Warriors

Welcome back, Stephen Curry : 38 points à 10/13 du parking pour son premier match de retour de blessure !

Il y a des joueurs qui reviennent de blessures d’un côté, et il y a Stephen Curry de l’autre. Pour son premier match avec les siens en près de quatre semaines, le chef a sorti le champagne avant le réveillon : un carton sensationnel pour dépecer les Grizzlies à la maison (141-128).

Steve Kerr s’amusait en conférence d’avant-match, car lui-même ne savait pas quoi répondree. Interrogé par les journalistes du coin concernant le retour de son meneur titulaire, l’entraîneur des Dubs secouait sa tête et gardait un sourire en coin. Peut-on s’attendre à une performance de All-Star pour sa première ? “Peut-être, on ne sait pas trop à quoi s’attendre avec lui,” répondait Kerr. Et c’est peu dire si le stratège avait raison. Absent depuis le 4 décembre dernier suite à une blessure à la cheville, Curry devait être activé pour le match de ce samedi contre Memphis, mais sous une limitation de minutes. Le genre de procédure habituelle qu’on réserve aux plus grands, lorsqu’ils se sont absentés pendant longtemps et qu’ils doivent chauffer la machine. Mais l’ami Steph ? Il ne lui aura fallu que 26 minutes pour annoncer son retour, avec sa meilleure performance de l’année, tout simplement. Nourri à foison par des coéquipiers voulant le mettre en avant, libéré par l’absence de pitbulls défensifs côté Grizzlies, Curry était aussi chaud qu’un soir de juin sauf que Marc Gasol et ses potes n’avaient rien à faire dans une telle rencontre. Tenant pourtant au scoring avec une première mi-temps prolifique, les visiteurs se voyaient bien garder le contact avec les Dubs jusqu’au finish. Sauf que le meneur n’avait rien envie de savoir, et les deux arceaux faisaient plus ou moins la taille de l’océan Pacifique. Quoi de plus normal, quand on n’a pas joué en match officiel depuis quasiment un mois…?

Si on devait donner notre petit avis sur la performance, peut-être était-ce à cause de l’expulsion de Draymond Green au bout de quelques minutes de jeu, sur deux fautes techniques particulièrement connes. Ou peut-être était-ce à cause du tout premier duel entre Grizzlies et Warriors, qui s’était terminé par… une expulsion du chef, sous les huées du Tennessee. Allez, peut-être était-ce finalement pour souhaiter un bon anniversaire à LeBron, de loin, de très très loin même. Quelle que soit la ou les raisons ayant motivé Steph, le festival était de toute beauté. Trop en rythme (un comble), trop de peps dans les jambes et dans le poignet, le lance-flammes humain convertissait chaque initiative avec le culot qu’on lui connaît. Mais le plus impressionnant ? Probablement le fait que Curry faisait son massacre sous une limite de minutes. Soyons sérieux quelques minutes : 38 points à 13/17 au tir dont 10/13 du parking ? En 26 minutes seulement ? Quelle barre le bonhomme aurait-il pu taper s’il n’était pas sous le protocole post-blessure ? Steve Kerr aurait pu laisser la bête en dehors de sa cage, mais les dégâts étaient déjà assez nombreux et de toute façon Steph possède déjà le record all-time sur un match (13). C’était donc… un préchauffage, un avertissement si vous voulez. Et pour clore 2017 en beauté, les fans de Golden State pouvaient difficilement demander mieux. Victoire contrôlée, à l’ancienne, idéale pour effacer la désillusion de la veille. Merci qui ? Beh merci chef.

Faire danser Marc Gasol, faire lever l’Oracle Arena, faire trembler les ficelles, faire pleuvoir les bombes à distance : cette nuit, le Steph Curry Show était de retour, et c’est peu dire si cela faisait du bien. Car on peut ne pas apprécier l’équipe, mais on peut difficilement nier ceci. La NBA sans l’homme-brasier, c’est pas la même chose. Welcome back.


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1 Comment

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  1. Simon

    31 décembre 2017 à 16 h 15 min at 16 h 15 min

    C est juste un joueur lambda faut arrêter … 😆

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