bière pour les intimes) Bickerstaff n’arrange pas les choses. Assistant coach dans la Ligue depuis 2004 entre Charlotte, Minnesota et Houston, il avait fini par faire une saison quasi entière en intérim chez les Rockets, après le limogeage de Kevin McHale. Sorti au premier tour des Playoffs 2016, il n’avait pas impressionné. Et ce n’est toujours pas le cas chez les Grizzlies. Bickerstaff a le charisme d’un coach de poussins, et il ne semble pas capable de tirer son groupe de jeunes vers le haut. Cela fait beaucoup d’excuses pour Memphis, qui expliquent la perte de ce match, et des autres. Par contre, où est la fierté, l’honneur, la dignité, quand on se prend une des six pires branlées de l’histoire de toute la Ligue ? Nulle part, certains préfèrent apparemment en rigoler.

C’est clairement la dèche dans le Tennessee, Marc Gasol doit être en dépression nerveuse, pendant que certains pingouins se bidonnent à se prendre des moins 60 dans la gueule. Memphis tanke dans un but précis, c’est clair, mais cela ne donne pas une bonne image de la franchise, d’autant que le propriétaire actuel des Grizzlies est dans une situation complexe, qui ne va pas arranger les affaire de l’équipe. Tanker ok, mais soyez un peu discret… Ayez un peu d’honneur, sinon La Tanqueta va se barrer du char vers des terres moins hostiles.

Source texte : Twitter/@CAGrizBeat

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