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Karl-Anthony Towns voulait jouer comme Magic Johnson à la base : avec Teague blessé, tente ta chance

Karl-Anthony Towns
Source image : Youtube

On sait enfin d’où vient la capacité de Karl-Anthony Towns à s’écarter, shooter et même dribbler tel un arrière. Des caractéristiques peu communes pour un pivot de 2m13, qui peut défoncer la concurrence proche comme loin du panier. C’est parce que plus jeune, l’intérieur des Wolves avait pour modèle un certain Magic Johnson.

Il y a pire comme exemple à suivre. Le meneur du Showtime était le prototype des meneurs modernes, mais avec 30 ans d’avance. A l’instar d’un Ben Simmons actuel, Magic Johnson imposait un mismatch permanent à ses adversaires par sa grande taille (2m06). Doté d’un très bon handle, il avait aussi un répertoire de passes probablement encore inégalé. Ses qualités lui ont permis de remplir un beau petit casier de trophées, avec notamment 5 titres NBA et 3 trophées de MVP de saison régulière. Ces performances ont fait de lui une légende de son époque et de nombreux jeunes l’ont pris pour modèle. C’est justement le cas de Karl Anthony Towns. On pourrait penser que Magic le meneur est loin de KAT le pivot, mais pas tant que ça. Johnson pouvait jouer partout, les Sixers s’en souviennent d’ailleurs très bien. Un soir de Game 6 de Finales NBA en 1980, le rookie a joué pivot, marqué 42 points, gobé 15 rebonds et offert le titre à son équipe. Rien que ça. Un basketteur ultra-complet donc, et c’est ça qu’a voulu devenir Towns comme il l’a expliqué lors d’une interview avec Jerry Zgoda pour le Star Tribune :

« Durant ma jeunesse, tout le monde me disait comment je devais jouer au basket, mais ça n’était jamais la manière dont je voulais y jouer. J’ai joué de la façon que je le voulais. Près du cercle, comme un traditionnel big man, je ne voulais pas de ça. Je souhaitais être capable de jouer comme Magic Johnson, qui faisait 2m06, traversait le terrain en courant et tirait comme un arrière. »

Au vu de ses performances actuelles, on peut dire que ça a plutôt bien marché. Depuis le début de sa carrière, Karl-Anthony Towns a des statistiques impressionnantes. C’est non seulement un big man accompli, (21,4 points et 11,5 rebonds) mais il dispose aussi d’un autre arsenal qui est à la mode dans la NBA actuelle. Il tire à 37% à trois-points en carrière, et encore il ne fait que progresser depuis ses débuts, de 34% en saison rookie il est désormais à 40%. KAT est aussi d’une mobilité remarquable pour un joueur de sa taille et fait montre d’une belle capacité de passes (2,3 assists de moyenne en carrière). Mais avant même le début de sa carrière NBA, il devait faire un choix. Quel joueur voulait-il être ? Celui numéro 1 de Draft quoi qu’il arrive, ou l’homme des Lakers ? Puisque la franchise drafait en 2ème position lors de la cuvée 2015, John Calipari son coach à Kentucky lui avait suggéré de faire en sorte d’être 2ème. Hors de question pour Towns, c’est avant tout un gagnant qui voulait être numéro 1 de Draft et remporter de nombreux titres. Il voulait et veut marquer la NBA sur comme en dehors des terrains.

« Je veux gagner des bagues, de multiples bagues. Je veux faire tout ça mais je veux aussi pouvoir dire que j’ai utilisé ce jeu pour aider les autres, rendre leur vie meilleure. Je veux qu’on puisse dire que j’ai fait plus en dehors des terrains que sur le terrain. Si je peux dire ça à la fin de ma carrière, lorsque je la raconterai à mes enfants. Alors je pourrai être fier de moi et fier de la manière dont j’ai quitté le basket. »

Visiblement, Magic Johnson n’a pas seulement influé sur le style de jeu de Karl-Anthony Towns, il a aussi inspiré toute sa vision du basket. Un sport, mais aussi un formidable outil pour véhiculer de nombreux messages positifs. KAT veut être un de ces athlètes qui plus que de grands joueurs sont aussi de grands hommes. Fonce, mon grand. Fonce.

Source texte : Star Tribune

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