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Dwight Howard claque le premier 30-30 de la NBA depuis 2010 : 32 points et 30 rebonds, bon appétit !

Dwight Howard

Ce n’était clairement pas le match de l’année, dans l’enjeu comme dans le jeu. Mais on a pourtant eu droit à une des performances les plus dominantes de la saison, signée Dwight Howard : un 30-30, c’est peu fréquent.

Ceux qui suivent un poil les Nets et les Hornets cette année savent plusieurs choses. La première, c’est que ces deux franchises n’iront pas en Playoffs, malheureusement. La deuxième, c’est que Dwight a retrouvé son peps sous les ordres de Steve Clifford, et qu’il réalise donc une belle campagne en Caroline du Nord. Enfin, la troisième, c’est que le secteur intérieur de Brooklyn est d’une rare pauvreté, et que les plus grands intérieurs du circuit ont tous tapé leur record en saison sur leur crâne. Quand on dit tous, c’est tous, sans exception. Dès que vous faites plus de 2m08 et avez des épaules un peu larges, prévenez vos proches avant de jouer les Nets et demandez leur d’enregistrer la rencontre. Car il y a 99% de chances pour que ce soit un festin. Pourtant, ce mercredi, c’est bien Brooklyn qui démarrait avec le sourire en prenant plus de 20 points d’avance dans la partie. Sous les assauts de Caris LeVert et D’Angelo Russell, les noirs et blancs se voyaient bien faire chuter Charlotte à domicile. Dans son coin, Howard n’y arrivait pas vraiment, Jarrett Allen et Quincy Acy faisant le nécessaire pour bloquer la bête au sourire Colgate. Sauf qu’un déclic a eu lieu dans le vestiaire, à la pause, et ce qui a suivi fût un des massacres les plus hardcore de l’année à titre individuel. Sans véritable intérieur en face, avec des coéquipiers qui ne pensaient qu’à le nourrir et des arbitres qui ne pouvaient protéger les Nets, Dwight mangea tout ce qui passa dans son périmètre.

19 points et 12 rebonds… dans le troisième quart. Oui, vous avez bien lu. Un paquet de joueurs aimeraient claquer ce genre de feuille sur un match, ce qui représenterait déjà une soirée bien pleine pour n’importe quel géant. Howard noircira salement la marque dès la sortie du vestiaire, Brooklyn n’ayant aucun moyen de se défendre face à la bête. Et petit à petit, le comeback de Charlotte s’opérait, avec Dwight au centre des opérations puis le soudain réveil de Kemba. Clutch, Walker plantait enfin les buckets dont les Hornets avaient besoin, le travail monstrueux réalisé par son pivot lui permettant d’obtenir des espaces rêvés balle en main. Forcément, quand un tracteur occupe toute l’attention, il y a moyen que la couverture sur pick and roll soit légère. Sans trembler, les visiteurs reprenaient l’avantage et ne laissaient pas la victoire filer entre leurs doigts. Tout ce qu’il restait, en cette fin de rencontre ? C’était le fait de voir si Dwight allait claquer la mythique barre des 30 points et 30 rebonds. Des lancers réussis… un dernier shoot pris par les Nets… et l’ultime rebond défensif gobé par le bodybuilder : got it ! Entouré par ses coéquipiers, Howard affiche un smile de rêve et réalise qu’il vient de sécuriser une performance all-time, 32 points et 30 rebonds, le premier 30-30 depuis un certain Kevin Love à Minnesota en 2010. C’était la belle époque, du Kéké qui explosait les stats avec les Wolves et se démerdait comme un grand dans les raquettes. Avant lui ? Moses Malone, Robert Parish et Kareem Abdul-Jabbar, avant les dinosaures qu’étaient les Pettit, Chamberlain, Baylor ou Russell. Petit club assez VIP, quand même.

Si la saison collective des Hornets est forcément une déception, la saison individuelle de Dwight Howard n’en est pas une. Motivé, en rythme, responsabilisé et retrouvant sa faim, le géant a ponctué sa solide campagne avec une performance historique : un 30-30, ça s’encadre et ça s’accroche au-dessus de la cheminée.

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