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Les Warriors font leur spéciale à New York : 3ème quart infernal, balade du lundi soir au Garden

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Source image : NBA League Pass

En hibernation pendant toute une mi-temps, les Warriors ont ensuite décidé de vraiment jouer au basket et ce qui était encore un match n’en fût plus un : visite guidée au Madison Square Garden, la marche à suivre était toute tracée…

C’est peut-être ce qu’il y a de plus terrible, avec ces Warriors. Le sentiment de les avoir parfois au bout des doigts, sentir qu’on peut tenir le regard jusqu’au bout, puis soudainement s’effondrer en les voyant augmenter d’un claquement de doigts leur niveau de jeu. La confiance du champion, l’expérience des anciens, le tout enrobé d’une confiance surréaliste. Le show made in Oakland était bel est bien présent ce lundi au MSG, et pourtant la première mi-temps était davantage rythmée par les hôtes que les visiteurs. Entre un Emmanuel Mudiay chaud-bouillant, les initiatives de Trey Burke et quelques filoches signées Kyle O’Quinn, les hommes de Jeff Hornacek se permettaient de réaliser l’impensable : mener les Warriors à la fin du premier quart… et du second. Oui, la défense si insupportable des Dubs déployée face au Thunder ce weekend était totalement absente, les espaces de pénétrations étant immenses pour tenter des Knicks motivés. De quoi paniquer sur le banc de Steve Kerr ? Certainement pas. Mais on se demandait justement si la version spéciale allait être activée, si le menu 100% Warriors serait proposé en sortie de vestiaire, si la vague californienne allait s’abattre sur Broadway sans laisser la moindre chance aux habitants de Gotham.

Well, oui, c’est bien ce qui s’est produit.

Menés d’un petit point en rentrant dans leur case, les potes de Draymond Green décidèrent d’arrêter les conneries et le jeu du chat et de la souris avec les Knicks. On s’est bien marré, on a bien visité la Grosse Pomme hier soir, maintenant place aux choses sérieuses. La mixtape McGee laissait place à celle de Curry, pendant que Durant et Iguodala y allaient de leur petite bombe personnelle. Et après une première mi-temps solide, Klay Thompson ponctuait tout ça d’une performance aussi efficace que polyvalente. Pas le temps d’aller chercher le popcorn que l’écart était déjà de 12, tu rends la monnaie qu’on est déjà à 20. Insupportable réalité que celle imposée par Golden State à sa concurrence, quand la deuxième période démarre et tout le monde est branché sur le même secteur. Ce qui jusque là était une chouette partie de ballon-panier avec deux équipes engagées se transforma en véritable leçon, le Garden réduisant clairement son volume global et checkant la timeline sur Twitter plutôt que les joueurs présents sur le parquet. Est-ce que cette technique jouera des tours à GS, un jour ? Peut-être bien, car Kerr ne supporte pas vraiment qu’on tâtonne lorsqu’on a autant de talent. Mais pour le moment, le coach des Dubs sait qu’il a de la marge et que ses joueurs en ont besoin. Avant de se rendre à Washington tout en évitant la Maison Blanche, il fallait bien faire mumuse avec les Knicks dans leur propre enceinte, non ?

Le 39 à 18 qui fait mal, le genre de quart où tu vois rien passer, le type de période durant laquelle tu te demandes pourquoi tu t’es pointé à l’heure à la salle. Les Knicks ont bien tenu, mais les Knicks ont fait comme beaucoup d’équipes cette saison : réalisé qu’une fois les Warriors focus, il n’y avait pas grand chose à faire.

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