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LaMarcus Aldridge claque sa plus grosse perf en carrière au meilleur moment : 45 points à 19/28 au shoot !

LaMarcus Aldridge
Source image : @Spurs

Il était déjà phénoménal sur les récentes victoires des Spurs, augmentant sa production et abusant de ses défenseurs un par un. Cette nuit ? LaMarcus Aldridge a mis la cerise sur le gâteau : un record en carrière, dans un match XXL.

Et dire que ça parlait de transferts il y a encore quelques mois. Décidément, on a changé d’identité à San Antonio, les stars sont sous les projecteurs et les nuages d’hier annoncent le soleil d’aujourd’hui. Un peu d’optimisme pour le dossier Kawhi Leonard ? Peut-être bien. Sauf que l’ailier All-Star devait être comme nous hier soir, devant la rencontre : halluciné par le niveau de jeu avec lequel Aldridge jouait. Depuis quelques jours, en bon leader qu’il est malgré son caractère plutôt introverti, LaMarcus avait tapé du poing sur la table et lâché une sorte de fuck this shit général. Alors comme ça, on va pas faire les Playoffs ? Bullshit. Devant la menace, LMA a décidé de rouler sur la compétition et à la maison, permettant aux Spurs d’enchaîner les victoires à un rythme inattendu. La mini-crise de début-mars, rangée dans un tiroir avec un portrait de Stephen Jackson, pour laisser place à 5 victoires de suite. La sixième, il fallait la valider contre Utah, une équipe qui avait clairement fait mal à San Antonio cette saison. Pas envie de se faire sweeper, pas envie de voir la belle série s’arrêter ainsi, Aldridge enclencha donc la deuxième dès le premier quart-temps et proposa une mixtape comme on en a rarement vu cette saison. D’autant plus que le client d’en face n’était pas Jean-Michel de la compta : c’est bien Rudy Gobert, pourtant costaud dans le domaine défensif, qui passait sa première période à tendre les bras et entendre la ficelle claquer derrière lui. Tchaf, tchaf, tchaf, la quasi-trentaine à la pause mais des Spurs loin d’être à l’abris, il en fallait encore plus venant de LaMarcus.

Et malheureusement pour Quin Snyder, les ajustements ne changèrent rien. Gobert écarté pour envoyer Derrick Favors en mission-kamikaze ? Aucun problème. Quel que soit le défenseur envoyé sur la bête, les fade away, les turnaround jumpers, les hooks et autres pull up pleuvaient sur l’armée du lac salé. Disons, pour résumer, que le Jazz aurait pu mettre un putain de HLM en défense sur Aldridge que le All-Star aurait rentré ses shoots au-dessus, les yeux fermés. Sauf que malgré ses efforts, LMA voyait les visiteurs recoller au score et il ne pouvait laisser la défaite s’approcher. Pas après tant d’efforts, pas à quelques semaines des Playoffs, pas après avoir trébuché plus d’une fois contre Utah cette saison. Et surtout, pas face à la soudaine éruption d’un rookie, aussi remarquable soit-il. Résultat ? En plus de son travail défensif monstre, qui permettait aux extérieurs de San Antonio de limiter les erreurs en première ligne, Aldridge faisait le push supplémentaire afin de sécuriser la victoire. Comme un fade away en tombant, afin de stopper l’hémorragie locale. Comme un rebond offensif hargneux, afin d’offrir une nouvelle opportunité aux siens. Comme ce petit hook lâché avec désespoir, caressant la ficelle et donnant enfin un peu d’air au public. Même avec plus de 40 minutes dans les jambes, même avec toute la défense adverse focalisée sur son gosier, LaMarcus se gavait comme un cochon et triomphait enfin au buzzer. Ball game, victoire des Spurs et record en carrière tamponné avec la manière. Dans le moment le plus tendu de la saison pour San Antonio, LMA a répondu présent et ponctué une incroyable série de performances avec la plus belle de son parcours pro. Tu parles d’un timing…

45 points, 9 rebonds, 3 contres. Un incroyable 19/28 au shoot, sur un client tricolore et une défense du Jazz qui n’est pas la dernière dans le genre. Monstre d’effort et d’abnégation, LaMarcus Aldridge a touché son pic quand il le fallait. On a une petite idée concernant le Joueur de la semaine à l’Ouest.

1 Comment

1 Comment

  1. Hongjia

    24 mars 2018 à 11 h 23 min at 11 h 23 min

    Très fort le passage du tiroir avec Stephen Jackson, tu nous régale Bastien.

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