Bulls

Les fans de Chicago commencent bien 2018 : pour le proprio des Bulls ? Jusqu’ici, « tout va bien »

la haine

Jerry Reinsdorf est convaincu que tout va bien aux Bulls. Pendant ce temps, les fans se jettent dans la Chicago River.

Source image : montage TrashTalk via Youtube

On l’a suffisamment répété ces dernières semaines : les Bulls sont en forme. Ils ont même… l’un des meilleurs bilans de la ligue depuis trois semaines (10-3). Le problème ? C’est que le plan initial, à savoir tanker sévère pour récupérer l’un des quelques monstres pressentis tout en haut de la draft 2018, semble déjà bien compromis. Une situation que Jerry Reinsdorf a tenu à commenter.

Traditionnellement avare de commentaires (hein ? quoi ? avare tout court ?), le propriétaire des Bulls est sorti de son silence pour informer les fans quant au projet du front office. Si le trade de Jimmy Butler et la jeunesse de l’effectif laissaient présager une saison type « après Jordan » et du tanking en bonne et due forme, le plan semble déjà avoir changé.

Après le début de saison pourtant catastrophique des Bulls (3-20), les résultats de Chicago depuis le retour de Nikola Mirotic et Bobby Portis – après leur match d’exhibition sur le ring – laissent les fans dans une situation assez paradoxale. D’un côté, l’équipe est très plaisante à voir jouer, les jeunes confirment leur potentiel et les résultats s’en suivent. De l’autre, force est de constater que le plafond de cet effectif reste trop peu élevé pour espérer jouer quoique ce soit à court terme, d’où le désir de certains de tanker pour récupérer un joueur susceptible de faire passer un cap à l’équipe dans un futur proche.

Jerry Reinsdorf a cependant tenu à rassurer tout le monde, en se confiant à K.C. Johnson pour le Chicago Tribune :

« Je pense qu’il me reste 15, 20 ans, et je voudrais gagner à nouveau. Je n’aime pas être coincé entre deux situations. Je pense que la reconstruction se passe bien. On ne veut pas se laisser emporter par une série de six victoires consécutives. Mais on constate que nos jeunes progressent. On voit que Niko confirme ce qu’on avait entrevu au début, Kris Dunn monte en puissance. Bobby fait une grosse saison. Et Zach LaVine n’a même pas encore joué. »

Bon, c’est bien gentil tout ça, mais on ne pense pas que les fans des Bulls soient chauds pour attendre dix ans avant de gagner à nouveau, surtout que la plupart attendent déjà depuis quasiment… vingt ans… Des supporters qui ne cessent de manifester leur mécontentement vis à vis des décisions du front office, et plus précisément du duo Gar Forman – John Paxson, notamment via le hashtag #FireGarPax.

Là encore pas de chance, Jerry Reinsdorf est tout à fait satisfait du boulot de ses deux chèvres dirigeants, qui méritent le crédit, reconnaissons-le, du succès du trade de Butler :

« Je pense que Gar et John ont posé les bases de quelque chose de bien. Maintenant, il faut voir si on est capables de passer au stade suivant : de médiocres à compétitifs, le tout sans rester trop longtemps dans la médiocrité. »

Reste à voir ce que décidera Reinsdorf si les Bulls continuent sur leur lancée. Il n’avait pas hésité à reconstruire en 2003, mais aujourd’hui âgé de 81 ans, on comprend bien qu’il préférerait ne pas avoir à attendre autant qu’à l’époque pour retrouver le haut du tableau (huit ans, jusqu’en 2011 avec une finale de conférence face au Heat). Il faudra pour cela faire un choix entre tanking (auquel cas Mirotic et/ou Lopez pourraient être échangés) ou faire confiance à ce groupe et miser sur la free agency, en sachant que les Bulls disposent de la plus grosse masse salariale de la Ligue et d’un minimum d’attractivité, franchise historique oblige.

Pour Chicago, la pire des choses pourrait justement être de ne rien faire. Il faut choisir une direction, et lorsque l’on connaît la tendance qu’ont Gar et Pax à nous pondre des décisions imprévisibles, on peut imaginer que la trade deadline de février devrait nous donner une première indication quant au projet final. En attendant, Bulls fans, profitez, parce qu’on ne sait pas quand le vent peut tourner dans la Windy City.

Sources texte : K.C Johnson, Dan Feldman

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top