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Ben Simmons retrouve son rythme : agressif, déterminé, le rookie veut rappeler qui domine la course

ben simmons
Source image : NBA League Pass

Auteur d’une nouvelle belle performance face aux Pistons cette nuit, Ben Simmons a rassuré pas mal de monde concernant un potentiel rookie wall : pas de pause prévue au menu, le phénomène veut garder les deux pieds sur la pédale d’accélération.

Tellement fort, tellement tôt, qu’on lisait un peu tout et n’importe quoi au sujet de l’Australien. Trois matchs un peu moins agressifs, quatre défaites des Sixers, suffisant pour qu’on entende des “coup de fatigue” et autres “aléas d’un rookie” dans les barbershop de Philly. Ce qui n’inquiétait pas tant que cela le joueur en question, lui qui avait simplement besoin de retrouver son rythme et son agressivité sur les parquets. Les Sixers, eux aussi, en avaient besoin. Aux portes du Top 8 en ce début de nouvelle année, les hommes de Brett Brown ne pouvaient enfoncer la porte sans un Simmons au top de sa forme. Et comme par hasard ? Le garçon a pris le message avec sérieux et application, comme si souvent. Moralement au top, Ben a attaqué ses dernières rencontres avec une agressivité et une férocité qui faisaient de lui la pépite d’octobre, lorsque les yeux de la planète NBA découvraient cet espèce de freak venu d’une planète inconnue.Physiquement, je ne l’ai jamais vu aussi bien,” soulignait son coach en sortie de victoire cette nuit. Et honnêtement, Stan Van Gundy aurait probablement hoché de la tête devant les propos de son confrère de Philadelphie, car Simmons était partout pour permettre aux siens d’écraser les Pistons dès le début de la rencontre. Une tornade comme on en voit rarement à un tel stade de sa carrière.

Seulement 23 minutes de jeu, car la branlée infligée à Détroit ne demandait pas plus de violence, mais 19 points et 9 passes en allant tout droit vers l’arceau. Hésitant quelques rares fois sur les derniers roadtrip de son équipe, Ben ne voulait plus se prendre la tête. Cette fois, il voulait ponctuer ses deux derniers gros matchs avec un point d’exclamation, un qui permette à Philly de récupérer sa huitième place à l’Est. Au-delà des statistiques donc, c’est dans l’approche que Simmons séduisait, car plus focalisé sur les réactions instinctives que sur de l’overthinking observé pendant le mois de décembre. Un ordinateur sur pattes, prenant conscience qu’il est – déjà – trop dur à arrêter sur pénétration et qu’il faut donc se faire plaisir à outrance. Non seulement les Pistons ont pris, mais San Antonio et Phoenix avant également. Et c’est là que se situe probablement le point le plus saisissant de cette récente montée en puissance signée par le phénomène formé à LSU. Voyant Donovan Mitchell et Jayson Tatum se rapprocher dans son rétroviseur, Ben Simmons a marmonné “fuck this” en rappelant qui devrait être le Rookie de l’année. Non pas que la course soit terminée, très loin de là, et les deux bijoux évoluant à Utah et Boston seront présents jusqu’au bout, mais le meneur des Sixers semble tellement au-dessus lorsqu’il s’énerve un minimum qu’on réalise encore une fois le niveau de ce dernier au quotidien. Même pas trois mois qu’il est chez les pros qu’on prend pour acquis un type tournant à 17 points, 8,5 rebonds, 7,5 passes, 2 interceptions, 50% au tir, dans une équipe Top 8 de sa conférence. Rien de mieux qu’un poil d’énervement de sa part pour rappeler qui est le patron sur sa cuvée.

21 points face aux Suns, 26 face aux Spurs, 19 face aux Pistons, trois victoires sérieuses et même cinq sur les six derniers matchs : Ben Simmons a bien vu qu’il n’avait pas été nommé Rookie du mois de décembre et le compétiteur en lui a voulu répondre de la meilleure des façons. Devant les micros ? Non. Sur le terrain.


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