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Giannis Antetokounmpo porte les Bucks à Washington : 34-12-7-2 pour le Freak, et clutch qui plus est !

Giannis Antetokounmpo

La marque des grands leaders, c’est celle d’un patron qui met son équipe sur son épaule lorsqu’une victoire est impérative. Frustrés, les Bucks peuvent remercier un Giannis Antetokounmpo de gala, qui a mis fin aux galères de sa troupe.

Aussi belle fût elle, la victoire à OKC gardait une astérisque. Aussi officielle fût-elle, la victoire contre Indiana était attendue. Cependant, en deux affrontements contre Toronto, les deux défaites n’étaient pas forcément prévues dans ces modèles ici présents, le match de vendredi soir restant encore en travers de la gorge de Jason Kidd. Le coach des Bucks était d’ailleurs le premier à vouloir donner le ton à ses gamins en vue du match du lendemain : on grandit, et on se bouge le cul pour ne pas se faire tirer dessus à deux reprises. Le genre de speech qui aurait pu sembler fake, mais qui faisait son petit effet dans une équipe qui avait besoin d’un challenge motivant tout de suite après le revers contre Toronto. Du genre, je sais pas, un back-to-back à Washington ? Parfait. En plus, les Wizards étaient en forme, même en l’absence d’Otto Porter il ne fallait surtout pas sous-estimer la puissance dont ces sorciers sont propriétaires. Une qui permettait notamment à John Wall et Bradley Beal de démarrer le dernier quart avec confiance. Pour une simple et bonne raison, le Capital One Center était derrière ses joueurs, le score était en mode 0-0, il n’y avait plus qu’à lancer un run afin que le public face le reste et que les Wizou passent à cinq succès de suite. Problème pour les hommes de Scott Brooks, c’est une équipe de Milwaukee sérieuse dans le dernier quart qui se ramenait cette fois-ci. Et pas de craquage au menu, plutôt de l’assurance qui donne le sourire.

Eric Bledsoe, Khris Middleton et l’incontournable Giannis, voilà un trio qui retroussait ses manches et stoppait le mode enfant au bon moment. On peut évidemment ajouter Matthew Dellavedova, dont la manchette sur Beal était à 10,5 sur l’échelle de Triple H, mais lorsque la pression était au maximum et qu’il fallait délivrer le coup fatal, ce sont bien les trois leading scorers de Milwaukee qui se chargeaient de la plus grosse tâche. Le Freak était d’ailleurs à un level clutch supérieur pour cette visite à la Maison Blanche, Antetokounmpo plantant tous les gros shoots précieux. Ces initiatives salvatrices, comme son premier véritable panier du dernier quart à deux minutes de la fin, donnant l’avantage à ses Bucks. Boosté par ce symbole, Giannis ajoutait deux nouveaux points pour créer un infime écart, un qu’il verrouillera par un jumper plein de sang froid à une trentaine de secondes de la fin. Déjà clutch par le passé cette saison, le All-Star devait montrer pourquoi il est le turfu de sa franchise comme de la Ligue, et en quoi il mérite son statut de leader dans les votes au match des étoiles. Sachant que les Wizards étaient déterminés à prolonger leur bonne passe, voir les Bucks s’imposer avec des cadres aussi jeunes que sérieux était une belle preuve de maturité et d’esprit de compétition dans le coeur de ces gars. Trop c’était trop, il fallait effacer la bourde de la veille face aux Raptors pour se changer les idées. Et écarter la bande à John Wall a parfaitement aidé en ce sens.

Victoire de bonhomme, victoire d’un groupe qui tremble moins, victoire grâce à un Giannis qui vient officiellement d’une autre planète : on a tous une responsabilité humaine dans le cas où on rencontre une forme de vie extra-terrestre, mais est-ce qu’elle ne vit pas sous nos yeux avec un maillot des Bucks ?

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