Warriors

Stephen Curry a été sans pitié pour Boston : 49 points à 8/13 du parking, le chef a pris feu à l’Oracle !

Stephen Curry
Source image : @World_Wide_Wob

Dans ce sublime match opposant Celtics et Warriors, les hôtes ont su finir le boulot proprement afin de repartir avec la victoire. Golden State peut remercier son chef, Stephen Curry a pris feu au bon moment.

C’est le genre de match qu’on voulait voir, qu’on attendait, et qui a bien eu lieu. Un match entre les deux leaders de leur conférence, un match entre deux équipes complètes et en forme. Complètes ? Pas tout à fait, dans le sens où certains absents de marque nous empêchaient de pleinement profiter de la soirée, comme Marcus Smart par exemple. Le meneur-pitbull devait enrager devant son écran, en voyant Stephen Curry régaler son public en deuxième mi-temps. D’abord discret et laissant plutôt Kyrie Irving faire le show, le double-MVP réservait sa spéciale made in Warriors un troisième quart-temps typique de Golden State, 18 points pour le lance-flammes humain et 19 pour Boston. Ce genre de retournement de situation qui fait de GS une équipe infernale à jouer en sortie de vestiaire, et qui se confirmait une nouvelle fois cette nuit. Cependant, ce n’est pas ce type de préchauffage qui inquiétait les Celtics ou faisait paniquer les petits hommes verts. Patients, concentrés, menés par un Uncle Drew possédé et un banc déterminé, les visiteurs recollaient au score et offraient une belle fin de match. Jaylen Brown en puissance, Daniel Theis à distance, Terry Rozier avec son culot habituel, si LeBron était devant la rencontre en tweetant justement que le spectacle était au rendez-vous, le King devait certainement soupirer comme nous en voyant un tel niveau de jeu. Seul problème pour Brad Stevens et ses boys, il fallait finir le job en exécutant sur les dernières minutes… et en espérant que le monstre d’en face ne touche pas le gros bouton rouge.

Le gros bouton rouge ? Mais si, vous le connaissez. On l’appelle le COB, soit le Curry Open Bar. Ce genre de mode qui, une fois activé, plonge la rencontre dans une sorte de folie incontrôlable. Avec 100 secondes à jouer et un score à égalité, Steph savait qu’il devait d’abord plonger la tête de Kyrie sous l’eau afin de mettre la pression sur les visiteurs. Donc un premier pull-up façon Curry (donc d’environ 9 mètres) histoire de prendre trois points d’avance, puis le lay-up juste derrière pour passer à +5. Temps-mort, frénésie dans l’Oracle, il faut calmer tout ça. Ce que Brad Stevens fera, sauf qu’en face les armes étaient trop nombreuses pour repasser définitivement devant. Draymond Green, Klay Thompson, Kevin Durant, Andre Iguodala, tous concentrés en défense et donc refusant d’encaisser le moindre panier, à moins d’un miracle individuel. L’ajustement parfait réalisé par Steve Kerr, et le dernier coup de massue pour faire chuter Boston, Curry enfilant les lancers comme des perles afin de cimenter la victoire des siens. Fin du récital ? 49 points, dont 33 en deuxième mi-temps et 13 dans les 100 dernières secondes. Que ce soit à distance, aux lancers, dans la création ou la gestion du rythme, Steph était à son meilleur. Celui qui fait frissonner les fans et pleurer les assistants défensifs adverses. Et dans un match qui demandait justement la mise en avant d’un talent individuel afin de tenir tête à ce diable de Kyrie Irving, Curry répondait présent.

Longtemps considéré à l’écart de la course au MVP, Stephen Curry est en train de gentiment rappeler qui est le propriétaire de 2 des 3 derniers trophées. Que la concurrence soit prête, car le sniper n’a pas prévu de refroidir dans les jours à venir : Boston peut le confirmer, tête relevée.

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