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Victor Oladipo a fait la totale aux Celtics : 35 points et un money-time de rêve, le Pipo qu’on aime

Victor Oladipo

Dans la famille des All-Stars qui assument leur statut et refusent de freiner à l’approche du break, on demande Victor Oladipo. Le patron des Pacers s’est ramené à Boston, et a offert une partition royale pour s’imposer chez les Celtics.

Ce bruit que vous entendez, c’est celui des habitants de Toronto qui hurlent de joie. Pourquoi ? Tout simplement car avec cet exploit signé Pipo et Indiana, les Raptors ont récupéré la 1ère place de la Conférence Est. Une opération quasi-parfaite pour les Canadiens, et qu’ils doivent en grande partie à l’arrière des Pacers. Battus à deux reprises sur les trois derniers matchs, les soldats d’Indianapolis se rendaient dans le Massachusetts avec des jambes plutôt fraîches. Il faut dire qu’avec une rencontre annulée à New Orleans pour cause de fuites d’eau, Vicky et ses potes avaient des fourmis dans les gambettes. Ce qui ne garantissait rien en allant au TD Garden, mais il y avait ce petit plus qui pouvait faire la différence. Un autre plus non-négligeable était évidemment l’indiscipline des Celtics, qui pourtant habituellement concentrés sur leur basket ne semblaient pas trouver un moyen de rentrer dans leur match. D’abord très nettement distancés en première période avant de lancer un comeback tonitruant en deuxième, Kyrie et ses boys pensaient avoir fait le plus dur et recollant au cul des visiteurs. Normalement, quand t’es à Boston, que t’as effacé vingt gros points d’avance et le public est prêt à exploser, tu termines le business sereinement. Deux ou trois calls en ta faveur, une défense de fer et terminus. Normalement, oui. Sauf que, normalement n’est plus trop compatible avec le calme de Victor Oladipo. Désormais, le garçon excelle dans le clutch.

Et sa dernière pépite était aux couleurs vertes. Depuis le début de saison, on a pu apprécier cette capacité de Pipo à élever son niveau de jeu dans les moments les plus chauds de chaque rencontre, un paquet de soirées se terminant avec allégresse dans les travées du Bankers Life Field House. Bras tendu, index pointés vers le sol, zis is my house, on a vu l’image et pas qu’une fois cette année. Sauf que là, il fallait offrir le même spectacle en déplacement, et Victor n’a pas tremblé une seule seconde du poignet. Possession après possession, l’arrière prenait les bonnes décisions et refusait de s’incliner, Horford et ses collègues tournant la tête en permanence pour tenter de trouver où le néo-All-Star des Pacers s’était caché. Pénétrations, spin move, finitions acrobatiques, bonnes passes, le tout avec une sérénité déconcertante : il y a quelque chose de smooth  et de zen avec le money-time d’Oladipo qui est fascinant. Pour les Celtics, par contre, c’était plus déprimant qu’autre chose. Manquant de justesse en attaque et laissant les adversaires choper de gros rebonds, les hôtes s’inclinaient tristement devant leur public et rendaient le trône de l’Est par la même occasion. Fier de sa mixtape, VO zappait les sous-titres mais nous offrait la bonne bande son : 35 points, 10 rebonds, 5 interceptions, 0 craquage dans le dernier quart hormis quelques gros shoots de fin d’horloge loupés.

Chaque année, il y a ces nouveaux qui tafent uniquement pour devenir All-Star puis se calment, et ceux qui assument leur nouveau statut en confirmant sur le terrain. Victor Oladipo est en train de mettre un terme à la course de la Meilleure progression de l’année, Brad Stevens peut le confirmer.


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