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Julius Erving aka Dr. J : l’histoire derrière un des surnoms les plus mythiques de tous les temps

Julius Erving

Julius Erving est une des légendes du game, sur playground, en ABA ou en NBA. Mais d’où sort son surnom, Doctor J. ?

Source image : Amman - Trashtalk

Juge émérite du dernier Dunk Contest lors du All-Star Weekend de Los Angeles il y a moins d’une semaine, Julius Erving en connaît un rayon pour ce qui est de mettre les mains dan la marmite. Bien avant l’apparition à la TV de la NBA, bien avant le développement de la légende de Michael Jordan, Dr J. sévissait déjà dans la ABA, ainsi que dans les playgrounds les plus mythiques. Mais d’ailleurs, d’où provient ce surnom qui a traversé les âges et les époques jusqu’à aujourd’hui ? Célébrons, en l’honneur de son anniversaire, celui qui faisait rugir les fans de tout âge, et son surnom aussi mythique qu’intemporel.

Un des joueurs les plus mystérieux, mais aussi un des plus incroyables et exceptionnels. Voilà comment on pourrait qualifier le dunkeur de folie qu’était Julius Erving. Revenir sur la carrière de Dr J., c’est se replonger dans une autre époque, celle où His Airness n’existait pas encore. Ceci dit, le précurseur de ce qu’a été Michael Jordan, c’est bien The Doctor. 16 saisons, 5 en ABA, 11 en NBA avec les 76ers après la fusion des deux ligues. Des tomahawks jamais égalés, alors que le docteur a tiré sa révérence il y a plus de 30 ans. Il aimait le basketball, par dessus tout. Mais il souhaitait le jouer comme il l’entend. Brimé par les règles NCAA (pas de dunk à l’époque), il voyageait de park en park, impressionnant tous les publics qui croisaient sa route. Sa légende, toujours bien vivante aujourd’hui, s’est formée par son style, son attitude cool, et des tomar ravageux, à l’image du « Rock The Baby » Cradle Dunk. Mais s’il y a bien un lieu qui symbolise la montée du phénomène Julius Erving, c’est Rucker Park. Il a trimbalé sa mythique coupe afro à la Mecque du streetball, où les plus grandes légendes se sont affrontées, entre Nate « Tiny » Archibald et Kareem Abdul-Jabbar en passant par Earl « The Pearl » Monroe. Mais Rucker Park, c’est la maison de Julius. La phrase « the Doctor is operating tonight » a fini par raisonner dans cette enceinte mythique, au milieu de milliers de badauds qui montaient sur les toits, les ponts pour pouvoir apercevoir les premiers alley-oops d’Erving. Cependant, le surnom The Doctor, ou Dr J. n’a pas de suite fait son apparition au sein des playgrounds de Harlem. En effet, comme il est expliqué dans le documentaire « When Greatness Meets Class« , Julius Erving a dû imposer son seul et unique surnom, Dr J. :

 » Ils l’appelaient avec différents noms, comme Little Hawk (Petit Aigle). Il est allé voir l’annonceur qui commentait le match, et a dit : Je ne suis pas Little Hawk, Little Hawk c’est Connie Hawkins. « 

Et quand ce n’était pas Little Hawk, c’est un surnom qu’on connaît bien aujourd’hui qui était envoyé sur la table.

« ‘The Claw (la griffe) a la balle !’ Et je me demandais : ‘Mais de qui il parle ?’ Il m’appelait The Claw, je ne veux pas être The Claw. »

« Ils le surnommaient par toutes sortes de noms : ‘Oh, quel rebond de Black Moses (le Moïse Noir)!’ Mais de quoi vous parlez ? « 

Finalement, Erving est allé s’adresser à l’annonceur du Rucker, et lui a dit :

« Si tu veux m’appeler d’une certaine façon, appelle moi The Doctor. »

Voilà ce qui a popularisé le surnom de Julius Erving auprès du grand public. Et oui, il y a bien eu un The Claw avant Kawhi Leonard, même si l’ancien des Sixers n’appréciait manifestement pas ce surnom. Mais une chose est claire, pour Julius, un seul surnom lui allait comme des sneakers aux pieds, c’est Dr J. Ceci étant dit, ce n’est pas sur Rucker Park que ce mythique nickname est apparu. C’est un peu plus tôt, à l’époque où le jeune Julius n’était encore qu’un lycéen, mais déjà un animal. Pendant les années 60, Erving était en high school, plus précisément au lycée Roosevelt, à New York. Sous les ordres de Ray Wilson, lui et son collègue Leon Saunders ont fait leurs armes peu à peu. Et comme tout jeune lycéen, ça rigole, ça se chambre, et ça se donne des surnoms. Alors qu’Erving a surnommé Saunders The Professor, son ami lui a rendu la pareille, et l’a affublé du désormais mythique The Doctor. Quasiment 50 ans plus tard, ce surnom a traversé les générations. Il l’a suivi en ABA, avec les Sixers en NBA, et même aujourd’hui, le nom raisonne toujours lors de discussions sur les plus beaux dunkeurs all-time. Au delà de son incroyable surnom, Erving a gardé une aura immense sur toute la Ligue, et a marqué une époque où le basketball n’était que le troisième sport majeur aux USA, derrière le football américain et le baseball.

De Julius Erving, le public et la légende retiendra sa précocité, un athlète incroyable qui pourrait sévir aujourd’hui dans la NBA actuelle. Mais on se rappellera aussi des tomahawks incroyables, de l’explosivité, de l’attitude « cool » tellement appréciée par les jeunes qui ont grandi en le regardant jouer. Et pour ceux qui n’ont jamais vu les images, un documentaire dénommé « The Doctor » est sorti en 2013. Ce surnom incroyable traversera les générations et les âges pendant longtemps, alors qu’Erving pouvait terroriser n’importe quelle raquette jusqu’à ses 35 ans. Le coolissime Dr J. ne fait pourtant pas peur, tout le monde devrait aller le voir. Comme disait un autre Doc : « Viens, voir, viens voir le Docteur non n’aie pas peur« .

Source texte : Ozy, onemanfastbreak, sportsonearth, YouTube, The Doctor

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