Timberwolves

Andrew Wiggins mécontent d’être une troisième option aux Wolves : d’où vient la frustration du swingman ?

Andrew Wiggins

Alors Andrew, on fait la tête ?

Source image : NBA League Pass

Sur le papier, tout à l’air de rouler pour Minneapolis, qui est cinquième à l’Ouest, avec deux matchs d’avance sur la neuvième place. Les Wolves devraient retrouver les Playoffs après treize longues années d’absence. Thibodeau fait le boulot, les arrivées de Butler et Teague sont un succès, Towns se développe. Cependant, Andrew Wiggins, longtemps sur le devant de la scène, est cantonné à un rôle de troisième option. Cela ne semble pas ravir le swingman, qui a perdu de l’importance sur le terrain, et qui se serait dit frustré. Il doit s’adapter, mais son équipe doit faire de même avec lui pour que cela fonctionne au mieux.

Les T-Wolves, longtemps dans le quartet de tête à l’Ouest, sont encore dans une bonne position pour viser une qualification en Playoffs, la première depuis la lointaine époque de Kevin Garnett. Des choses ont changé chez les Minnesota Bulls Timberwoles. Cela fait maintenant deux ans que Thibodeau est là. Il a ramené quelques éléments de sa glorieuse époque à Chicago : Taj Gibson, plus dernièrement Derrick Rose, et surtout Jimmy Butler. Le poste 2 ou 3 est arrivé cette saison à Minneapolis, il occupe en alternance ces positions sur le terrain, avec Andrew Wiggins. L’impact de Butler est satisfaisant, au niveau mental sur l’effectif, mais aussi sur le terrain où il est la première option offensive. Le petit chouchou de Thibs a pris de la place chez les Loups, au détriment de Wiggo. Depuis son arrivée dans la Ligue, en 2014, dans le cadre d’un trade avec les Cavs autour de Kevin Love, le Canadien a toujours été important dans sa franchise. Ce qui explique qu’il ait signé une belle extension de contrat de 146,5 millions de dollars jusqu’en 2022. Option numéro 1 ou 2 aux côtés de Karl-Anthony Towns, cela donnait un extérieur et un intérieur, soit pas de problème. Malgré tout, Minneapolis ne parvenait pas jusqu’à la postseason jusqu’alors. Des changements ont été opérés, et on a donc rajouté des joueurs capables d’exceller dans des registres similaires à ceux de Maple Jordan. Assez effacé, si ce n’est nonchalant sur un terrain, Wiggins a peu à peu perdu des responsabilités au profit de Buckets et Teague. Si l’arrivée du transfuge de Chi-Town a des points positifs, comme le fait de pousser Andrew à défendre plus fort, cela a des effets négatifs sur ce dernier. En effet, cette saison, il n’est que le troisième scoreur des Wolves, derrière Butler et Charles-Antoine Ville. Pis encore, il est le troisième à jouer le plus de pick-and-roll, derrière Jimmy B. et l’ancien d’Atlanta. Il n’avait pas ce problème l’an dernier, lorsque Ricky Rubio était le meneur des Loups, lui qui faisait beaucoup plus circuler la gonfle que Teague. De plus, l’actuel poste 1 du Target Center shoote bien plus que le faisait l’Espagnol, de quoi enlever quelques munitions à Wiggo. Cependant, c’est toujours celui qui prend le plus de tirs en moyenne chaque match (15,9 pour lui, contre 15,8 pour Butler). Cela s’explique par plusieurs faits : Wiggins aime la balle, et affectionne prendre sa chance. Puis, son meneur a raté onze matchs cette saison, ce chiffre s’élève à quatorze pour l’ancien des franchise player des Bulls. Enfin, le rookie de l’année en 2014 se trouve souvent en bout de chaîne sur les systèmes de Thibodeau, et prend donc beaucoup de shoots en fin de possession. Quand tu es es victime du leadership de Buckets, de la mène de Teague, et du développement de Towns, et que tu n’évolues pas, tu te fais rattraper par la patrouille, Bradley Wiggins. D’après les propos de Darren Wolfson dans l’émission de radio de KSTP/1500ESPN, Andrew aurait donc susurré à l’oreille de certains coéquipiers sa frustration de n’être une troisième option :

Alors qu’il est connu pour être discret, Andrew se serait exprimé en coulisses quant à son mécontentement. Sans lui donner raison, ou dire que c’est la bonne manière de faire, on peut comprendre la frustration de Wiggins. Bien sûr, on pourrait se dire que ça marche comme ça, les résultats sont là. Malgré tout, cela doit être dur pour celui qui tournait à 23,6 points l’an dernier de voir ses statistiques et options baisser. Parmi les jeux qui lui étaient destinés auparavant, certains ont été redistribués à Jimmy Butler. Cela lui donne moins de ballons, et le cantonne souvent à prendre des tirs extérieurs, ce qui n’est pas vraiment le fort du Canadien, avec 32,5% de réussite derrière l’arc cette saison. De fait, Andrew Wiggins est un slasheur, un mid-range shooteur, qui aime avoir le ballon dans les mains. Cette année, il ne pénètre que peu, et obtient seulement 2,4 lancers par match. Rester dans un corner à attendre que cela vienne, ce n’est pas vraiment son dada. La frustration semble tangible et compréhensible pour Wiggo, mais tant que ça marche, Thibs devrait continuer à appliquer ce schéma. Même s’il joue 36,2 minutes par match, soit dans le top 10 des plus gros temps de jeu de la Ligue (triste manie de Thibodeau), celui qu’on comparait à ses débuts à Jordan (et donc Kobe) ne paraît pas satisfait. Comment changer cela ? Il existe une second unit, dans laquelle il pourrait s’exprimer plus librement. Problème, elle est déjà aux mains de Jamal Crawford. Ainsi, il faudrait enlever quelques ballons des mains de Teague et de Butler pour les filer à Wiggins. L’ex-arrière des Bulls reste efficace, et c’est le rôle de Jeff de mener. Cela paraît donc complexe de modifier, ne serait-ce qu’un tant soit peu, la répartition de la gonfle chez les Wolves, d’autant qu’il en faut aussi pour nourrir le chaton. Mais que les fans de Wiggo se rassurent, même si des détracteurs prétendent qu’il décline cette saison, ce n’est pas forcément le cas. Puis, le Canadien n’est pas le premier à avoir ce type de souci lorsque Butler est dans une équipe (coucou Derrick, coucou Dwyane). Dans ces deux derniers cas de figure, cela s’était terminé par des séparations. Avec l’ailier de 23 ans, peu de chances que cela se passe ainsi, tout du moins si ça continue à rouler collectivement, surtout en Playoffs. Thibodeau aura toujours besoin de Wiggins, comme actuellement avec la blessure de Buckets. Depuis son absence, l’importance du ROY 2014 grandit, puisqu’il est passé à 20,7 points sur les sept derniers matchs, contre 17,9 unités quand Jimmy est là.

Du fait de son contrat, le taiseux Andrew devrait faire profil bas, même si des rumeurs de couloirs relatent son mécontentement. En attendant une éventuelle adaptation l’an prochain, Wiggo doit contenir sa frustration, tant que les résultats suivent. Si cela se passe mal, Thibs gardera Butler à tout prix, et le Canadien pourrait trouver une porte de sortie dans les étés à venir. Cela devrait quand même s’arranger pour Wiggins, pour qu’il continue à danser avec les loups.

Source texte : Dunking with Wolves, Twitter/DerekJamesNBA

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