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Kristaps Porzingis veut mettre les choses au clair : il est prêt à être le franchise player des Knicks

Kristaps Porzingis

A New York, il faut toujours tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler aux médias.

Source image : NBA League Pass

Après le match perdu face aux Wizards, Kristaps Porzingis a eu le malheur de dire qu’il était fatigué. Il n’en fallait pas moins aux médias pour se déchaîner. Bah oui KP, quand on est le franchise player d’une équipe comme les Knicks, on évite de dire des choses dans le genre, car chaque mot prononcé à New York est analysé, amplifié, déformé. Le Letton a donc tenu à mettre les choses au clair.

“Je suis fatigué, très fatigué actuellement. On est dans le dur. Le mental n’aide pas du tout. Quand c’est dur mentalement, il manque cette chose au fond de toi.”

C’est cette phrase, prononcée après un back-to-back mal négocié par les Knicks qui a mis le feu aux poudres. Tous les médias se sont mis en branle et ont cherché la petite bête. C’est comme ça New York, encore plus quand les Knicks galèrent comme en ce moment. Avec un 2-8 sur les dix derniers matchs, l’équipe a dégringolé à la dixième place à l’Est, hors des Playoffs. Donc les médias se sont mis a pointer du doigt KP. En analysant les statistiques de ses années précédentes, ils ont observé une tendance à être plus en difficulté en deuxième partie de saison. Vu ses perfs hallucinantes du début de saison 2017-18 et celle en demi-teinte du dernier mois, ils n’ont pas tardé à faire le rapprochement. Le Letton ne serait pas assez résistant pour être un franchise player. Kristaps a donc tenu à clarifier ses propos. Comme il l’a dit au New York Daily News, il ne parlait que de back-to-back, rien d’autre.

“Tout ce que je sais, c’est qu’évidemment, après avoir joué un back-to-back, tout le monde est fatigué. Si tu n’es pas fatigué, tu n’as pas joué assez dur. […] Bien sûr que c’est dur physiquement [d’être le leader de l’équipe, ndlr]. C’est quelque chose auquel je me suis préparé. Ce n’est pas quelque chose qui m’est arrivé soudainement. Je me suis préparé pour ça et je suis prêt, je veux être LE joueur. Il n’y a aucune excuse, je jouerai peu importe le nombre de minutes.”

Que ce soit clair, cela ne pose aucun problème à Porzingis d’être le leader de l’équipe. Toutefois, par rapport au début de saison, on ne peut que noter une vraie baisse de régime. Après avoir tourné aux alentours des 30 points, il a marqué moins de 20 points lors des trois derniers matchs. Ses pourcentages aux tirs ont chuté aussi. Il faut dire qu’il est assez mal entouré et les défenses se focalisent sur lui en l’absence de Tim Hardaway Jr. Actuellement, il porte toute l’attaque de l’équipe sur ses épaules. Seul Michael Beasley prend feu de en temps en temps en sortie de banc mais ce n’est pas suffisant pour que les Knicks retrouvent les Playoffs.

A New York, une simple phrase peut faire vendre des tonnes de journaux. Porzingis en a fait l’amer expérience. S’il est à l’évidence fatigué, ce ne sont pas les facultés de leader du joueur qu’il faut remettre en cause mais bien la façon dont il est entouré. L’équipe manque de scoreur quand  Hardaway Jr. n’est pas là. Si la franchise veut rester au contact des Playoffs, elle va devoir être active avant la trade deadline ou pier pour que plus personne ne s’absente trop longtemps. Dégraisser à l’intérieur et trouver un joueur offensif, telle est la mission du management new-yorkais.

Source texte : The New York Daily News


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