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Les Rockets ont pris feu dans le Minnesota : 10 trois-points dans le dernier quart, tous aux abris

harden rockets fire
Source image : youtube

Dans ce gros duel de l’Ouest entre Rockets et Wolves, c’est d’abord un match serré et engagé qui nous a été proposé… avant que Houston ne décide de prendre feu : face à ce genre de lance-flammes, il n’y a pas grand chose à faire.

L’image, souvent utilisée avec humour, ne pouvait avoir plus de sens que ce mardi. On regarde les Rockets jouer depuis quelques temps, dans un registre similaire à celui des Warriors, et on se répète souvent qu’en un rien de temps un écart de 2 points peut monter à 15 en un claquement de doigts. Ces machines offensives possèdent de si bons shooteurs et un si bon spacing qu’on en vient presque à flipper si l’avance n’est que de 10 points à une minute de la fin d’un match. Pourquoi ? Pour cette raison expliquée à l’instant, la capacité du groupe d’en face à planter trois tirs à distance coup sur coup. Cette nuit, dans le Minnesota, les pauvres Wolves n’ont rien pu faire face à ce coup de chaud soudain. D’abord bien dans le game grâce notamment à un Karl-Anthony Towns engagé et un Jeff Teague de gala, les hôtes se voyaient bien effacer les frustrantes défaites récentes à Cleveland et Chicago pour se relancer. Le groupe était au taquet, Tom Thibodeau gueulait comme à son habitude, bref un match que Minny pouvait aborder avec confiance, surtout avant un dernier quart tendu. Normalement, même avec un Andrew Wiggins ultra-maladroit et un Jimmy Butler en demi-teinte, tu peux avoir confiance. Tu peux te dire qu’en 12 minutes, avec un minimum de discipline défensive et de l’exécution en attaque, il y a de quoi faire tomber le numéro 2 de l’Ouest. Et bien justement, oui, tu peux te dire tout ça. Puis quand même te faire calciner à distance.

Ce qui suivra dans le dernier quart sera, sans hésiter, un véritable bombardement signé Houston. Dix tirs à trois-points plantés dans ces douze dernières minutes, Ryan Anderson et James Harden gérant le largage casque en tête. Alors certes, on peut en vouloir à la défense des loulous sur pick and pop, le duo texan punissant Towns et compagnie à maintes reprises. Mais quand vous avez Rhyno qui se retrouve à quasiment 10 mètres du panier et envoie des ogives en fermant les yeux, c’est un peu tendu de ne pas péter un plomb. Ce qui était un match encore serré avec une ou deux possessions d’écart se transforma limite en blowout exagéré, tant le coup d’accélération des visiteurs faisait mal. Deux points d’avance ? Quinze points d’avance. Sans trembler du poignet. Et à Houston justement, c’est probablement cette sérénité dans un tel freestyle offensif qui hallucinait les spectateurs venus se rassembler au Target Center. Comment faire quand vous avez autant de gars prêts à dégainer les pires shoots possibles, et qu’ils le font avec le sourire ? Dans le rétro des Warriors pour la pole position à l’Ouest, les Rockets sont venus dans le Minnesota et ont titillé leurs adversaires avant de les gifler. Quand ça ne rentre pas, c’est sacrément dégueulasse, mais alors quand ça rentre, tu peux tout de suite plier les gaules. Merci, ciao.

Et un petit 22 sur 47 à trois-points sur l’addition finale, histoire de rendre fou de rage un Thibs qui ne pouvait rien faire. T’en fais pas, Tom, on est tous à la merci des Rockets lorsqu’ils tirent aussi bien…

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