One-on-One

En pleine bourre ces dernières semaines, Terry Rozier est entré dans une nouvelle dimension

Actuellement décimée par les blessures, la franchise de Boston a repris sa marche en avant hier soir à Orlando, grâce notamment à un bon Terry Rozier. Ce dernier, qui est dans sa troisième saison NBA, confirme match après match sa belle progression. Il est aujourd’hui une pièce très importante du collectif Celtics.

31 janvier 2018. TD Garden, Boston. Ce soir-là, les Celtics accueillent les New York Knicks, et Terry Rozier est sur le point de connaître sa première titularisation en carrière. Avec le forfait de Kyrie Irving, mais aussi ceux de Marcus Smart et Shane Larkin, le jeune joueur formé à Louisville est en effet propulsé dans le cinq des Celtics par le coach Brad Stevens, qui le récompense ainsi de sa belle première partie de saison en sortie de banc. C’est évidemment un grand moment pour lui, et il ne passe pas à côté d’une telle opportunité. Mieux, il réalise une performance historique. En l’espace de 33 minutes, Rozier fait la totale aux Knicks. 17 points, 11 rebonds, 10 passes décisives, avec une large victoire en prime 103-73. En réalisant un triple-double lors de sa première titularisation en NBA, il entre dans un cercle très fermé dans lequel se trouve qu’un seul autre joueur, à savoir… Tony Wroten, auteur d’un exploit similaire le 13 novembre 2013. Depuis ce dépucelage très réussi, Terry Rozier n’est pas redescendu de son nuage. Au contraire, il a enchaîné. En février, il a tourné à 15,5 points par rencontre, soit six de plus que sa moyenne lors des premiers mois de la saison, le tout en 28 minutes de jeu. A ça, vous ajoutez 4,3 rebonds et 3,5 assists, ainsi qu’une adresse très intéressante du parking (45,9 %). Rebelote en mars, où c’est toujours aussi solide avec 16,2 points par match (à 42,9 % à trois points), 4,7 rebonds, 4,2 passes décisives en 33 minutes. Bref, pas besoin de vous faire un dessin, vous avez compris que l’ami Rozier est devenu un élément important qui possède désormais un rôle élargi dans la maison verte.

Derrière la preuve numérique que représentent ces statistiques, il faut regarder les matchs de Boston pour vraiment se rendre compte à quel point Terry Rozier a pris de l’ampleur. A l’image de son coéquipier Marcus Smart, le natif de Youngstown dans l’Ohio apporte bien plus que ce que montrent les chiffres. Petit par la taille mais grand par le cœur, il fait partie de ces joueurs très précieux qui font un bien fou à un collectif. Confiance en soi, énergie, défense, travail… voici les mots que l’on pourrait utiliser pour qualifier Rozier. Autrement dit, il incarne parfaitement le basket made in Beantown, et le public du TD Garden est logiquement tombé sous son charme. Idem pour Brad Stevens, qui n’a pas hésité à encenser le meneur de 24 ans récemment (via masslive.com).

« Terry est phénoménal, mais on s’y attendait. Il a une belle éthique de travail, c’est un compétiteur, c’est un dur, il est athlétique. Sans aucun doute, il va continuer à progresser avec toutes ces qualités. »

Evidemment, tout n’est pas parfait non plus. Terry Rozier est encore en phase d’apprentissage et il doit être plus régulier dans ses performances. Ces dernières semaines, on l’a vu claquer 31 points contre les Hawks, soit un record de carrière, avant de passer au travers face à Indiana avec un 1/11 au tir. Tout ça pour dire qu’il peut occasionnellement avoir des trous d’air, ce qui est tout à fait normal pour un joueur qui a vu ses responsabilités se démultiplier.

Désormais, il sera intéressant de voir comment Rozier va finir la saison. Titulaire à la mène lors des deux dernières rencontres pour pallier l’absence de Kyrie, Terry retournera sur le banc une fois qu’Uncle Drew sera de retour. Mais ce n’est pas pour autant que son rôle va diminuer. Avec la blessure de Marcus Smart, tout juste opéré du pouce, les Celtics ont perdu un élément crucial de leur effectif et Rozier devra donc continuer à cartonner dans le costume de remplaçant de luxe. Boston a besoin de son intensité et de sa présence des deux côtés du terrain, surtout en ce moment quand l’infirmerie est pleine à craquer. Au niveau du classement, les hommes de Brad Stevens n’ont plus grand chose à jouer, eux qui finiront sauf tremblement de terre à la deuxième place de la Conférence Est, derrière les Dinos de Toronto. Mais au niveau du momentum, les Celtics se doivent de bien terminer la saison régulière afin d’attaquer les Playoffs du bon pied et prolonger l’aventure le plus longtemps possible.

Quand on pense aux jeunes joueurs prometteurs qui représentent le présent et le futur de Boston, on pense souvent à Jaylen Brown et Jayson Tatum, mais pas assez à Terry Rozier. Le meneur de jeu remplaçant des Celtics a prouvé ces dernières semaines qu’il était capable d’apporter beaucoup de choses à son équipe. Plus important encore, il a montré qu’il n’avait pas peur des responsabilités. Lui qui parlait d’être meneur titulaire en NBA, pour le moment il a la plateforme afin de s’exprimer. 

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top