Old-School

La semaine où Luke Ridnour a été transféré à quatre reprises : c’est quel genre de record ça ?

Luke Ridnour

Le journeyman ultime !

Source image : YouTube/FoxSports Florida

Alors que la trade deadline est à peine digérée, ce 13 février est l’occasion de faire un petit flashback sur un événement aussi rare que marquant, qui permettra peut-être à certains joueurs de relativiser un peu. Pour ses 37 ans, il fallait revenir sur cette semaine du 24 au 30 juin 2015 lors de laquelle Luke Ridnour a vu son nom être associé à quatre trades. En l’espace de seulement six jours, il aura donc appartenu à cinq franchises différentes, soit un sixième des franchises de la Ligue. Beau gosse !

Et quel autre jour qu’un mercredi pour débuter cette semaine complètement dingue dans la carrière du rouquin ? Il n’y avait qu’une chance sur sept pour que le 24 juin 2015 tombe un jour où la Panzani coule à flots, et il s’est avéré que c’était, par le plus grand des hasards, un mercredi. Il n’y a donc pas uniquement la TTFL qui est impitoyable, coucou aux amateurs. La narration de cette histoire débute donc de la plus belle des manières.

On connaît tous Luke Ridnour. Pour certains, c’était le kid de Seattle. Après avoir grandi dans l’état de Washington, il est drafté par les Supersonics en 14ème position. L’histoire est belle et il passera cinq saisons dans la cité Émeraude. Pour d’autres, c’était celui qui composait un trio magistral à l’Université d’Oregon avec Fred Jones et Luke Jackson, établissant de nombreux records (record de l’université avec 218 passes en une seule saison, record de conférence avec 62 lancers-francs consécutifs). Pour d’autres encore, c’était tout simplement « Cool Hand Luke » ou « Hot Hand Luke », surnoms donnés en raison de ses passes très souvent décisives et bien kiffantes. Mais Luke Ridnour, c’était surtout ces quatre trades et ces cinq franchises à qui il a appartenu en l’espace de six jours. Moment qui restera gravé comme le fait le plus marquant de sa carrière professionnelle. Tout commence donc le 24 juin 2015, soit un an pile après sa signature avec le Magic. Luke Ridnour est tradé aux Grizzlies en échange des droits sur un joueur letton, Janis Timma, évoluant à Riga à l’époque. Memphis souhaitant s’en séparer le jour suivant, Ridnour est envoyé aux Hornets contre Matt Barnes. Puis, le même jour, il est transféré avec un second tour de Draft 2016 à Oklahoma City contre Jeremy Lamb. Heureux d’y retrouver ses potes Nick Collison et Kevin Durant, qu’il avait côtoyé pendant un an du côté de Seattle, Ridnour pouvait penser qu’il allait enfin pouvoir ouvrir ses valises. Et on avoue, ça aurait été top. Oui, mais non. Le 30 juin, Ridnour est tradé aux Raptors avec du cash contre les droits de draft de Tomislav Zubcic. Finalement, le 9 juillet, il est coupé par la franchise de Toronto. Oui, ça s’arrête vraiment comme ça. Dans une interview de Jeff Zillgitt pour USA Today le 1er juillet 2015, il a tenu à rassurer ceux qui se faisaient du souci pour son égo et sa santé mentale.

« J’ai reçu plein de messages de mes amis et de ma famille qui étaient inquiets pour nous. Ça ne nous a vraiment pas affecté du tout. En fait, c’était plutôt drôle. Je savais ce qui se passait et je n’ai jamais vraiment été investi dans une équipe qui m’a tradé. Nous avons pris ça du bon côté et nous avons ri de toutes les images amusantes que nous avons vues. »

Donc, pendant que t’étais mal pour lui en essayant de te mettre à sa place et en te disant que ce qu’il lui est arrivé est horrible, que sa pauvre famille devait mal le vivre, que c’est pour ça qu’il a pris sa retraite et qu’il n’était pas bien mentalement et physiquement, lui était dans sa maison au bord d’un lac à Seattle, les pieds dans l’eau à se la couler douce, et il se tapait une bonne barre sur ce qui se passait sous ses yeux. Rien de plus normal. Il faut dire qu’à 35 ans, il avait déjà un peu fait le tour et sa carrière était déjà derrière lui. Plutôt que de s’acharner à continuer malgré les années, il a préféré s’amuser de tout ce bruit autour de sa personne alors qu’il était plus occupé à tenir un camp pour les enfants de sa ville de Blaine, dans l’Etat de Washington. Toi qui croyais que tous ces trades avaient foutu sa carrière en l’air…

On retiendra quand même cet exploit dans l’histoire récente des trades NBA, parce que ce n’est pas tous les ans qu’on change cinq fois d’adresse en si peu de temps. On met au défi un jeune joueur ou un mec un peu fragile de se relever après ça. Luke a réussi, tant mieux pour lui.

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