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Carmelo Anthony regrette le manque de relationnel avec les arbitres : le fossé se creuse entre les deux camps

Carmelo Anthony

Pour Melo, il n’y a plus de communication entre arbitres et joueurs NBA.

Sourceimage : Youtube

Depuis la déclaration de Draymond Green, le climat est tendu entre joueurs et arbitres NBA. Alors que les premiers se plaignent de l’intolérance des seconds, qui auraient tendance à sanctionner certains joueurs par rancune d’embrouilles passées, Carmelo Anthony s’est exprimé pour donner sa vision de la situation.

Nouvel épisode du Referee Gate, et c’est Carmelo Anthony qui nous gratifie aujourd’hui du traditionnel « c’était mieux avant ». L’ailier vétéran du Thunder, dans la Ligue depuis 2003, a eu l’occasion de voir un paquet d’arbitres à l’œuvre, et il a expliqué à Royce Young d’ESPN pourquoi il pense savoir  que les relations entre officiels et joueurs sont plus tendues que jamais :

« Les choses ont pas mal changé depuis mon arrivée dans la Ligue, il y a 15 ans. Les joueurs et les arbitres entretenaient le dialogue. Que ce soit bon ou mauvais, il y avait toujours un moment où les officiels calmaient le jeu, ils venaient vers nous et tout s’arrangeait. Aujourd’hui, ils ont la gâchette facile. Un regard insistant, c’est technique. Un mot de travers, c’est technique. Donc pour moi, la différence c’est qu’avant il y avait du dialogue, de la communication et une vraie relation entre joueurs et arbitres. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. »

Un point de vue qui se comprend, au regard des événements récents et des décisions parfois discutables des officiels, comme ce fut encore le cas hier soir avec Chris Paul, qui estime être confronté à des murs. Un constat partagé par Carmelo, qui regrette le fait que les arbitres NBA ne reconnaissent pas leurs erreurs.

« Avant, quand un arbitre se trompait, il venait vers vous pour s’excuser et on passait à autre chose. Maintenant, il n’y a tout simplement plus de communication. »

Visiblement, la réunion de décembre entre joueurs et arbitres suite à l’affaire Livingston – Courtney Kirkland n’a pas porté ses fruits. Pas un hasard donc, que les exemples de joueurs frustrés se multiplient ces dernières semaines, au même rythme que l’augmentation des exclusions. Il n’en reste pas moins que les joueurs sont eux aussi fautifs : certains sont entrés dans un schéma malsain de défiance vis-à-vis des arbitres, et se plaindre constamment façon enfants gâtés ne fera rien avancer. Il faut que la solution vienne d’en haut, et que chaque partie y mette du sien.

« On sait que ce n’est pas un boulot facile pour eux, mais c’est tout aussi compliqué pour nous, quand il y a de gros contacts et que la faute n’est pas toujours sifflée. On se demande pourquoi, même si on comprend que c’est compliqué, mais ça va le devenir de plus en plus tant qu’on n’aura pas réglé ça. […] Je pense que tout cela est dû à l’évolution du jeu. Les règles ont changé, le style également, le rythme s’est accéléré, donc j’imagine qu’ils n’ont plus vraiment le temps de forger de vraies relations, aujourd’hui. »

Une intervention de la Ligue serait la bienvenue, avant que la situation ne devienne ingérable. Le spectacle en pâtit et laisser couler ne ferait qu’envenimer des relations déjà très tendues. Tous les jours, un nouveau joueur, souvent une star d’ailleurs, exprime sa frustration dans les médias. Après Green, Melo et donc CP3, on se demande ce qu’il va falloir pour que la NBA se penche sur la question. En attendant, on aimerait bien que les arbitres arrêtent de se la jouer prof remplaçant qui cherche à marquer son territoire devant des élèves turbulents. Et que les joueurs se calment un peu et arrêtent de chouiner au moindre call à leur encontre.

Source texte : Royce Young / ESPN

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