Hakeem Olajuwon
PUBLI-RÉDACTIONNEL Old-School

Hakeem Olajuwon : du foot en Afrique au statut de légende NBA

Source image : Youtube

Le continent africain est souvent appelé le berceau de l’humanité. Pour Hakeem Olajuwon, il est avant tout le berceau d’une carrière légendaire en NBA. A l’occasion de la sortie au cinéma de la nouvelle production Marvel Studios “Black Panther” (le 14 février), TrashTalk vous propose de découvrir ou redécouvrir un peu de l’histoire de ce basketteur passé du Nigéria à Houston où il deviendra “The Dream”.

“Le Basketball est quelque chose de si unique. Immédiatement, j’ai adoré ce jeu et, vous savez, j’ai réalisé que c’était ma vie. Tous les autres sports sont alors devenus obsolètes.”— Hakeem Olajuwon

Une véritable vocation, découverte seulement vers la fin de l’adolescence. En effet, le Hakeem que la plupart des fans connaissent, celui qui a dominé lourdement les raquettes dans les années 90, n’a entamé son idylle avec la balle orange qu’à l’âge de 17 ans ! C’est tard pour espérer une vraie grande carrière, sauf quand on a des aptitudes inouïes. Avant cela ? Olajuwon jouait les gardiens de but au football dans la région de Lagos d’où il est originaire. Avec sa taille, son sens du placement et de l’anticipation ainsi que son agilité, Hakeem devait sûrement déjà tout contrer pour le plus grand bonheur de son entraîneur de “Soccer”. Mais cela ne l’empêcha pas de participer, en 1980, à un tournoi local de basket. Ce fut donc une révélation pour lui… Et pour quelques scouts bien avisés comme ceux de l’université de Houston où Olajuwon fila très peu de temps après.

Émigrer. C’est bien ce qu’a fait Akeem (oui, c’est ainsi que s’écrivait son nom à l’origine). Émigrer pour vivre à fond sa nouvelle passion aux Etats-Unis, sous les ordres d’un homme qui a tout de suite vu en lui le monstre qu’il allait devenir : Guy Lewis, le coach des Cougars de Houston. Quand le prodige nigérian arrive en 1981 chez l’Oncle Sam, Lewis est déjà en poste depuis 25 ans et il a vu passer quelques joyaux des parquets comme Elvin Hayes parmi tous les joueurs qu’il a coachés. Lewis veut alors associer son nouvel intérieur à Clyde Drexler pour partir à la conquête du titre universitaire. L’intégration se fera finalement assez facilement pour Olajuwon, sous la houlette d’un coach qui croit beaucoup en lui, qui le met en avant et qui hallucine jour après jour sur les qualités de joueur qui vient à peine de commencer à tripoter les balles de taille 7. Tellement hallucinant qu’un jour Lewis dit d’Hakeem qu’il “ressemblait à un rêve” (“looked like a dream”, de l’autre côté de l’Atlantique). Un surnom était né.

A partir de là, Olajuwon devient “The Dream” et le rêve n’en finit plus de devenir réalité. Enfin, le rêve… pour lui. Car pour les adversaires, il s’agit clairement plus d’un cauchemar tant cet intérieur les fait souffrir sous les cercles, sans qu’ils ne puissent y faire quoi que ce soit. Après deux finales NCAA perdues (1983 et 1984), Hakeem décidera qu’il est temps pour lui de filer en NBA. Cette année-là, par le plus merveilleux des hasards (un tirage à pile ou face), les Rockets récupèrent le premier choix de Draft au détriment des Blazers. Les dirigeants de la franchise de Houston n’hésitent pas une seconde et Hakeem Olajuwon devient numéro 1 de Draft. La belle histoire continue et elle ne va pas s’arrêter là. Car chez les professionnels, le numéro 34 des Rockets va tout casser. Ses douze premières saisons se solderont toutes par des double-doubles points/rebonds de moyenne accompagnés de contres à ne plus quoi savoir en faire (l’habitude d’être gardien de but, sûrement). Mister Olajuwon est d’ailleurs toujours aujourd’hui le contreur le plus prolifique de l’histoire NBA et il n’est pas près d’être délogé (3830 stops). Et plus important encore que ses lignes statistiques, Hakeem a aussi sacrément garni son palmarès avec deux titres de champions (1994 et 1995) lors desquels il sera MVP des Finales. A noter qu’en 1994, il sera également MVP de la saison régulière pour la seule fois de sa carrière ainsi qu’élu Défenseur de l’année, pour la deuxième fois.

Oui Hakeem a dominé. Mais au-delà de toutes ces victoires sportives, de tous ces titres amassés lors d’une carrière magnifique, Hakeem Olajuwon restera comme un symbole. Le symbole d’un talent sans limite qui aura été parfaitement exploité à force de travail. Un talent auquel on a donné sa chance car devant tant de super pouvoirs, on ne peut que rester subjugué. D’un ado paumé dans le foot entre 8 frères et soeurs à Lagos, jusqu’au statut de Hall of Famer et meilleur pivot de l’histoire pour certains, il y a plusieurs pas. Des pas franchis par “The Dream”, faisant rêver des milliers de spectateurs et de Nigérians.

Hakeem Olajuwon savait tout faire sur un parquet. Il a réussi à devenir une machine de grâce et de polyvalence avec une détermination exemplaire. Peut-être ne pouvait-il pas voler ou se battre comme T’Challa, le roi du Wakanda, mais avant de filer voir “Black Panther” au cinéma on vous propose de jeter un oeil à quelques actions de “The Dream”. Et vous verrez qu’il était bien un super héros de la balle orange.

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1 Comment

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  1. Wohz

    16 février 2018 à 14 h 47 min at 14 h 47 min

    Salut TrashTalk,
    Je suis un lecteur assidu car j’aime ton contenu, sauf quand il est pollué de… de quoi d’ailleurs ? Placement produit rémunéré ? Référencement cheap ?
    Faîtes votre beurre avec la pub, normal, faut nourrir la petite famille. Les bandeaux et images, soit. Les incrustations, passe encore. Une petite référence à l’actualité cinématographique dans l’article, introduit par une touche d’humour, pourquoi pas. Mais y aller au chausse-pied pour faire de la promo qui vient altérer le plaisir de vous lire, non merci.
    Pensez aux jerseys NBA. Jusqu’à la saison dernière, parfait. Cette année, une petite pub discrètement intégrée. La suite logique ? Brioche Pasquier sur le popotin, le Garage à Momo de la banlieue de Châteauroux sur les chaussettes, et la World Company qui prend plus de place que le nom du joueur, son numéro et sa franchise réunis. Paye ton look de corrompu.
    Je parle au nom de tous les pubophobes : fais gaffe TrashTalk, on veut continuer à t’aimer fort.

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