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Les raisons de l’absence de Steve Clifford : le déficit de sommeil, un mal chronique pour les acteurs de la NBA

Steve Clifford

Dormir ? Ça a l’air pas mal ça, c’est quoi ?

Source image : NBA Coaches Association

Lorsque l’on parle des conséquences physiques désastreuses d’une régulière sur l’organisme, on oublie trop souvent les entraîneurs et toutes les personnes qui vivent au même rythme que les joueurs et qui garantissent le bon déroulement de la saison au sein de chaque franchise. C’est exactement ce qui a forcé Steve Clifford à se mettre en retrait pendant quelques semaines.

Entre les back-to-backs, les road-trips et tous ces déplacements en avion qui rythment la saison régulière de toutes les franchises NBA, le sommeil des athlètes et du staff est mis à rude épreuve. Parfois, ils arrivent à l’hôtel à trois ou quatre heures du matin et enchaînent avec un match en fin d’après-midi. Chaque nuit à la maison est une bénédiction mais ces moments ne sont pas nombreux entre octobre et avril et les équipes en profitent souvent pour réaliser du travail de condition physique ou des entraînements pour ne pas perdre de terrain sur la concurrence et conserver une belle dynamique de groupe. C’est en tout cas ce qu’essaye de faire Steve Clifford qui est arrivé à la tête des Hornets en 2013, à l’époque où il fallait encore les appeler les Bobcats. Depuis cinq ans, le coach a beaucoup donné pour son job mais il a commencé sa carrière bien avant, enchaînant différents postes d’assistant et d’entraîneur à tous les niveaux imaginables depuis 1983. Il y a deux ans déjà, le technicien de la franchise de Michael Jordan avait sollicité son staff médical pour trouver un remède contre ses migraines à répétition. Mais rien n’y faisait et le mal restait malgré plusieurs examens approfondis réalisés lors du All-Star break en 2017. Finalement, la douleur est devenue insoutenable cet hiver. Incapable de trouver le sommeil, Clifford est forcé de voir la vérité en face : il ne peut plus continuer comme ça. Dans un long papier pour ESPN, Adrian Wojnarowski revient sur l’absence du coach avec quelques citations intéressantes du principal concerné qui a vraiment craint pour sa santé.

« La semaine avant que je m’arrête ou ce fameux matin dans mon bureau, j’était effrayé. C’était bien plus sérieux [que ses deux stents insérés au niveau du cœur en novembre 2013, ndlr]. Je n’avais jamais eu de problème physique qui m’inquiète à ce point. […] Les docteurs et chacun de nous sommes tombés d’accord sur le fait que je n’étais plus en position de continuer à entraîner. Peu importe ce que je devais faire, il fallait d’abord que j’aille mieux. […] Le diagnostic principal était un fort manque de sommeil. Les migraines et les causes de celles-ci concernaient un manque de sommeil régulier et tout le stress qu’impliquent le fait de coacher. Il y avait deux moyens de les soigner : des médicaments plus forts ou se retirer du coaching, arrêter de voyager avec l’équipe, avoir un sommeil régulier, faire un régime et faire de l’exercice physique. Mais les médicaments ne seraient qu’une solution temporaire. Ça aurait pu m’aider à tenir un jour, une semaine ou un mois de plus mais j’ai fait le choix de ma santé sur le long terme plutôt que de continuer à coacher sans m’arrêter. Le docteur m’a dit que j’aurais pu tenir la saison mais que les migraines allaient recommencer et que ça allait devenir un problème plus inquiétant. »

Le 4 décembre, en accord avec Jojo et les actionnaires, Steve Clifford décide donc de laisser la main à Stephen Silas, son assistant, le temps de reprendre un mode de vie sain et équilibré. Suivi par le neurologiste Ki Jung, il retrouve petit à petit le sommeil et s’adonne même aux plaisirs de la sieste. Pendant deux semaines, les migraines ne se calment pas et le coach songe même à tirer un trait sur le reste de la saison.

« Je ne pouvais pas vivre de cette manière. Je ne pensais jamais au basket sauf quand je regardais nos matchs à la télévision. Je ne voulais plus jamais vivre ça et je pense que je ne me sentirais plus jamais aussi mal. Les médecins ne m’ont pas seulement donné les clés pour me sentir mieux physiquement, ils m’ont appris comment les migraines fonctionnent. Dans mon cas, ça ne dépend pas de ma manière d’exercer mon métier mais de mon mode de vie. Je dois dormir plus et je dois entraîner mon corps à dormir plus. Comme les docteurs me l’ont dit, 50 et 56 ans, ce n’est pas tout à fait pareil. Mon corps me dit que je ne peux plus faire les choses que je faisais quand j’étais plus jeunes. »

Mais après cinq semaines de sensibilisation sur le motto un esprit sain dans un corps sain, Steve Clifford est enfin de retour pour tenter de permettre à Charlotte de retourner en Playoffs cette saison. En tout cas, il ne sautera plus jamais l’heure de la sieste dorénavant.

Les propos rapportés ci-dessus font tout de même réfléchir sur notre consommation de café au quotidien et l’enchaînements des nuits blanches pour ne surtout pas manquer un Hawks-Suns à trois heures du matin. Il paraît que dormir plus de deux heures consécutives peut faire du bien parfois. Il paraît…

Source texte : ESPN

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