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Le cas Marquese Chriss : les Suns commencent à se poser des questions, nous aussi

Marquese Chriss

Hakeem Warrick te salue Marquese.

source : youtube

Au soir de la Draft 2016, les Suns ont passé un accord avec les Kings. Un deal qui a vu les Cactus envoyer Bogdan Bogdanovic ainsi que leur pick n°13 (Georgios Papagiannis), leur pick n°28 (Skal Labissiere) et deux seconds tours afin de pouvoir sélectionner en huitième position et prendre le dénommé Marquese Chriss. Ryan McDonough croyaient donc vraiment en ce jeune ailier-fort pour offrir une si belle contre-partie à Vlade Divac et son staff. Cela semble être moins le cas aujourd’hui…

Et c’est assez logique, finalement. Car alors que nous entrons dans le dernier tiers de cet exercice 2017-2018, Marquese Chriss n’a montré aucun signe de progression sur la cinquantaine de matchs auxquels il participé lors de cette saison qui est donc sa deuxième. Rookie, il avait montré un vrai potentiel à travers ses aptitudes athlétiques très impressionnantes et un shoot de loin pas dingue mais qui semblait pouvoir devenir très correct avec un peu de boulot. Il a joué les 82 matchs des Suns l’an dernier en étant titulaire à 75 reprises et on se disait que ce jeune ailier-fort de 2m08 pouvait vite devenir un valeur solide du poste 4, un gars qui posait sa quinzaine de points et grattait ses 7 ou 8 rebonds tous les soirs. Pourtant, et même si Chriss n’aura que 21 ans en juillet prochain, les questions commencent à fuser dans les têtes des dirigeants des Suns quant à l’avenir et l’importance qu’ils doivent accorder à ce minot qu’ils ont tellement voulu 18 mois auparavant. Chriss est-il l’avenir du poste 4 chez les Suns ? Si l’on en croit les propos tenus par Ryan McDonough dans le podcast de Dave Burns et John Gambadoro sur Arizona Sports FM, il n’est pas du tout sûr que le GM de Phoenix soit de cet avis.

McDonough parle ici de régularité, de consistance dans le jeu. Il faudrait effectivement que Chriss en montre un peu. Déjà, entre sa saison rookie et celle de sophomore, on constate une baisse – légère mais une baisse tout de même – dans son apport offensif. Nettement moins de points marqués (de 9,2 à 6,9) ainsi que des pourcentages au tir assez inférieurs. Tout cela alors que le temps de jeu de l’ami Marquese est le même. Ensuite, on constate régulièrement que Chriss a du mal à trouver sa place sur le parquet, qu’il manque de discipline défensive voire de discipline tout court étant donné qu’il est capable de monter très vite dans les tours et de partir en vrille pour pas grand chose. Il excelle dès qu’il y a des espaces, car ses qualités physiques lui permettent de prendre le dessus mais dès qu’il faut bien se placer, dès qu’il faut jouer depuis le poste bas ou juste faire un bon choix sur demi-terrain, Marquese semble (déjà) montrer des limites peu rassurantes. Bien évidemment et comme précisé précédemment, il n’a pas encore 21 ans. Il serait donc injuste de le condamner ou de le classer tout de suite dans la catégorie « Wanna be like Hakeem Warrick » mais il est compréhensible que le staff dirigeant des Suns se pose des questions et soit déjà en train de réfléchir à l’avenir de ce jeune joueur. D’autant plus que Jay Triano fait de plus en pus confiance à Dragan Bender et si  le Bosnien est loin d’avoir la détente ou la puissance de Chriss, il a en revanche un sens du jeu indéniablement élevé et des qualités techniques magnifiques pour un joueur de cette taille (2m16). De quoi donner à réfléchir…

Il reste 23 rencontres aux Suns avant la fin de cette régulière. Collectivement, ils ne jouent plus rien si ce n’est la meilleure place possible à la prochaine Draft. Individuellement, Marquese Chriss lui joue vraiment quelque chose : sa crédibilité. Il doit montrer que son potentiel n’est pas juste athlétique, sinon son avenir ne sera pas aussi rose que ce qu’il aurait pu croire au soir de la Draft 2016…

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