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Le grand Sean Elliott : une légende à l’image de sa franchise de cœur

Sean Elliott

Sean Elliott aux Spurs, c’est avant tout The Memorial Day Miracle, une bague de champion en 1999 et deux sélections au All-Star Game.

Source : YouTube

Lorsqu’il s’agit du panthéon des Spurs, on évoque presque exclusivement des joueurs au tempérament discret, bosseurs au possible et au service du collectif. Et ça tombe bien, parce que Sean Elliott, qui fête son anniversaire aujourd’hui, rentre parfaitement dans le moule. Focus sur l’une des légendes ayant participé à l’ascension de San Antonio dans les années 90. 

Avant d’enquiller les titres dans les années 2000, les Spurs sont passés par une période d’ascension nécessaire à l’émergence de la culture de la gagne qu’on lui connaît aujourd’hui. En 1989, alors que la franchise du Texas sort de la pire saison de son histoire, Sean Elliott débarque aux côtés de David Robinson (drafté deux ans plus tôt, il fait ses débuts en 1989), pour former un duo qui fera, à peine une décennie plus tard, le bonheur de San Antonio. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux rookies ont participé à l’une des plus grosses progressions de l’histoire en termes de bilan d’une année à l’autre  : 35 victoires supplémentaires ! Si l’Amiral a bien entendu été le principal artisan de cet exploit, la première saison d’Elliott aux Spurs annonçait déjà la couleur : meilleur marqueur de l’histoire de la conférence Pac-10 en NCAA (dépassant Kareem Abdul-Jabbar), l’ancien ailier d’Arizona s’est vite imposé comme une option offensive viable en NBA, en plantant 10 pions par match.

Avec D-Rob, ils lancent le processus de reconstruction des Spurs : lors de ses six premières saisons dans le Texas, sa moyenne de point ne fait qu’augmenter jusqu’à atteindre les 20 unités en 1995-96, année de sa seconde  et dernière sélection au All-Star Game (après 1992-93). Scoreur polyvalent, Elliott a marqué les années 90 par sa grâce. Shooteur incroyable, aussi bien à mi-distance que du parking (46% dont 37% du parking en carrière), Elliott n’avait pas peur de se frotter aux pivots de l’époque et nous a gratifié de quelques dunks féroces, dont quelques petites pastilles sur le nez d’Olivier Miller ou de Vlade Divac. Très athlétique, il était rapide et surtout un très bon manieur de ballon pour son poste. Bref, un bosseur made in San Antonio qui n’a cessé de progresser jusqu’à devenir l’une des pièces maîtresses de la montée en puissance des Spurs dans les années 90.

Si son histoire dans le Texas connaît un temps d’arrêt après son échange aux Pistons contre Dennis Rodman en 1993 (il est alors All-Star), Elliott fait son retour à San Antonio dès l’année suivante pour reprendre là où il s’était arrêté. Avec Avery Johnson et son ancien acolyte, David Robinson, il forme un premier Big 3 en noir et blanc, en attendant celui qui apportera 4 bagues supplémentaires à la franchise dans les années 2000. Mais Sean Elliott fera bien partie de l’équipe qui a rapporté le premier bijou de l’histoire des Spurs. En 1999, alors que les hommes de Gregg Popovich intègrent dans leur cinq majeur un petit ailier-fort bien sympa (un indice, il portait le numéro 21), Sean sort des Playoffs incroyables d’adresse, notamment du parking (40%), avec en point d’orgue son plus beau fait d’arme : le Memorial Day Miracle. Les Spurs sont menés de 2 points à 12 secondes de la fin du Game 2 des finales de Conférence Ouest face aux Blazers. Moment choisi par Elliott pour crucifier Portland d’un shoot du parking invraisemblable au-dessus du Sheed, alors que le Spur frôlait la ligne de touche et que son équipe avait couru après le score pendant l’ensemble de la partie. Le tournant de la série, et des Playoffs puisque les Spurs remporteront leur premier titre NBA quelques jours plus tard, en remportant les finales 4-1 face aux Knicks.

Véritable iron man en début de carrière, Sean Elliott squatte toujours le haut des classements all-time de la franchise : 6ème au nombre de matchs et de minutes joués, 6ème également au nombre de tirs primés et 8ème au nombre de points, il fait indéniablement partie du panthéon des Spurs. Son fameux numéro #32 a d’ailleurs logiquement été retiré en 2005, devenant ainsi le 8ème numéro retiré par la franchise texane. Bref, un All-Star exemplaire qui réussira même l’exploit de revenir sur les parquets en 2000, après avoir subi une greffe de rein. Une énième preuve de sa persévérance et de son amour pour le jeu. Et pour les Spurs, puisqu’encore aujourd’hui, il sévit en tant que commentateur pour la télé Texane, ricanant sur chaque improvisation des Manu Ginobili et compagnie.

On souhaite donc à Sean Elliott un joyeux anniversaire ! Et avec en bonus, un joli petit mix signé Clutch-23, histoire d’ajouter de belles images à de bons mots. 

Source texte : Jeph Duarte, Pounding The Rock

1 Comment

1 Comment

  1. jp

    9 février 2018 à 9 h 10 min at 9 h 10 min

    vs avez oublié de parler son dur épisode de rein, il est le 1er athlète a avoir eu une greffe et etre revenu apres une retraite…Zo mourning s’en est inspiré ensuite..

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