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Six joueurs des Pacers ont demandé à Kevin Pritchard de ne pas bouger à la deadline : un vestiaire qui vit bien

Indiana Pacers - pari

Qui est prêt pour le game winner de Totor qui éliminera les Cavs en mai ?

Source image : YouTube

Les Pacers sont l’une des belles surprises cette année. L’équipe aurait pu partir dans tous les sens depuis le début de la saison, et surtout à l’approche de la trade deadline. Mais nous avons affaire à un groupe qui vit très bien. L’équipe de Kevin Pritchard le sait et a souhaité voir jusqu’où ce groupe pouvait aller. 

Si on devait citer l’équipe qui nous étonne le plus cette saison, les Pacers seraient clairement dans la discussion. Nombreux étaient les observateurs à ne pas donner cher de leur peau avant le premier coup d’envoi de l’année. En effet, après le départ de Paul George vers le Thunder, on aurait pu croire que la franchise de l’Indiana allait sortir une saison à trente victoires, en décrochant un tour de draft moyen après avoir fini dans la deuxième partie du tableau de l’Est, bien loin des huit spots qualificatifs pour les Playoffs. Mais le groupe mené par Nate McMillan en a visiblement décidé autrement, puisqu’à l’heure du All-Star Weekend, les Pacers présentent un bilan de 33 victoires pour 25 défaites, et sont cinquièmes à l’Est. Evidemment, tout cela n’aurait pas été possible si Victor Oladipo n’avait pas élevé son jeu à un niveau qui lui vaudra de jouer dimanche lors du match des étoiles.

Cependant malgré ces résultats inespérés, à l’approche de la trade deadline, le management de l’Indiana aurait pu penser long terme et chambouler un effectif qui n’apporte que de petites voire pas du tout de garanties pour la saison prochaine. En effet, on ne sait pas forcément où joueront Bojan Bogdanovic, Darren Collison Al Jefferson et Lance Stephenson l’année prochaine. Thaddeus Young et Cory Joseph ont eux des player options qui pourraient donner plusieurs possibilités au management, afin de créer un effectif plus équilibré et consolider pour le futur. Les Pacers auraient également pu être une destination potentielle pour Kemba Walker, les Hornets cherchant actuellement un point de chute pour leur meneur qui sera agent-libre en 2019. Ils auraient aussi pu transférer plusieurs de leurs joueurs pour acquérir de jeunes possédant un contrat sécurisé, dans le cadre d’une éventuelle reconstruction. Mais il n’en a rien été. Lors de la trade deadline, les Pacers sont tout simplement restés silencieux, et si certains se sont posés des questions sur la raison de ce silence, nous avons obtenu un gros élément de réponse, grâce aux propos de Kevin Pritchard recueillis par Clifton Brown, journaliste au IndyStar.

« Six joueurs de l’équipe sont venus me voir, c’est la première fois que ça m’arrive dans ma carrière d’exécutif, et ils m’ont dit ‘Ne séparez pas cette équipe’. Ça a vraiment joué pour moi. »

Une démarche qui en surprendra certains, mais que beaucoup trouveront finalement logique lorsqu’on voit évoluer le groupe d’Indianapolis sur les parquets. Les joueurs semblent heureux de jouer ensemble, les uns pour les autres, le tout se concentrant évidemment autour d’un énorme Totor Oladipo qui peut prendre le match à son compte quand ça devient tendu. Comme dirait un certain Didier D, le groupe vit bien. Et cette impression a d’ailleurs été confirmée par Jim Ayello de l’IndyStar.

« Al Jefferson est un homme très bavard, toujours heureux de parler longuement de n’importe quoi. Pourtant, quand il a vu Kevin Pritchard pour la première fois après que les Pacers soient restés inactifs lors de la NBA trade deadline, il n’en a utilisé qu’un seul. ‘Merci,’ a t-il déclaré au président des Pacers. Pour Jefferson, un unique petit mot qui avait beaucoup de sens. ‘Merci pour me garder dans ce vestiaire que j’aime. Merci pour n’avoir tradé aucun de mes amis. Merci de croire que cette équipe peut continuer de défier les pronostics.’ Il se dit que Darren Collison et Bojan Bogdanovic, qui sont membres des Pacers depuis moins d’un an, font partie des six qui ont approché Pritchard. Ressentir cet attachement envers ses coéquipiers après à peine une saison passée dans le même vestiaire est rare. Il se dit également que Jefferson n’était pas l’un des six joueurs qui ont approché Pritchard. »

Des anecdotes plus que sympathiques, qui ajoutent un peu plus de paillettes à une histoire qui était bien assez belle. Les mauvaises langues diront que même si ce groupe va sûrement se qualifier pour les Playoffs, ils n’ont aucun véritable avenir ensemble et vont probablement se faire sortir dès le premier tour. Et ils risquent bien d’avoir raison. Il est évident que pour beaucoup de franchises, cette perspective serait loin d’être suffisante. Mais pas pour Indiana. Pas pour ces Pacers qui en ont pris plein la gueule après le trade de Paul George, et qui aujourd’hui s’éclatent sur les parquets tous les soirs. Alors non, ce groupe ne sera pas champion, et se retrouvera sûrement en vacances au début du mois de mai. Sauf que pour eux, c’est amplement suffisant. A moins qu’ils nous surprennent, une fois de plus.

Ce soir, Victor Oladipo évoluera aux côtés de la crème de la crème de la Ligue, et sa présence symbolisera parfaitement l’année réussie que sont en train de réaliser lui et ses partenaires. Une récompense justifiée, pour un groupe qui fait vraiment plaisir à voir. 

Source texte : IndyStar

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