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Ce qui a changé à Toronto cette saison : l’émergence d’une bench mob décisive

Raptors bench

Fini le hero ball et l’isolation à outrance, les Raptors s’appuient désormais sur une bench mob de haut niveau capable de suppléer à merveille un cinq de départ plus que jamais performant.

Source image : YouTube

Cette année, si les Raptors sont toujours l’une des meilleures équipes de l’Est, il y a un petit quelque chose de plus qui émane de cette équipe. Pour la première fois depuis un bail, Toronto affiche un niveau de jeu à la hauteur de ses ambitions, et la grosse saison des Canadiens s’explique en partie par la production de sa second unit. Focus sur les super-subs de Dwane Casey.

Comment expliquer le changement de dimension des Raptors ? Déjà par le niveau stratosphérique de leur leader, DeMar DeRozan, plus polyvalent que jamais. Mais également par la bonne gestion de Dwane Casey, rendue possible par la multiplicité des options dont le coach de Toronto bénéficie cette année. En opposition avec les années précédentes, le banc des Raptors constitue un atout de choix, une vraie force pour le coach, qui ne se prive pas de faire confiance à ses remplaçants. La second unit dispose de lourdes responsabilités, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles sont parfaitement assumées : quatrième banc le plus utilisé (20,7 minutes par match) et huitième banc au nombre de points (40,4), la bench mob de Toronto est la seconde plus prolifique de NBA en termes d’efficacité. Possible meilleur banc de la Ligue, la second unit des Raptors permet aux starters de se reposer en explosant littéralement les remplaçants adverses en aggravant, mais surtout en créant des écarts conséquents.

Mais quels sont les éléments forts de cette bench mob canadienne ? Tout d’abord, un trio de scoreurs/créateurs capable d’apporter un boost significatif à l’attaque de Toronto : C.J. Miles (10,2 pions), Delon Wright (8,4) et Fred VanVleet (8,1) sont respectivement les cinquième, sixième et septième marqueurs de l’équipe. Cette saison, les trois gus se relaient pour se muer en facteur X un soir après l’autre : quand Miles ne pète pas de crise du parking, Wright se la joue all-around pour dominer les remplaçant adverses. De son côté, VanVleet s’est imposé comme le parfait relai de Kyle Lowry en sortie de banc : le meneur a inscrit au moins dix pions lors de ses huit dernières sorties, tout en distribuant quelques caviars à ses camarades du banc. Bref, un trio d’extérieurs-ailiers capable de suppléer le cinq à merveille, comme de compenser ses lacunes lors de soirées compliquées. Ajoutez à cela Norman Powell, moins étincelant que l’an passé mais toujours bien solide derrière O.G. Anunoby, et vous obtenez une rotation polyvalente capable de vous faire gagner des matchs à elle seule.

En plus des points et de l’énergie apportés par les pétards ambulants du banc, Casey peut également s’appuyer sur des soldats, des cols bleus prêts à sortir la boîte à baffes. Parmi ces roles players complètement acquis à la cause de leur coach, on retrouve notamment Jakob Poeltl et Pascal Siakam, dont le rendement se traduit moins par les statistiques (respectivement 6,8 points et 4,7 rebonds ; et 6,7 points et 4,4 rebonds) que dans l’intensité déployée par les deux jeunes intérieurs. Au fil de la saison, ils se sont imposés comme de très solides et valeureux tontons, amenant de la dureté et du mouvement à une bench mob déjà bien productive en attaque. Intérieurs plutôt mobiles, les pépères se chargent de la défense et du hustle, tout en proposant des solutions faciles en attaque. Bref, un secteur intérieur productif qui joue finalement presque autant que le duo de titulaires Ibaka-Valanciunas et qui vient compléter à merveille l’une des line-ups les plus dominantes de la Ligue… Sans déconner, les scrimmages entre titulaires et remplaçants à Toronto, ça doit être un joyeux bordel.

Si Toronto est à ce point impressionnant cette année, c’est aussi parce que ses hommes de banc font un taf monumental. Des minutes flashy mais productives de VanVleet au travail de l’ombre de Poeltl, les Raptors peuvent compter sur un effectif extrêmement dense et compétent. Le genre de bonus qui a tendance à faire la différence en Playoffs…

1 Comment

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  1. boo2bafoot

    16 février 2018 à 14 h 59 min at 14 h 59 min

    Ce qui fait plaisir aussi chez ces Raptors, c’est que tous ces gars dont tu parles sont sophomores ou 3ème année. Il ne manque pas grand chose à Toronto pour vraiment passer un cap dans les prochaines années. Boston/Toronto, c’est la belle affiche de l’Est pour les prochaines saisons. Avec 2 publics très chaud en plus, ça fait plaisir d’aller aux matches ces temps-ci. #WeTheNorth

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