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LaMarcus Aldridge regrette la gestion de sa relation avec Damian Lillard : le vétéran n’est pas le roi de la com’

LaMarcus Aldridge Damian Lillard

Même à 32 ans, on apprend encore.

Source image : YouTube

Parti des Blazers à l’été 2015, LaMarcus Aldridge a laissé une drôle d’image à la franchise de l’Oregon. Leader sur le terrain mais très silencieux en dehors, le vétéran de 32 ans regrette de ne pas avoir échangé davantage avec Damian Lillard lorsqu’ils étaient coéquipiers.

Actuellement dans sa douzième saison NBA, LMA est le franchise player par défaut des Spurs en attendant le retour de Kawhi Leonard. Le sextuple All-Star assume ce rôle sur le terrain avec des statistiques solides, dans les moyennes de ce qu’il produit depuis son arrivée dans la Ligue à hauteur d’environ 22 points et 8 rebonds par match. Des chiffres en hausse par rapport à l’année dernière, où l’ailier-fort ne se sentait pas désiré par son coach et au bout de laquelle il avait même réclamé un transfert à Gregg Popovich et les dirigeants texans. Requête évidemment refusée par San Antonio qui comptait bel et bien sur le natif de Dallas pour cette campagne 2017-18. Or, cet épisode révèle tout de même une chose, LaMarcus ne fait pas son trou facilement et manque terriblement de confiance humaine si ce n’est pas sur le plan sportif. De nature très réservée, il a longtemps souffert du manque de reconnaissance de la part des médias, se sentant régulièrement rabaissé face à Brandon Roy et Damian Lillard notamment. Le Texan a mis le temps mais il a réalisé aujourd’hui que son attitude n’était peut-être pas la bonne vis-à-vis des médias et de ses coéquipiers les plus talentueux. Il est revenu sur sa relation avec Dame DOLLA dans une longue interview avec Michael Pina de Vice.

« C’est toujours dur pour moi de trouver cet équilibre où je peux dire à quelqu’un de ne pas faire ça ou de faire ça autrement. Je ne veux pas qu’il [Damian] ait l’impression que je l’empêche de devenir le joueur qu’il veut être. Je regrette de ne pas lui avoir parlé certaines fois mais j’ai l’impression que j’essayais de me trouver moi-même. […] Je dirais que j’en ai plus appris sur nous deux depuis que je suis parti et ça nous aurait aidé quand j’étais encore là-bas. J’ai tiré de cette expérience. J’essaye d’être meilleur et de ne pas me brider parce que je sens que les gens savent qui je suis et ils savent que je n’ai pas de mauvaises intentions. Je suis plus réservé et je ne voulais surtout pas essayer de l’empêcher de briller. J’allais juste dans mon coin et je le laissais faire ses trucs. Je pense que si lui et moi avions communiqué à l’époque autant que nous le faisons maintenant, les choses auraient été totalement différentes. »

Lors de son départ de Portland, les rumeurs avaient dévoilé une relation difficile entre les deux All-Stars des Blazers. Pas le genre de rapport que l’on attend entre les deux meilleurs joueurs d’une équipe qui dispute tous les ans les Playoffs. A l’époque, LMA était dans son prime tandis que Dame venait d’arriver dans la Ligue. Mais plutôt que de prendre le meneur sous son aile, Aldridge a continué comme avant, sans porter trop attention au Californien. Pire, malgré son statut de star, il n’a jamais eu cet impact dans le vestiaire ni ce rôle de leader vocal à l’inverse du numéro 0. De fait, il n’a pas bénéficié de la reconnaissance qu’il estimait mériter de la part des médias qui préféraient s’intéresser au ROY 2013. Aujourd’hui, LMA gère mieux sa communication avec ses coéquipiers et dans les journaux, à l’instar de cette belle interview donnée dans Vice. Il arriverait ainsi certainement à beaucoup mieux gérer la situation qui était la sienne à Portland sans avoir besoin de forcer son naturel en intervenant partout dans les médias. Malheureusement pour Rip City, cela fait partie du développement d’un joueur professionnel et chacun réalise cet apprentissage à son rythme.

Sous contrat à San Antonio jusqu’en 2021, LaMarcus Aldridge devrait terminer sa carrière à San Antonio. Contrairement à ce qu’il semblait penser l’été dernier, les Spurs correspondent peut-être le plus à son caractère discret. Honnêtement, quelle destination pouvait-il espérer de mieux qu’un club abonné aux Playoffs où le collectif prime sur les individualités sur le terrain comme dans la presse ?

Source texte : Vice

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