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Derrick Williams aux Lakers pour 10 jours : oui, en effet, il est toujours vivant le Dédé

Derrick Williams

Ne vous fiez pas à sa dégaine, ce mec est un animal.

Source image : YouTube

Les Lakers ne sont pas encore éliminés officiellement de la course aux Playoffs. Ils ont malgré tout six matchs et demi de retard sur la huitième place à l’Ouest, alors qu’ils occupent actuellement la onzième place de cette Conférence. S’ils ne devraient pas voir la postseason, les Angelinos ne lâchent pas le morceau, et signent, en remplacement de Brandon Ingram, blessé, un vétéran qui vient faire une pige jusqu’à la fin de saison en la personne de Derrick Williams.

Les purple and gold arrivent bientôt au terme d’une saison plutôt réussie, comme en témoigne leur bilan actuel de 45% de victoires (29 succès pour 36 défaites). C’est en effet le meilleur résultat des Lakers depuis cinq ans. Le développement des jeunes joueurs suit son cours dans le roster, entre les rookies Ball et Kuzma, Julius Randle, et le plus performant d’entre eux, Brandon Ingram. Ce dernier s’est blessé aux adducteurs en début de semaine contre Portland. De quoi mettre fin aux derniers « espoirs » de qualification en Playoffs, alors qu’un calendrier compliqué attend les hommes de Walton sur la fin de saison (17 rencontres à jouer, dont 13 contre des équipes playoffables). Kyle Kuzma, un des plus gros steals de la dernière Draft (choisi en 27ème position) devrait prendre sa place dans le cinq majeur. Ce n’est pas tout à fait le même profil que l’habituel titulaire, Ingram étant plus capable de créer que Kuz. Mais afin de se renforcer, les Angelinos devaient trouver un  profil à peu près équivalent à celui de Tiny Dog, le temps de sa convalescence. Si l’on en croit Shams Charania de Yahoo Sports, le choix de Rob Pelinka semble l’amener vers Derrick Williams. Catalogué poste 3, il peut dépanner en 4, est capable d’amener de la création sur les ailes, et d’aller péter quelques tomars bien violents, de quoi remplir les top 10 des plus belles actions chaque soir.

D-Will (à ne pas confondre avec Deron Williams) et sa coupe de cheveux en feu d’artifice vont donc venir renforcer L.A., sous forme d’un 10-day contract. Si cela se passe bien, il pourrait même rester jusqu’à la fin de la saison régulière, puisqu’il a terminé le championnat chinois avant les Playoffs, son équipe des Tianjin Gold Lions terminant 18ème sur 20 en CBA. Comme c’est la coutume pour de nombreux anciens joueurs de NBA, Williams est parti s’exiler en Chine cette année, les Cavaliers ne l’ayant pas conservé en fin de saison dernière. Et comme les joueurs américains encore jeunes et performants en ont l’habitude, il va venir faire une pige dans la Ligue Nord-américaine en fin de saison, en espérant faire ses preuves à nouveau et trouver une place dans un roster pour la reprise, en octobre 2018. D-Will est un habitué de la NBA, puisqu’il a passé six saisons dans celle-ci. Deuxième choix de la Draft en 2011 derrière Kyrie Irving, il n’a jamais su exploiter tout le potentiel que les scouts pensaient avoir décelé en lui, faute de situation et de limitations. Les Timberwolves, sa première franchise, n’avaient pas eu le nez creux, puisqu’ils auraient pu choisir en lieu et place de l’ancien de la fac d’Arizona des joueurs comme Kawhi Leonard, Klay Thompson ou Jimmy Butler. Après avoir passé trois saisons dans le Minnesota, Williams a navigué entre Sacramento, Cleveland, New York et Miami. Parti s’enterrer en Chine a seulement 26 ans, celui qui est limite considéré comme un bon vétéran fait donc son retour en NBA, et va connaître sa sixième franchise. Il a aligné des stats correctes lors de l’exercice 2017-18 en CBA, en plantant 20 points et 6,6 rebonds en moyenne par rencontre. Ces chiffres sont évidemment à prendre avec des pincettes, puisque Jimmer Fredette est plus ou moins Jordan sur place et il y a peu de chances que Dédé produise les mêmes performances avec les Lakers. Williams pourra par contre électriser le Staples Center avec des tomars, si ce n’est des posters ravageurs. Puis il pourra s’intégrer au roster, amener du shoot de loin, du spacing, mais surtout de l’énergie aux Angelinos. Le tout en 10 jours, have fun.

C’est sûr, Derrick Williams n’est pas le futur franchise player des Lakers. Mais s’il pouvait être au niveau de sa meilleure saison en NBA (12 points et 5,5 rebonds de moyenne en 2012-13 avec Minny), cela rendrait un fier service à LA. Il devra éviter d’être croqueur comme il sait le faire, sur un temps de jeu qui risque d’être assez limité. Cependant, s’il peut nous gratifier de sublimes highlights, comme son poster sur Bismack Biyombo, le public et les fans de LA pourraient bien en faire leur petit chouchou, le temps de quelques jours.

Source texte : Yahoo Sports

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