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Isaiah Thomas ne ferme pas la possibilité se rendre à Boston cet été : et pas que pour des vacances

Uh, oh. En voilà un qui veut faire remonter sa côte avant cet été. Tout n’a jamais été vraiment très rose dans la carrière d’Isaiah Thomas, si ce n’est ses deux saisons passées dans le Massachusetts. Pas conservé par Danny Ainge, entre blessures, non-intégration et trade, il n’est plus que l’ombre du Lutin surpuissant qu’il était chez les Celtics. L’ex de IT, Boston, semble manquer au joueur. Reste à savoir si c’est réciproque ou si Thomas va subir une friendzone de l’enfer par le management des verts. 

Tumultueuse. Si on pouvait décrire par un adjectif la carrière du petit homme au bandeau, ce serait bien par celui-ci. Il a frôlé la correctionnelle en étant sélectionné en 60ème et dernière position de la Draft 2011, par les Kings. A priori, lorsqu’on est sélectionné dans ces eaux-là, on finit en G League, en Europe, en Chine, ou avec très peu de temps de jeu sur un bout de banc en NBA. Isaiah Thomas est heureusement tombé sur Sacramento, un groupe jeune, qui ne demandait qu’à se développer. Aux côtés de DMC, il s’est épanoui en Californie, et a progressé jusqu’à dépasser les 20 points de moyenne lors de sa troisième saison.

De manière épique, IT s’en est allé en direction de Phoenix. Il y a passé une demi-saison galère passée à partager la mène avec Bledsoe et Dragic, avant de partir des Suns dans un trade à quatre équipes. Une bénédiction pour le Lutin, qui va rejoindre les celtes pour un peu plus de deux ans. Il explose enfin, et lâche ses deux meilleures saisons en carrière du côté du TD Garden, dont il devient l’idole. Ce petit bonhomme d’1m75, soit une personne d’une taille lambda que l’on peut croiser dans la rue, a électrisé Boston, surtout lors de l’exercice 2016-17. Troisième meilleur marqueur de la Ligue, il avait bouclé les 82 matchs de régulière avec 28,9 points et 5,9 caviars par rencontre. Ses performances lui ont permis d’être deux fois All-Star, lors de ses deux ans avec les Celtics. Pas mal pour un minus perdu dans le monde des seven footers.

On se rappellera d’ailleurs de son incroyable force mentale, après le décès de sa sœur, lorsqu’il est revenu jouer en Playoffs, malgré la perte d’un être cher à peine quelques jours auparavant. Isaiah Thomas a gagné le respect de tous, surtout des fans des verts. Il est adulé, le surnom King in the Fourth lui va comme un gant… Mais la NBA est avant tout un business. Quand on a Danny Ainge en GM, il vaut mieux le savoir. BOOM. La bombe explose fin août, IT va à Cleveland en lieu et place de Kyrie Irving. OMG, blockbuster trade. On ne va pas refaire l’histoire ensuite, mais le Lutin a été blessé à la hanche droite jusqu’en janvier, puis il ne s’est jamais intégré chez les Cavaliers. Il leur a donc servi de monnaie d’échange dans le cadre de l’arrivée de Jordan Clarkson et Larry Nance Jr. dans l’Ohio. Le meneur est depuis back-up de Lonzo Ball aux Lakers, mais il commence à montrer le bout de son nez, en alignant 17,1 points et 5,7 assists de moyenne en 29,4 minutes par match au mois de mars. En fin de contrat cet été, il met un coup de collier pour faire remonter sa côte. Et s’il devait choisir une destination, cela pourrait être Boston. Il ne ferme en tout cas pas la porte, au vu de sa réponse à une question d’un fan, lors d’une session Q&A sur Twitter :

Alors, oui, IT ne crie pas son amour inconsidéré à Beantown sur ce tweet. Il n’indique même pas que ce serait une destination privilégiée. Ceci dit, ses meilleures années se sont clairement déroulées sous les ordres de Brad Stevens dans le Massachusetts. Comme il l’a malheureusement appris à ses dépens, tout peut arriver en NBA, on peut être franchise player d’une équipe mythique, puis se retrouver en position de semi-paria dans la Ligue, où personne ne veut plus vraiment de vous. C’est plus ou moins la position dans laquelle se trouve King in the Fourth. Dans sa dernière année de contrat à hauteur de 6,2 millions de dollars, Isaiah Thomas n’a pas d’option, de qualifying offer ou quoi que ce soit pour l’an prochain. Il sera libre de tout contrat cet été, les 30 franchises pourront essayer de l’attirer chez elles. Un des soucis que pose le meneur de poche, c’est qu’il veut s’en mettre plein dans cette dernière. L’an dernier, en fin de saison, il méritait largement son contrat max auprès de nombreux observateurs. On se serait littéralement jeté sur lui afin de lui offrir. Aujourd’hui, la situation est différente.

Il a été blessé à répétition, il est en manque de rythme, a du mal à finir ses pénétrations d’antan, et ses shoots, notamment du parking, avec un pauvre 29,3% de derrière l’arc cette saison. Pizza Guy isn’t delivering as usual. Cela lui a pris du temps pour revenir de sa convalescence. Il commence à peine à retrouver son rythme, mais la phase régulière est bientôt terminée, puisqu’il reste douze matchs à jouer aux Lakers. Les Angelinos n’iront pas en Playoffs, ainsi, la saison d’IT est bientôt terminée, il n’aura donc pas le temps de montrer son réel niveau pour avoir un contrat aussi juteux que ce qu’il l’espère cet été. De plus, au-delà de la question financière, Isaiah Thomas veut absolument une place de titulaire à la mène dans un roster NBA. Le souci, c’est que c’est un des postes les plus fournis de la Ligue. Il y a très peu de franchises qui n’ont pas de top meneur, ou de jeune pépite prometteuse au poste 1. Il n’y a guère que quelques équipes qui traînent au fond des Conférences qui n’ont pas de meneur installé et performant. C’est compliqué de trouver une place de starter. Et ça le serait d’autant plus chez les Celtics. Celui qui l’a remplacé lors du trade avec les Cavs, Kyrie Irving, a trouvé ses marques. Il est devenu plus complet, il se sent bien, et a mené son équipe jusqu’au top 2 à l’Est, en attendant de se confronter à LBJ dans une éventuelle Finale de Conférence. Uncle Drew est un top 10 meneur en NBA, assez largement, il paraît donc indéboulonnable du starting five. Cependant, allez, si Isaiah Thomas met son ego de côté, accepte de mener une second unit d’un prétendant au titre, en voyant ses prétentions salariales à la baisse, Boston est la destination de rêve pour lui. Il est toujours apprécie à Beantown, il a laissé des souvenirs assez impérissables dans les mémoires. Même si le roster a quelque peu changé, le vestiaire des verts pourrait voir d’un bon œil le retour de son franchise player de 2016-17. Le public l’aime, c’est sans doute également le cas des joueurs.

Danny Ainge a réussi son coup, en transférant le Lutin pour Irving, son équipe a progressé. Cependant, il a, en quelque sorte, sacrifié IT sur l’autel de la réussite. Il ne méritait pas ça, même le GM des Celtics doit s’en accommoder. Un juste retour des choses serait peut-être une fleur, ou un trèfle à quatre feuilles de la part de Danny, alors que les deux hommes se sont réconciliés en début d’année, soit un spot dans le roster de Brad Stevens, qui a aidé, par son système, Thomas à s’épanouir et à grandir en tant que joueur. La masse salariale de Boston est par contre déjà élevée, il n’y a pas de quoi filer un max. Si Marcus Smart ne resigne pas, il y aurait peut-être les moyens financiers, et la place pour filer les clés de la second unit du Massachusetts au King of the Fourth. Un Lutin qui revient en pays conquis aider des Korrigans, ça aurait de la gueule.

Tout ceci n’est que supposition, mais Isaiah Thomas n’est pas fermé à un éventuel retour chez les Celtics. Ce serait peut-être l’endroit idoine pour qu’il retrouve un niveau similaire à celui de ses années All-Star. Les conditions sont encore loin d’être réunies, mais IT vient d’envoyer un petit message subliminal à Brad Stevens et Danny Ainge : « Coucou, c’est moi l’ex-franchise player que vous avez dégagé comme un malpropre. Vous vous souvenez ? Oui, et bien, je reviendrai bien faire un tour, le climat de Boston me manque… Que dites-vous de cet été, qu’on se rencontre autour d’un verre, pour discuter un peu ? »…

Source texte : Twitter/@isaiahthomas

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